21/07/2026
Pour la quatrième édition d’Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, le jury composé de Sophie Rotkopf (vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine à la Région Auvergne-Rhône-Alpes), Perrine Lacroix (Directrice de la BF15 et plasticienne) et Dimitri Levasseur (coordinateur d’AC//RA) s’est réunit et a désigné Colin Riccobene à venir s’essayer aux pratiques de l’image imprimée à URDLA.
Né en 2000 et diplômé de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (ESADSE), Colin Riccobene développe une pratique protéiforme qui interroge la construction de la mémoire et ses strates. Son travail se déploie à la lisière du présent où les vestiges du passé rencontrent les récits qui restent à inventer.
Sa démarche s’ancre dans l’arpentage de lieux abandonnés : souterrains, anciennes usines, églises, friches industrielles ou urbaines. Ces explorations donnent lieu à une collecte de traces multiples : fragments de matière, relevés, moulages, photographies qui constituent la matière première de son travail. Par leur assemblage avec le bois, l’étain, le plâtre, la pierre ou la cire, Colin Riccobene compose sculptures et installations qui prolongent l’existence de ces vestiges vers un nouvel espace symbolique.
Autels et retables constituent le vocabulaire formel de Colin Riccobene. En empruntant à ces dispositifs religieux, l’artiste sonde les mécanismes par lesquels une société décide de ce qu’elle conserve, célèbre ou, au contraire, abandonne. Une carte postale ou un fragment de pierre peuvent ainsi être élevés au même rang qu’un objet patrimonial. Derrière ce geste se dessine une réflexion politique sur la fabrication de la mémoire collective et sur les hiérarchies de valeurs qu’elle instaure.
Crédits :
1.Colin Riccobene, Icons, 2026, carton bois, LED, photographie argentique, négatif, étain, et aimant, 21 X 15 cm, Adèle Onnillon, Villa Belleville ©
2.Colin Riccobene, Adèle Onnillon, Villa Belleville ©
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