12/08/2026
ONE WORK, ONE STORY
Dans Ce que je suis, ce que nous sommes, sept figures émergent d’un fond jaune intense, sans décor ni récit. Les corps se croisent, se superposent, se répondent, chacun habité par une présence singulière.
Le choix du caoutchouc est essentiel. M’barek Bouhchichi travaille une matière indissociable de l’histoire de l’extraction de l’hévéa et du travail forcé imposé aux populations d’Afrique centrale sous la colonisation belge. Autrefois destinée aux semelles de chaussures, elle devient le support d’une mémoire que l’œuvre ne cherche ni à illustrer ni à raconter, mais à faire affleurer.
Privées de tout attribut ou contexte narratif, les figures échappent à toute lecture documentaire. Le regard se porte alors sur les visages, les gestes, les corps. Ici, le visage ne représente pas : il s’impose comme une présence.
—
In Ce que je suis, ce que nous sommes, seven figures emerge against a vivid yellow background, without setting or narrative. Their bodies intersect, overlap and respond to one another, each animated by a singular presence.
The choice of rubber is fundamental. M’barek Bouhchichi works with a material inseparable from the history of rubber extraction and the forced labour imposed on the peoples of Central Africa under Belgian colonial rule. Once used for shoe soles, it becomes the bearer of a memory that the work neither illustrates nor narrates, but allows to surface.
Stripped of attributes or narrative context, the figures resist any documentary reading. Our attention shifts instead to the faces, the gestures and the bodies. Here, the face does not represent: it asserts itself as a presence.
—
M’barek Bouhchichi
Ce que je suis, ce que nous sommes, 2025