Site et Musée archéologique de Makthar, Tunisie

Site et Musée archéologique de Makthar, Tunisie " Sic meruit, uixit qui sine fraude, mori. "

Le Moissonneur de Mactar Le Site et le Musée archéologique de Makthar, Tunisie.

Est une page créée par Mr Mouelhi Chaker, pour la mise en valeur du patrimoine archéologique & contribue également au développement du tourisme culturel.

De Mactar *1Mouelhi ChakerSic meruit, uixit qui sine fraude, mori. *2« Qui a vécu dans l'honneur, a mérité de mourir de ...
18/04/2026

De Mactar *1
Mouelhi Chaker

Sic meruit, uixit qui sine fraude, mori. *2
« Qui a vécu dans l'honneur, a mérité de mourir de même. »

À la mémoire de l'Aguellid Massinissa, le Moissonneur de Mactar, Ivlia Benenata, Beccvt et la Juventus Mactaritana.

Avant-propos

Le présent article est un extrait de mon livre ; De Mactar, qui était un défi pour moi — d'une part, je ne suis pas de Makthar, je suis l'enfant des immigrés imazighen du XVI-XVIIe siècle. Au nom de mes aïeux, de respect et d'honneur, j'en serai reconnaissant jusqu'à mon dernier jour, je rends hommage à la magnifique région des montagnes - qui ressemble beaucoup à notre Terre natale, la Kabylie. À Makthar qui, à la fois, la charmante et l'attirante, la magnifique, et « la plus accueillante » de mes aïeux, les Mouelhi's - immigrés Kabyles d'autrefois, et, comme autrefois aussi, ils étaient là, les uns à côté des autres, Libyens, Africains, Phéniciens, Grecs, Romains et sûrement d'autres, c'est tout juste s'ils parviennent, de temps en temps, à partager la terre et le pain.

D'autre part, je ne suis qu'un Photographe, Amateur et Militant du Patrimoine Archéologique, Historique et Culturel, dans un pays qui ne croit pas aux amateurs ! Et voilà, je suis armé de la « question principale » et des axes de recherche de la problématique et du plan de travail, je suis en mesure de faire un ouvrage idéal pour la reconnaissance de l'histoire et le site archéologique de l'antique Mactar. C’est pour vous rappeler des temps prestigieux, car beaucoup ont oublié l’antique Mactar qui, était pendant des siècles durant l'Antiquité, un grand cité, de la chora Tusca à la Colonia Aelia Aurelia Augusta Mactaris - et Makthar qui, était un grand cité riche d'histoires durant l'Antiquité, et les richesses archéologiques et l'affirmation de l'antique Mactar comme terrain riche de promesses, sont connues du monde entier. Elles constituent à ce pays un patrimoine considérable, non seulement du point de vue artistique et scientifique, mais aussi, par le prix qu'elles représentent, et les touristes qu'elles attirent, sur le plan matériel.

La réécriture « révisionnisme » de l'Histoire ancienne de l'Afrique du Nord en général, et en particulier, de l'Histoire ancienne de Mactar, est inévitable, d'autant plus qu'elle a, jusqu'ici, fait l'objet d'approches tendancieuses, heureusement dénoncées. On en vient à souhaiter ardemment qu'un jour l'antique Cité de Mactar sorte tout entière de ses ruines, pour la réécriture de nouvelles pages d’Histoire Ancienne. Je vais continuer les rêves, on attendant le retour des compagnies des fouilles archéologiques au site de l’antique Mactar.

Introduction

Dans un pays montagneux nommé le Tell de la Tunisie Centrale, un dôme très nets contours circulaire, très surbaissé, se traduit dans la topographie par un ensemble qu'on peut nommer massif de Makthar, ou massif Central. L'altitude moyenne du dôme central est assez bien représentée par Makthar 944 m, les points les plus élevés sont la Kalâat el Harat 1291 m., et Dj. Skarna 1318 m.

À cause de sa position au cœur de la Tunisie, à la rencontre du Tell et de la Steppe, est à une distance presque équivalente, des deux ports ; de Tunis au Nord, de Sousse à l'Est, et vers le Sud, de la porte du désert Gafsa, enfin, de l'Ouest du pays, est moins proche à la frontière algérienne, et grâce à son climat et à la variété de ses ressources, des possibilités particulières de développement culturel, tout en constituant, du point de vue stratégique, une région où peut s'organiser une résistance tant contre les envahisseurs maritimes que contre les nomades des steppes. C'est le « nombril de la Tunisie », comme le nomment autrefois les Autochtones Mactarois de l'époque coloniale.

Toute cette région a été très habitée dans l’Antiquité : l’ancien Atlas archéologique y indique plus de 150 ruines relevées et il y en avait assurément beaucoup plus. D’autre part, l’agglomération de Makthar constituait certainement, dès l’époque ancienne, un centre important qui surpassait sans doute les cités voisines.

HISTOIRE DE MACTAR

I. Mactar pays des Imazighen - Libyens

« Il n'y a pas, pas plus dans le Tell que dans le Sahara, des Arabes et des Berbères, mais des Berbères berbérophones et des Berbères arabophones et arabisés ; il y eut aussi des Berbères judaïsés. » (Gabriel Camps, 1988).

Libyens, Numides, Gétules et Maures. De tous les ethnonymes nord-africains attestés dans l’Antiquité, Mazices est en passe, depuis une vingtaine d’années, de devenir le plus célèbre, en raison de la parenté qui semble l’unir au mot Amazigh/Imazighen, aujourd’hui fréquemment proposé comme nom générique pour désigner l’ensemble des populations berbères, qui constituent le peuple le plus ancien d’Afrique du Nord, leur langue la tamazight, depuis la haute antiquité a eu à côtoyer les langues des différents peuples qui se sont successivement installés en Afrique du Nord.

