18/09/2026
Alexandre BONNARDEL (Pajay en Isère, 1867 – 1942)
𝐵𝑎𝑡𝑒𝑎𝑢-𝑚𝑜𝑟𝑔𝑢𝑒 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝐻𝑜̂𝑡𝑒𝑙 𝐷𝑖𝑒𝑢, 1907
Dessin à la mine de plomb, rehaussé de craie blanche sur papier gris
15,5 x 24,5 cm
Tomaselli Collection
𝐂𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐞𝐜𝐝𝐨𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐑𝐡𝐨̂𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐗𝐈𝐗𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐢𝐞̀𝐜𝐥𝐞 – 𝐝𝐞́𝐛𝐮𝐭 𝐗𝐗𝐞 ? 🌫️💧
À une époque où le Rhône est au cœur d'une activité frénétique, la morgue de Lyon n'est pas un bâtiment de pierre, mais... un bateau.
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚𝐦𝐚𝐫𝐫𝐞-𝐭-𝐨𝐧 𝐮𝐧𝐞 « 𝐦𝐨𝐫𝐠𝐮𝐞 𝐟𝐥𝐨𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞 » 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐑𝐡𝐨̂𝐧𝐞 ?
Face à l'absence de système frigorifique au sein du dépôt mortuaire de l'Hôtel-Dieu, une alternative économique s'impose pour la conservation des corps non identifiés. La solution est trouvée dans l'utilisation du fleuve lui-même. Un ingénieux réseau d'irrigation est alors aménagé : l'eau du Rhône, pompée en continu, s'écoule sur les dépouilles par le biais de robinets suspendus pour en assurer le refroidissement.
Équipée de baies vitrées pour permettre l'identification par le public, le bateau-morgue devient une curiosité macabre et un point de passage célèbre de la vie lyonnaise. On a même pu y voir des Lyonnais s’y presser par milliers pour apercevoir le cadavre anonyme d’une femme découpée en morceaux.
Lors d'une nuit de janvier 1910, une inondation frappe la ville le bateau-morgue bascule et finit par s'échouer sur une arche du pont de la Guillotière. Des images du Progrès montrent même un corps sans vie sous les débris.
Source : Le Progrès
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