27/03/2026
Ibn Al Jazzar fut parmi les premiers médecins arabes à pressentir la séparation de l’exercice de la médecine de celui de la pharmacie
Pour bien manifester son indépendance, Ibn al-Jazzar s’installe chez lui dans sa propre maison de Kairouan, pour exercer. Il y aménage: Une salle d’attente pour les patients, toutes catégories sociales confondues.
1.La salle d’attente : On y rencontre les humbles, les pauvres et les riches ; chacun est reçu à son tour. Aucune priorité. Tous soignés avec le même dévouement. Même le neveu du Cadhi Noôman, venu consulter, restera debout, faute de place assise. Mais Ibn al-Jazzar assurera le suivi du malade, jusqu’à la guérison.
2.Le Cabinet du médecin : Ibn al-Jazzar examine les urines dans des flacons, pose des questions au malade ; le diagnostic établi, il rédige une ordonnance. Puis il adresse le patient à la pharmacie.
3.La pharmacie : Là, siège son aide dénommé Rachiq. Celui-ci exécute l’ordonnance, comportant des médicaments simples ou composés : ce sont les préparations; il s’agit:
soit de préparations faites à l’avance ; ce sont les ‘’préparations dites officinales’’
soit des préparations dites ‘’magistrales’’, qui ont des formules particulières, personnalisées ; pour celles-ci, le malade doit retourner à la pharmacie après leur préparation.
Il faut préciser que la préparation des médicaments est contrôlée par Ibn al-Jazzar, et sous sa responsabilité.
Rachiq dispense les médicaments, en perçoit le prix, auquel il ajoute les honoraires de la visite médicale, car Ibn al-Jazzar n’aime pas avoir de contact d’argent avec sa clientèle ; et c’est ce qui explique qu’ils sont réglés à la pharmacie.