Dès sa naissance, Carthage portait en elle les germes de sa propre fin, en raison de son comportement envers la terre d’accueil, les carthaginois - ces colons, qui n'ont jamais porté le « manteau africain », et ils n'ont jamais tendu la main aux Autochtones Libyens - les véritables maîtres de la terre africaine. Même ils ont oublié qu'ils ont été les descendants de ces pauvres phéniciens exilés de Tyr et bien accueillis par Hiarbas, le roi des Libyens Maxitani !

La région de Mactar est occupé depuis les temps préhistoriques, elle se caractérise par la présence des escargotières, des grandes nécropoles mégalithiques et par une architecture funéraire unique, ils sont les plus importants de la Tunisie et même de l'ensemble de l'Afrique du Nord, il n'y a nulle part ailleurs des dolmens ayant la forme des tombes mégalithiques de Mactar et ses environs, notamment Ellès.

De l'époque Numide à l'époque romaine, Mactar était fortement urbanisée, l'épigraphie latine parle de plus de soixante cités constituant le Pagus Thuscae et Gunzuzi existait dès le IIe siècle avant J.-C.

Quand, comment et par qui Mactar fut-elle fondée ?

Quand, vers quelle époque placer cette fondation ? comment et par qui l'antique Mactar fut-elle fondée ? Je l'ignore ! Nous manquons ici de tout repère chronologique sûr. Cette question s'est posée tout particulièrement pour les historiens de l'Antiquité ! Selon G.-Ch. Picard la fondation de Mactar par les Numides et remonte apparemment au début du premier siècle avant J.-C.

Le nom de Mactar de l’Antiquité à nos jours

Le nom de Mactar trouve seulement sa légitimité dans une tradition très ancienne dans les sources épigraphiques, il ne s'est pas encore rencontré dans un texte libyque, mais son origine est certaine - On a ainsi le plus grand mal à trouver une trace des noms comme Numide, Gétule, Massyle, Massaesyle… dans l'épigraphique libyque, bien que celle-ci soit constituée essentiellement de matériaux onomastiques et bien que ces nations aient joué un rôle politique et militaire essentiel dans l'Antiquité. La forme latine Mactaris est la transposition d'un nom punique Mktrym d'origine Libyque. Les questions sur les pratiques linguistiques et les langues officielles de la population libyco-numide de Mactar et si elle utilise la langue punique essentiellement au niveau épigraphique et si la langue libyque, langue natale depuis l'aube des temps, est maintenue comme une langue orale. Ou bien si la majorité de cette population était lettré et s'adresse à l'épigraphe qui utilise la langue internationale de leur époque pour mémoriser leurs dédicaces.

Depuis l’Antiquité le nom de la cité est demeuré le même, n’a pas changé, même s’il a subi à travers le temps, de légères altérations selon les sources épigraphiques, ainsi donc, nous avons là un remarquable exemple de continuité toponymique et de filiation à travers trois langues : néo-puniques, latines et l’arabe dialectal :

- Dans l'épigraphie néo-punique est, MKTRYM.
- Dans l'épigraphie latine est, MACTARIS - COLONIA AELIA AURELIA AUGUSTA MACTARIS. *3 Dans quelques mentions d'évêques dans les listes conciliaires, en 256, il est question de Marcus a MACTHARI *4.
- En arabe dialectal est, « مكثر » = MAKTHAR.

À l'époque coloniale, l'orthographe de ce nom n'est pas fixée, j'ai remarqué l'utilisation de deux noms sont surtout usitées : Maktar et Mactar, alors j'ai préféré cette dernière qui est probablement plus près de l'étymologie Amaziɣ (Amazigh - Berbère) et latine à la fois et conforme à l'arabe dont la lettre « kef » se rend très bien en français par un « c » dur, aujourd’hui, le nom dans sa forme arabisée est « مكثر » Makthar.

La langue et l'écriture Libyque

Les libyens mactarois possèdent une écriture alphabétique (consonantique), qui leur est propre depuis la protohistoire (Salem Chaker 2008), c'est le Libyque oriental. Cette écriture est attestée durant toute l'Antiquité, aux époques punique et romaine. Ils ont utilisé l’alphabet Libyque oriental sur les stèles funéraires, citons pour mémoire la fameuse bilingue libyque/néo-punique publiée par Chabot sous le numéro 31. Cette écriture est précisément mentionnée par des auteurs latins tardifs du Ve et VIe siècle après J.-C., notamment Fulgentius (Fulgence le mythographe) et Corippus.

Les inscriptions libyques de Mactar ont tous été découverts avant les fouilles de Mr G.-CH. Picard (CIVITAS MACTARITANA, Karthago VIII 1957) à l'exception d'un fragment insignifiant trouvé par M. D. Pauphilet dans le mégalithe qu'il a exploré en 1947 et d'un texte remployé dans un mur arabe, au-dessus du l'agora Numide (forum vetus), l'abbé Chabot a recueilli dans son Corpus des Inscriptions Libyques tous les textes à l'exception naturellement de ces deux derniers : il s'agit de douze stèles funéraires portant des épitaphes gravées, selon l'usage, de bas en haut, dans la mystérieuse écriture qui a donné naissance au Tifinagh.

Les textes néo-puniques et latins de Mactar contiennent fréquemment des noms propres d'origines Libyques et Numides.

Dans la grande dédicace du sanctuaire d'Hathor Miskar, un peu plus ancienne, que celle des juvenes, nous retrouvons parmi les membres du Mizrach deux Iasuctan, Gagucan, Maçiçan, Asarman, Açtarnan, Maçirhan, Iaçtatan, Galguçat est Gulussa chez les latins, les noms Maçtibar et Maçiklat dont le préfixe mas ou mast qui a servi à former plusieurs noms de chefs numides, Sapargam, Aumazguar, Dabar ont aussi une consonne Libyque. La seconde dédicace du même sanctuaire nomme parmi les constructeurs un Jiftan et parmi les suffètes un nouvel Auamazguar, un Mandaçan, fils Sabatan et un Maçgran.

