24/09/2026
🧐[La place commandant Maria] 💡
Au XIXᵉ siècle, l’arrivée du chemin de fer favorise le développement de Cannes et l’afflux d’hivernants, attirés par son cadre de vie. Cette croissance démographique et urbaine entraîne de nouveaux besoins, notamment en matière d’éclairage. Le 20 juillet 1863, Cannes signe une concession de 40 ans pour l’éclairage au gaz avec M. Annebicque-Pollet, qui construit alors une usine à La Peyrière (actuel quartier de la République). La ville installe progressivement des becs à gaz, tandis que les particuliers adoptent eux aussi cette énergie, entre autres pour se chauffer. Son usage se développe alors rapidement, encouragé par la publicité. Face à cette demande croissante, la Société genevoise de l’industrie du gaz reprend l’exploitation en 1881. Parallèlement, l’électricité concurrence le gaz. En 1925, l’usine atteint sa capacité maximale et une nouvelle usine est prévue à La Bocca (quartier de La Bastide). L’ancienne usine ferme en 1932, puis la société est nationalisée en 1946. Finalement, les bâtiments sont détruits en 2009-2010.
Depuis l’installation de l’usine, la place située devant celle-ci est communément surnommée « place du Gaz » par les Cannois. En 1920, elle prend le nom de place Commandant Maria, en hommage à un officier cannois mort dans les tranchées en 1915. Aujourd’hui aménagée en square, elle est prolongée en 2022 par une nouvelle place baptisée « place Taras Chevtchenko » en hommage au poète et humaniste ukrainien.
Sources :
Plan général régulateur (parcellaire) dressé en 1884, AMC, 1Fi248
Place du Commandant Maria en 1902, AMC, 3Fi540
Façade EDF-GDF place Commandant Maria, 1991-1992, AMC, 14Fi1225
Publicité de l’usine à gaz de Cannes, AMC, BH682
Place Commandant Maria après la rénovation de juillet 2014, AMC, 44Fi345
Résidence Cannes Maria (juillet 2014), AMC, 44Fi346
Vue aérienne de l'usine à gaz et de l'aciérie de La Bocca, AMC, 25Fi1242
Plan de l’usine à gaz, quartier de La Bastide, AMC, 8O4