15/10/2025
La salle du musée dédiée à Gisors et à son célébre prisonnier.
Le saviez-vous?
La tour dite "du Prisonnier", construite par Philippe Auguste à la fin du 12e siècle, a servi de geôle à un mystérieux individu.
Il en a fait couler de l’encre, celui-là ! Mais qui est-ce ?
Le prisonnier de Gisors aurait-il vécu à la toute fin du 16e siècle ? Deux hommes, à cette époque, peuvent correspondre :
l’amant anonyme de Blanche d’Évreux, 20 ans, v***e de Philippe VI de Valois ? Mis en prison avec un coffre rempli de richesse ;
le beau d’Aulnay, l’amant de Marguerite de Bourgogne, emprisonnée à 50 km de là au Château-Gaillard.
Wolfang de Poulhain
Ce serait un certain Wolfang de Poulhain (ou Poulham), attaché au service de la duchesse Marie de Bourgogne.
L'homme se retrouve enfermé à Gisors après avoir été fait prisonnier à la bataille de Guinegatte, en 1513...
Nicolas Poulain, lieutenant du prévôt de l’Ile-de-France, se retrouve entre les quatre sombres murs du château de Gisors en 1575, enfermé sur ordre des Guises, pour complot.
Le détail qui met le feu aux poudres ? Des inscriptions gravées sur le mur de la tour, dans le cachot du bas.
Des graffitis religieux et profanes bien étranges, ouverts à toutes les interprétations !
En particulier le tracé maladroit d'une église et de cœurs flanqués de fleurs de lys, accompagnés de la phrase latine O Mater Dei, Memento Mei : « Ô mère de Dieu, souviens-toi de moi. »
Plus une signature : Poulain !
Les cœurs et les lys seraient les emblèmes de l'attachement de Poulain pour Henri III, puis Henri IV.
L'inscription, elle, rappelle l'attachement à la foi chrétienne dans la période troublée des guerres de Religion.
Conclusion !
L'inconnu de la tour du Prisonnier serait bien Nicolas Poulain.
Les éléments concordent : son nom gravé dans la pierre, l'inscription et les emblèmes royaux rappelant les guerres de Religion.