Dans la liste des juvenes, datée de 84 après J.-C., nous retrouvons aussi parmi les membres, Leptha, Luratha, Iasuctan, Erotuman, Laraucan. On peut considérer aussi comme libyques Zruma et Zruman, et probablement aussi Macarsa. Une autre liste latine de souscripteurs découverte au temple d'Apollon, nomme encore un Luratha dont le fils s'appelle Novellus.

Mactar, de l'influence carthaginoise à la souveraineté Numide

Bien qu’elle soit située en pays des Massyles, comme d’autres cités de la Numidie, l’antique Mactar est nettement influencée par la civilisation punique. Cette influence est perceptible à travers l’usage de la langue phénicienne, l’adoption des cultes puniques et des institutions carthaginoises ; les suffètes de Carthage étaient au nombre de deux ; il en était de même dans la plupart des villes villes africaines où cette magistrature est connue. La seule exception, en dehors de Mactar est celle d’Althiburos. Il est tout à fait probable que cette exception aux règles ordinaires du droit public punique, qui s’accordaient sur ce point avec les usages romains, est due à une influence Numide ; cette hypothèse est confirmée par le fait que les suffètes de Mactar portent des noms certainement libyens - trois suffètes portent des noms libyens du texte d’Hother Miskar ; Auamazgar, Mandaçan, Maçigran.

L’influence carthaginoise durant des siècles n’a pas réussi a empêchée les guerriers Numides Mactarois de combattre l’armée de la Carthage coloniale sous le commandement de l’Aguellid Massinissa pour arracher l’indépendance et la souveraineté en 202 av. J.-C. Le ralliement des Massyles aux Romains à l’extrême fin du IIIe siècle av. J.-C dans le système dit de l’amicitia. constitue une rupture dans la politique de la dynastie royale qui consiste jusque-là à soutenir les Carthaginois. L’année 202 avant notre ère voit l’affrontement décisif des armées romaines et Numides contre l’armée carthaginoise à Zama regia. Cette bataille mit fin à la deuxième guerre punique. Après la victoire de Massinissa et les romains sur Carthage, le Numide devint roi et annexa les terres des Massaesyles, réunissant toute la terre des Numides sous son autorité en tant que royaume de Numidie qui, devient un royaume libre et allié de Rome. La Numidie prospéra sous le règne de Massinissa et de son fils Micipsa, connaissant un âge d'or avec une agriculture riche (céréales) et un commerce méditerranéen actif.

Massinissa de Carthage à Rome, où le chemin de l'indépendance

Dans les récits d'Appien que de Polybe, l'Aguellid Numide Massinissa occupe aussi un rôle déterminant lors de la bataille de Zama contre Carthage. Il apparaît ainsi, comme l'écrit St. Gsell *5, que « sans Massinissa, Scipion n'aurait pas triomphé d'Hannibal ». neque magnificentius quicquam triumpho apud Romanos neque triumphantibus ampliorem eo ornatum esse quo unum omnium externorum dignum Masinissam populus Romanus ducat. « Il ajouta que les Romains n'avaient point d'honneur plus grand que le triomphe, ni les triomphateurs d'ornements plus beaux que ceux dont Massinissa seul parmi les étrangers avait été jugé digne par le peuple romain. », explique Scipion l'Africain à Massinissa en lui offrant la parure du triomphateur *6. Pour Appien, Massinissa reprend lui-même possession du royaume paternel. Des contingents romains sont mis à sa disposition pour l'aider à poursuivre Syphax et s'il soumet les Masaesyles avec leur collaboration, c'est à lui que revient la capture de l'Aguellid Masaesyle *7.

L'importance de Mactar à l'époque Numide

Les Numides ont laissé de nombreux témoignages archéologiques à l’antique Mactar constitués pour l’essentiel de plusieurs vestiges se rapportant à des monuments funéraires de plusieurs types architecturaux, notamment de centaines de tombes mégalithiques monumentales d'une grande originalité architecturale, qui pourrait témoigner d’une fréquentation à l’époque protohistorique, des lieux de culte, une place publique dite l’Agora Numide, les remparts, les monnaies, les poteries, et l’épigraphie libyque ; la collection des textes funéraires libyques est relativement riche, etc…

La région de Makthar était, fortement urbanisée, elle se caractérise par la présence de grandes nécropoles mégalithiques et par une architecture funéraire unique dams le monde ; il n’y a nulle part ailleurs des tombes ayant la forme des tombes mégalithiques de Makthar, de Hammam Zouakra, d’Ellès ou de Kbor el-Ghoul. Je pense comme beaucoup de chercheurs que l’antique Mactar, était une ville importante servant de centre stratégique, commercial et culturel, et, a joué un rôle de « capitale régionale » pendant la période Numide, bien que cela ne soit pas prouvé de manière définitive, mais son importance durant cette époque est attestée par plusieurs découvertes archéologiques qui révèlent un développement culturel et religieux significatif avant l'arrivée des romains. Il s’agit d’une circonscription administrative *8 remontant à l’époque Numido-punique et connue dans les sources classiques par un passage d’Appien (Libyca, 68‑69). Elle est également citée dans des textes épigraphiques néo-puniques et latins.

Je souligne encore l'importance de Mactar comme centre administratif et fiscal sous le Haut Empire romain, l'inscription du forum de Trajan trouvée par Mr Gilbert-Charles Picard, prouve que Mactar était le chef-lieu d'une circonscription territoriale étendue, sans oublier l'encre qui coule encore sur l'épitaphe de la IIII publica Africae ! II semble bien, qu'il y ait là une survivance de l'époque Numide, lorsque la ville était la capitale d'une sorte de "marché" méridionale du royaume Massyle grâce à sa position stratégique, et sans doute l'importance militaire.

