17/10/2026
👻Un soupçon de frisson …
La Sylphide, un ballet romantique ou une histoire d’esprit et de poison ?
En 1832, Marie Taglioni interprète le rôle-titre du ballet La Sylphide, créé par son père. Ce ballet est iconique ; c’est le premier dans lequel une danseuse apparaît vêtue d’un tutu et chaussée de pointes du début à la fin. 🩰
Au-delà de cette performance, se cache une sombre histoire de sorcière, d’esprit et d’empoisonnement…
Dans la littérature mythologique celte et scandinave, une sylphide est un génie féminin doté d’ailes et capable de voler.
Le ballet raconte l’histoire de l’une de ces créatures qui est amoureuse de James, un jeune Écossais. Il est le seul à pouvoir la voir. James se sent hanté par cette beauté mais il est déjà fiancé à une autre jeune femme, Effie. Témoin de la situation, une sorcière - que le jeune homme avait autrefois chassée - y voit ici l’occasion de se venger... Elle informe Effie que son destin n’est pas d’épouser James.
Le jour du mariage, la sylphide vole l’alliance destinée à la future mariée puis s’enfuit dans les bois. James part alors à sa poursuite. Dans la forêt, il oublie sa fiancée.
Trompé par la magie de la sorcière, James utilise un voile pour tenter de capturer sa bien-aimée. La sylphide perd ses ailes à cause de ce voile empoisonné et meurt. James, désespéré, meurt à son tour après avoir vu son ancienne fiancée en épouser un autre.
Jean-Auguste Barre, Marie-Taglioni dans la Sylphide, entre 1843 et 1863