Il s'agit d'une circonscription administrative *9 remontant à l'époque Numido-punique et connue dans les sources classiques par un passage d'Appien (Libyca, 68‑69). Elle est également citée dans des textes épigraphiques néo-puniques et latins.

II. Mactar de l'époque romaine, la période vandale à l'époque byzantine

01. Mactar à l'époque romaine

Lorsque la domination romaine s’imposa en Afrique, cette contrée était déjà fortement urbanisée (de façon, certes, inégale selon les régions) et des institutions municipales, puniques ou libyques, y existaient depuis plusieurs siècles. Rome introduisit cependant dans l’organisation des cités africaines des bouleversements et des innovations considérables *10.

D'un milieu Numide, influencée par la civilisation punique et rattachée au territoire carthaginois, puis reprise par le grand Aguellid Numide Massinissa, Mactar à l'époque romaine conserva d'ailleurs longtemps un statut de ciuitas pérégrine, dirigée par trois suffètes dont le titre fut sans doute latinisé en triumvirs au IIe s. de notre ère, aux étapes de sa romanisation progressive, jusqu'à ce qu'elle soit devenue colonia, très probablement entre 176 et 180 de notre ère, pendant le règne commun de Marc-Aurèle et Commode, avec le nom de Colonia Aelia Aurelia (Augusta) Mactaris.

En 47, César passa en Afrique avec dix légions et le soutien de Bogud et de Bocchus II. Il mit fin au conflit avec la bataille de Thapsus, le 6 avril 46. César supprima le royaume de Juba Ier et créa l’Africa Nova dans la partie orientale de la Numidie, pendant que l’ancienne province recevait le nom d’Africa Vetus.

Après la bataille de Thapsus en 46 avant J.-C, qui mit fin au royaume Numide de Juba Ier, Mactar tomba sous le pouvoir immédiat de Rome, elle passe sous la domination romaine, suite à l’annexion du royaume de Juba I et à sa transformation en provincia Africa Nova.

En 23 ap. J.-C., Juba II mourut et son fils Ptolémée, associé au pouvoir depuis deux ou trois ans, prit la tête du royaume et fut salué par le Sénat romain comme rex socius et amicus populi romani.

Vers la fin du règne d’Auguste, entre 6 et 14 après J.-C., elle devient une station importante sur la voie stratégique aménagée par la III Légion Auguste pour relier la capitale de la province d’Afrique proconsulaire, Carthage, à la nouvelle base de l’armée, Ammaedara (Haïdra).

La vie de cité obligeait aussi les mactarois à apprendre le latin, imposé dans les tribunaux, les curies et la légion. Beaucoup devaient continuer à parler communément le libyque ou le punique et à utiliser le latin dans les relations officielles ou les affaires. Le latin était certainement moins répandu hors des grandes villes, mais on l’enseignait dans toutes les écoles, même dans les petites bourgades. Quelques faits spécifiquement urbains, dans le domaine de la sociologie, sont intéressants à développer pour mieux comprendre les spectacles en Afrique romaine.

L’épigraphie mactaroise nous a livré un certain nombre d’inscriptions, qui éclairerait les qualités littéraires chez la population de l’antique Mactar, évoluée intellectuellement, je cite les épitaphes du « Moissonneur de Mactar », la vertueuse Julia Benenata, et la brave Beccut. Cela prouve que l’éducation était un important facteur de la romanisation des Numides mactarois.

L’inscription des iuuenes, a été mise au jour lors des fouilles menées sous la direction de G.-Ch. Picard, en 1946, qui commémore la construction, en 88 - 89, d’une basilique et de deux horrea par la iuuentus ciuitatis Mactaritanae, à une époque intéressante de l’histoire de la cité, qui est encore une commune pérégrine, une civitas, mais qui a amorcé sa romanisation. Cette communauté de pérégrins africains offre les trois étapes de l’onomastique individuelle, avec des noms libyens : Zrumae, Zrumani, Zrumanis, lasuctan, Leptha, Iaraucan, Iurathae, Africanus - des noms puniques : Balsillec, Baricbal, Muzthumbal, Balsamonis - enfin des noms latins comme Saturninus, Fortunatus, Primus, Silvanus, Victor, Rogatus, etc. Le rôle paramilitaire attribué à ces iuuentutes provinciales découle d’ailleurs en grande partie du témoignage de l’historien Tacite, ainsi que de celui d’Hérodien concernant la participation des iuuenes africains aux événements de 238.

L'histoire du statut de Mactar à l'époque romaine

L'histoire du statut de Mactar à l'époque romaine a été controversée *11, a été sujette à débat parmi les historiens, mais les travaux de G.-Ch. Picard *12 et la synthèse de J. Gascou *13 ont clarifié la question :

a. De civitas peregrine - une civitas libera

La ville est au premier siècle une civitas pérégrine, l'inscription C.I.L., VIII, 11799 = I. L. Afr., 200, datée de l'année 169, mentionne la civitas Mactaritanorum, et important centre administratif : une inscription découverte sur le forum de Mactar et datée de 113, découverte et commentée par G.-Ch. Picard *14 montre en effet qu’elle était le chef-lieu du pagus Thuscae et Gunzuzi (AE 1963, 96 ; C.I.L., VIII 23599.), circonscription regroupant 64 cités stipendiâmes *15 calquée sur une ancienne circonscription punique *16. Malheureusement, on ne sait pas ce que devint cette circonscription dans l’Antiquité tardive. De plus sous Trajan, c'est le siège d'un bureau des IV publica *17.

Avant la découverte de l'inscription de 113 on pensait que Mactar était une civitas libera *18, car elle semble j***r de plusieurs privilèges : liberté d’association *19, droit de constituer une Juventus *20, de construire un forum *21, ainsi qu'un temple de Rome et d’Auguste *22. Mais puisqu'elle est le chef-lieu d'un pagus regroupant des cités stipendiaires, n'est-elle pas elle-même nécessairement stipendiaire *23 ? Durant cette période Mactar, tout en gardant ses institutions traditionnelles, se romanise progressivement, sans doute en partie grâce à l'influence d’un conventus civium romanorum installé très tôt sur le territoire de la cité *24. Ainsi, en 88 après J.-C, si les noms des membres de la Juventus sont tous pérégrins, la moitié sont latinisés *25.

b. Le règne de Trajan - la romanisation

Le règne de Trajan marque une étape importante dans la romanisation :

● Plusieurs familles de l'aristocratie accèdent à la citoyenneté et sont intégrées dans la tribu Papiria. Un certain nombre d'entre elles appartiennent à l'ordre équestre dès le règne de Commode *26.
● Un nouveau forum est dédié à Trajan en 116 *27.
● La nomenclature des institutions se latinise : dès 116 les membres du Conseil s'appellent decuriones *28. Les trois suffètes se transforment en triumviri *29.

Tout ceci peut sembler le signe d'une transformation du statut de la cité.

c. Le règne de Marc-Aurèle - colonie

Sous Marc-Aurèle Mactar accède au rang de colonie honoraire et prend le nom de Colonia Aelia Aurelia Mactaris *30, très probablement entre 176 et 180, pendant le règne commun de Marc-Aurèle et Commode *31.

d. Le règne de Dioclétien

Cité de l'Afrique Proconsulaire aux trois premiers siècles de l'empire, Mactar fut ensuite intégrée dans la province de Byzacène, créée lors de la réorganisation de l'Afrique sous Dioclétien, entre 294 et 305 *32. En témoigne en particulier l'inscription du praeses Vibius Flavianus découverte en 1950, remployée dans la basilique III *33. Mactar fait également partie de la Byzacène ecclésiastique *34, comme le prouve la mention d’Adelfius Mactaritanus parmi les évêques de Byzacène dans la Notitia provinciarum et civitatum Africae, dite Notitia de 484 *35.

e. Mactar fut le siège d'un évêché

Le christianisme s'y implanta rapidement et Mactar fut le siège d'un évêché dont deux titulaires nous sont connus par l’épigraphie *36 et quatre par les textes.

02. Mactar à la période vandale (439-533)

Le déclin de la ville commence avec les invasions vandales à partir de 439 de notre ère.

De 439 à 533, la ville comme le reste du pays vécut la domination vandale, mais les traces en sont infimes, nous n'avons pas beaucoup de témoignages archéologiques à Mactar sur les Vandales - par manque de fouilles sûrement, (En témoignent peut-être certaines tombes contenant des bijoux *37, une tombe à ciste située à l’aile Nord du schola des juvenes qui renfermait un petit trésor d'orfèvrerie attribué à l’époque vandale. Mr Picard a fouillé là quatre tombes à ciste, rectangulaires, construites au-dessus du sol, en blocs remployés ; l’une d’elles contenait un petit trésor : cinq anneaux de bronze, parmi lesquels une bague, signet au chaton décoré d’un poisson ou dauphin, et surtout un très beau pendant d’oreille en or, perle et améthyste, qui nous donne la date de l’ensemble *38.

La domination vandale, a conservé une église nommé la basilique dite d’Hildeguns considérée comme l’une des rares témoignages archéologiques de construction de cette période

03. Mactar à l'époque byzantine (533-705

En 533 les troupes romaines sous le commandement du général Bélisaire s’emparent de Carthage et imposent l’autorité de l’Empereur de Byzance Justinien Ier sur tout le territoire de l’Africa jusqu’à la ville tripolitaine de Leptis Magna qui devient une des capitales provinciales de l’empire. Le 9 décembre 536, c'est la date de l'entrée de Bélisaire dans Rome.

Au IVe siècle, les institutions municipales et la vie urbaine de l’antique Mactaris étaient restées actives *39. Ce dynamisme est attesté à l’époque byzantine à travers une inscription funéraire découverte en 1953 ; vue en 1973 dans les grands thermes de l’Est, du FLABIUS QUINTUS, un archiater municipal, c’est-à-dire un médecin public nommé et rétribué par la cité *40.

Parmi les constructions identifiées comme des édifices fortifiés de l’antique Mactar à l'époque byzantine, le grand établissement balnéaire de l’Est est entouré d'une enceinte en grand appareil, le plus souvent plaquée contre les façades primitives, et ainsi transformé en forteresse, l’arc de Trajan a été conservé et intégré dans les fortifications de l’époque byzantine, une tour y était accolée, la Schola des juvenes est aussi fortifiée, je crois aussi que les thermes occidentaux sont aussi fortifiés. La forteresse byzantine de Ksar Bou Fatha (à environ 2 km au Sud de Mactar).

III. Mactar de la conquête arabe au Haut Moyen-Âge

Après la période byzantine, la ville fut encore occupée quelques siècles comme en attestent de nombreuses découvertes matérielles. La mention des céramique « indiscutablement musulmanes » dans la Maison de Vénus *41. Une occupation médiévale est attestée aussi sur le forum vetus et sur la petite place dallée au sud du forum novum *42. Il s’agit de murs construits, avec des épitaphes byzantines en remploi, sur des couches colluviales au-dessus des pavements antiques *43. Dans les pièces de ladite schola des monnaies du XIe siècle, un poids fatimide, des céramiques à décor géométrique blanc, des lampes « vernissées fatimides » et des épitaphes byzantines réemployées dans des murs et des tombes laissent penser à une occupation continue *44. Au-dessus des remblais de colluvions qui couvrent les Grands thermes de l’Est ont été trouvés plusieurs « lampes arabes *45 » et une monnaie du XIVe siècle *46.

Le moment délicat est bien évidemment le VIIe siècle, plus particulièrement la seconde moitié, avec les conséquences des invasions arabes à partir du milieu du siècle. L'interrogation qui vient obligatoirement à l'esprit est celle qui ne cesse de préoccuper les historiens depuis de nombreuses décades : que sont devenues ces villes avec la conquête arabe ? Dans quel état se trouvaient-elles au moment où les premiers arrivants se présentèrent devant elles ? Qu'en firent-ils ? La continuité de la cité de l’époque byzantine à l’époque médiévale ? La fin de la cité antique et le début de la cité médiévale ?

L’invasion des barbares hilaliens

C'est sous ce terme d'invasion qu'on désigne l’arrivée des barbares arabes hilaliens, au milieu du XIe siècle, après la rupture Zirido-fatimide. En 1051-52 les tribus arabes hilaliens (les Banû Hilâl et les Banû Sulaym) pénètrent en Ifrîqiya – transcription du nom de l'ancienne province romaine d’Africa – « semblables à une armée de sauterelles, ils détruisaient tout sur leur passage. » écrivait le célèbre Ibn Khaldûn, fut l'événement le plus marquant du Moyen Âge maghrébin. La ville de Mactar abandonnée juste après l’invasion des barbares hilaliens, et les derniers habitants s’enfuient aux montagnes de la région, cette catastrophe qui ruina pour huit cents ans tout le centre de la Tunisie, assura la conservation des ruines de l’antique Mactar.

Le péristyle servira d’habitation jusqu’à l’abandon du site, consécutif à un dernier sac par les bandes hilaliennes ; de la poterie arabe (une poterie contenant un petit trésor de monnaies d’argent, découverte dans la rue Est-Ouest du Vieux Forum, permet de dater cet abandon. Les pièces sont frappées au nom de deux califes fatimites du Caire Al Zahir (1020-1035) et Al Mustansir (1035-1044). La prise de Kairouan par les hilaliens est de 1052.), des lampes vernissées d’époque fatimide, ont été trouvées en abondance sur le dallage. Ces derniers Mactarois ont dû rester jusqu'au bout fidèles au christianisme : il est remarquable que nous n’ayons nulle part découvert de mosquée médiévale dans les parties jusqu’ici déblayées de la ruine.

Après la conquête arabo-islamique, l’occupation du site s’est poursuivie d’une manière ou d'une autre. Pendant les séances de photographies menés par moi-même, depuis 2015 au sein du site archéologique de Makthar, j’ai photographié plusieurs tessons de céramiques glaçurées des IXe-Xe siècles, cela confirme la présence d’une occupation arabe de la région jusqu'à Xe siècle. L'affirmation selon laquelle les données archéologiques et historiques actuelles ne permettent pas de préciser la date exacte de l'abandon définitif d'une ville de Mactar est vraie, car les sources sont souvent incomplètes ou fragmentaires. De plus, l'interprétation des artefacts et la datation peuvent être complexes, nécessitant une analyse approfondie par des historiens et archéologues.

Concludere

In fine

De la « science des objets » à la « méthode archéologique », de l'archéologie photographiée vers la photographie en tant qu’art à la pratique artistique de la photographie - où comment faire parler les pierres de l’Antiquité à l’aide de ma caméra ! Pourquoi les ruine antiques ? Qu'y a-t-il dans les ruines antiques ? Des vestiges archéologiques, des inscriptions et des statues ! Là, l’histoire et la mémoire, là, j’ai rencontré les âmes de ces braves !

Je dois souligner - pour ceux qui ignorent le travail de la documentation photographique du site archéologique de Makthar et ses environs, la patience dont j'ai témoigné, sans l'aide d’aucun, pour retrouver, identifier et photographier ces pierres, parfois fort abîmées et souvent difficiles à déchiffrer.

Le travail a commencé l’an 2015, et à nos jours n’ayant pas été terminé. Il résume les principales découvertes, les interprétations des vestiges et leur signification pour la compréhension du passé, tout en soulignant les défis persistants et les perspectives futures de la discipline. La continuité de la documentation est une nécessité absolue pour l'archéologie, surtout avec les surprises de découvertes archéologiques ici et là et à chaque moment.

Depuis l'époque coloniale, des édifices partiellement fouillés, des édifices indéterminés, et d'autres sont encore énigmatiques. Après Mr Gilbert-Charles Picard, malgré plus que 80 % des édifices de l'antique cité sont encore sous le sol, les fouilles archéologiques sont arrêtées, pourquoi ???

Nombreux sont les questions qui se sont posées sur l'histoire de l'antique Mactar, notamment sur la datation de la fondation Numide !!!

Les spécialistes le savent bien ! La documentation actuellement disponible ne permet pas encore de répondre à toutes ces questions !!!

Malgré le décret beylical du 7 novembre 1882 qui interdisait la destruction des monuments et les fouilles privées, et assurait la création d'un service des Antiquités et d'un musée national des Antiquités, Mactar ce joyau de l'histoire ancienne, a été sans cesse dévastée, mois par les guerriers que par les chercheurs de pierres !!!

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L’antique Mactar
Édifices & Monuments

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L'itinéraire du visite :
A. Le site archéologique de Makthar :
1. Le musée archéologique et son jardin (Ph. 01 )
2. Le temple de Saturne l'Africain - La basilique I, dite de Rutilius (Ph. 02)
3. L'amphithéâtre (Ph. 03)
4. Via de l'arc de Bab El-Aïn-Forum Novum (Ph. 04)
5. Le sanctuaire d'Hathor Miskar (Ph. 05)
6. L'insula de Vénus (Ph. 6)
7. Les grands thermes de l'Est (Ph. 07)
8. Les mégalithes et la nécropole du Sud (Ph. 08)
9. Les petites thermes des juvenes (Ph. 09)
10. Le mausolée de Julia Benenata (Ph. 10)
11. L'édifice à auges dite le quadrilobe - IIII P. A. ? (Ph. 11)
12. La Schola des juvenes - La basilique II, dite de la Schola des Juvenes (Ph. 12)
13. Via des juvenes [Via Nord - Sud] (Ph. 13)
14. Constructions et tombes au Nord de la Schola des juvenes (Ph. 14)
15. L'édifice indéterminé face au Vieux Forum Numide (Ph. 15)
16. L'intersection Viae des juvenes-Decumanus Maximus vers les thermes de l'Ouest - La basilique des thermes de l'Ouest - [Le Capitole, d'après Gilbert Charles-Picard, CIVITAS MACTARITANA !] (Ph. 16)
17. Les thermes Occidentaux - La basilique IV, dite «des thermes occidentaux » - [Le Capitole, d'après Gilbert Charles-Picard, CIVITAS MACTARITANA !] (Ph. 17)
18. Les petites thermes du Nord (Ph. 18)
19. Les insulae du Nord (Ph. 19)
20. Huilerie à l'Est des petites thermes du Nord
21. Via du Nord vers le Decumanus Maximus (Ph. 20)
22. L'édifice à auges, dite de Louis Châtelain (Ph. 21)
23. Le Vieux Forum Numide (Ph. 22)
24. Le temple de Liber Pater - [Le sanctuaire anonyme au Nord de l'Agora Numide !] (Ph. 23)
25. La basilique III, dite d'Hildeguns - [Édifice païen !] (Ph. 24)
26. Les insulae au Sud de l'arc de Trajan (Ph. 25)
27. Le Decumanus Maximus (Ph. 26)
28. La petite place sévèrienne (Ph. 27)
29. La Fontaine monumentale (Ph. 28)
30. L'arc de César Nerva Trajan Auguste (Ph. 29)
31. Le Forum Novum (Ph. 30)
32. Le macellum (Ph. 31)
33. Les édifices indéterminés à gauche du piste du forum vers l'amphithéâtre (Ph. 32)
B - Autres édifices antiques dans la ville de Makthar :
34. Les remparts Numides (Ph. 33)
35. L'arc de Bab El-Aïn (Ph. 34)
36. Le mausolée des Julii (Ph. 35)
37. Le mausolée pyramidal (Ph. 36)
38. Le temple d'Apollo Genius - Le sanctuaire desservi par des kohanim à l'Est de l'aqueduc (Ph. 37)
39. L'aqueduc (Ph. 38)
40. Le mausolée de C. Verrius Rogatus (Ph. 39)
41. Les monuments dionysiaques remployées dans la fontaine publique (Ph. 40)
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NOTES

*1. Mouelhi Chaker, De Mactar, 2025.
Mouelhi Chaker, Kabyle-Mactarois, Photographe, Amateur et Militant du Patrimoine Archéologique, Historique et Culturel.
*2. C.I.L., VIII, 11.824 ; Le moissonneur de Mactar
*3. C.I.L., VIII, 11801 ; col(onia) Aelia Aurelia Mactaris ; 11802 : col(onia) Aelia Aurelia Aug(usta) Mact(aritana)
*4 Morcelli, Afr. Christ. CCC###. Toulotte, Byzacène, LXXIII, J. Mesnage, Afrique Chrét. p. 103 Conc. de 256 - Marcus a Mactari - Conf. de 411 : Comparator Mactaritanus donatiste - Adelfius Mactaritanus est signalé en 484 par la Notitia Byzacen, 25 et Victor par Cassiodore, De Div. lect., 29.
*5 Gsell 1913-1930, III, p. 308-309.
*6 Tite-Live, ###, 15, 11.
*7 Appien, Lib., 11-23 et 26. Voir Saumagne 1966, p. 85.
*8 Sur cette circonscription, voir Gilbert-Charles Picard, Amar Mahjoubi, Azedine Beschaouch « Pagus Thuscae et Gunzuzi », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1963, p. 124‑130 ; Ahmed M’charek, « De Zama à Kairouan : la Thusca et la Gamonia », in : Frontières et limites géographiques de l’Afrique du Nord antique. Hommage à Pierre Salama, Paris, Publications de la Sorbonne, 1999, p. 139‑183.
*9 Sur cette circonscription, voir Gilbert-Charles Picard, Amar Mahjoubi, Azedine Beschaouch, «Pagus Thuscae et Gunzuzi», Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1963, p. 124‑130 ; Ahmed M'charek, « De Zama à Kairouan : la Thusca et la Gamonia », in : Frontières et limites géographiques de l'Afrique du Nord antique. Hommage à Pierre Salama, Paris, Publications de la Sorbonne, 1999, p. 139‑183.
*10 J. Gascou, Cité, E. B., 13-1994.
*11 Cf. en particulier L. Teutsch, RIDA, 3e série, t. 8, 1961, p. 351, pour qui Mactar aurait accédé au statut de municipe sous Hadrien.
*12 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., cf. Pagus Thuscae et Gunzuzi, CRAI, 1963, p. 124-130. Le conventus civium Romanorum de Mactar, BAC, 1964, p. 197 et Africa, I, 1966, p. 65-84.
*13 Jacques Gascou, La politique municipale de l'empire romain en Afrique proconsulaire de Trajan à Septime Sévère, 1972.
*14 G.-Ch. Picard, CRAI, 1963, p. 124-130. Cf. aussi H. G. Pflaum, Romanisation de la Carthage punique, Africa, IV, 1970, p. 80.
*15 Elles ne sont plus que 62 en 158 : cf. CIL VIII, 23599 et J. Gascou, op. cit., p. 148, n. 3, qui suppose que deux cités ont été détachées du pagus pour accéder au statut municipal.
*16 G.-Ch. Picard, Mahjoubi Amar, Beschaouch Azedine, Pagus Thuscae et Gunzuzi, CRAI, 1963, p. 127.
*17 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 21-24.
*18 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 65-81.
*19 La dédicace du temple d'Hathor Miskar est faite par une collectivité nommée Mizrach : G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 59-60, 62- 63.
*20 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 63 et 77 ss.
*21 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 63 : le vieux forum date du début de l’empire.
*22 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 64 et pl. XXVII : il ne nous est connu que par une inscription de la fin du IIIe siècle, mais on ne connaît pas de dédicace de temple à Rome et Auguste postérieure au règne de Tibère.
*23 C'est ce que pensait G.-Ch. Picard, CRAI, 1963, p. 130. Mais en 1966, dans Africa, I, 1966, p. 70, il écrit : «Mactar, qui était peut-être libre . . .». Pour J. Gascou, op. cit., p. 151, elle est stipendiaire.
*24 Son existence est attestée par une inscription de la fin du 1er siècle après J.-C : cf. G. Picard, BAC, 1964, p. 197 et Africa, I, 1966, p. 65-84.
*25 G.-Ch. Picard, Civ. Mact., p. 90.
*26 Op. cit., p. 148 et J. Gascou, op. cit., p. 149.
*27 Civ. Mact., p. 148-149. B. Fortuner, Le forum de Mactaris, BAC, 1976-78, p. 159-168.
*28 Ibid.
*29 Ibid., η. 473 et J. Gascou, op. cit., p. 150-151.
*30 C.I.L., VIII, 11801 et 11802. Cf. 11910, ad. 677.
*31 Civ. Mact., p. 153 et J. Gascou, op. cit., p. 147-148.
*32 Cf. R. Cagnat, Les limites de l'Afrique proconsulaire et de la Byzacène, Klio, III, 1902, p. 73-79 (particulièrement p. 79) et La réorganisation de l'Afrique sous Dioclétien, Mélanges L. Havet, 1909, p. 68 ; A. Chastagnol, Les gouverneurs de Byzacène et de Tripolitaine, Antiquités Africaines, I, 1967, p. 119-134 (particulièrement p. 120).
*33 Α. Ep. 1953, 45 = G. Picard, BAC, 1950, p. 84 = A. Chastagnol, op. cit., p. 123 = Cl. Lepelley, Les cités de l'Afrique romaine au Bas-Empire, Paris, 1979, t. II, p. 293 : inscription antérieure à 350, date à partir de laquelle les gouverneurs sont appelés consulares.
*34 Attestée vers 348 : à cette date en effet, le procès-verbal du concile de Gratus fait allusion à un synode de Byzacène (C. Munier, Concilia Africae, p. 000).
*35 Au n° 25, et sans doute aussi au n° 50 : Adelfius Mattaritanus.
*36 C.I.L., 11894 = ILC, 1107 Β - RUTILIUS episcopus et C.I.L., 11893 = ILC 1107 A = IL Tun 531 - GERMANUS episcopus.
*37 cf. G.-Ch. Picard, BAC, 1946-49, p. 121 et Chr. Courtois, Les Vandales et l'Afrique, p. 178-179 et 219.
*38 G.-Ch. Picard, Civitas Mactaritana, Karthago VIII, 1957.
*39 Moheddine Chaouali, Laurent Brassous et Stefan Ardeleanu, Mactaris, capitale régionale dans l’Antiquité tardive (IIIe–VIIIe s.), p. 121-131 ; in ; ¿Ciudades invisibles? Paisajes urbanos de la Antigüedad tardía (siglos III-VIII), sous la direction de Sabine Panzram et Laurent Brassous
*40 Françoise Prévot, Recherches archéologiques franco-tunisiennes à Mactar. V - Les inscriptions chrétiennes. Publications de l'École Française de Rome, Année 1984, 34-5, pp. 36–40, 72, n.º X 6. - G.-Ch. Picard, BAC, 1953, p. 47, n° 7. N. Duval, MEFRA, 1978, p. 885.
*41 Charles-Picard, 1974, p. 31.
*42 Moheddine Chaouali, Laurent Brassous et Stefan Ardeleanu, Mactaris, capitale régionale dans l’Antiquité tardive (IIIe–VIIIe s.), p. 121-131 ; in ; ¿Ciudades invisibles? Paisajes urbanos de la Antigüedad tardía (siglos III-VIII), sous la direction de Sabine Panzram et Laurent Brassous
*43 Prévot, 1984, p. 119.
*44 G.-Ch. Picard, 1957a, p. 130 ; Prévot, 1984, pp. 19, 21, 34.
*45 Bourgeois, 1982b, p. 18, n. 6.
*46 G.-Ch. Picard, 1974, p. 24.

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Salle 1
⚜ Pièce :
⚜ Description :

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Ph. 108
Titre : Stèle funéraire numido-romaine
Lieu du découverte :
Lieu d'exposition : Musée archéologique de Makthar, Tunisie
Lieu : Site archéologique de Makthar, Tunisie.
© Mouelhi Chaker 2023
© Mouelhi Chaker Photography 2023
© Tous droits réservés
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BP 250, Makthar 6140, Tunisie
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Tanemirth - Thank - Merci - ありがとう.

Mouelhi Chaker
Photographe, Amateur et Militant du Patrimoine Archéologique, Historique et Culturel.

Makthar, Tunisie, le 18 Avril 2026

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