Musée Mémorial des Combats de la Poche de Colmar

Musée Mémorial des Combats de la Poche de Colmar Musée Mémorial dédié à la mémoire de la libération de l'Alsace, de la Poche de Colmar et de tous ceux qui y ont participé. Sur les murs de la ravissante cité médiévale de Turckheim, rien ne rappelle les terribles combats qui se sont déroulés ici à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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urckheim est pourtant située au coeur de la " Poche de Colmar", dernier bastion allemand sur le territoire national. De Mulhouse au sud de Strasbourg, de la crête des Vosges au Rhin, sur un front de 160 kms, les combats ont fait rage de novembre 1944 à février 1945 dévastant toute la plaine d'Alsace et ses contreforts. La population alsacienne, qui attendait depuis 4 ans sa libération, dut faire preuve de patience et de sacrifices durant ces 3 mois de combats acharnés par des températures polaires. Dans cette cave du XVIIIe siècle qui servit d'abri aux habitants de Turckheim pendant dix semaines, sans eau ni électricité, couchés à même le sol, se trouve aujourd'hui un musée unique en Alsace, dédié à la mémoire de la libération de la Poche de Colmar et de tous ceux qui y ont participé.

Fonctionnement normal

...un dernier hommage...
25/11/2020

...un dernier hommage...

Je viens d’apprendre par son petit fils Médérick, que Marcel Burgé est décédé le 02 novembre dernier. J’avais écrit un post sur lui il y a deux ans. Encore un de nos héros qui s’éloigne sur la pointe des pieds.

Marcel Burgé. Un Français tranquille. Le 2 mars 1943, Marcel, âgé de 23 ans, ouvrier sidérurgiste, vivant à Pulligny, en Meurthe et Moselle, échappe de peu à une rafle avec de jeunes gens par la Gestapo. Direction l’Allemagne, le STO, ou pire, le camp de concentration Mauthausen. C’est un électrochoc pour ce jeune homme. Un jour, ce sera lui. Juste avant l’été, avec quelques autres, Marcel prend son sac pour se rendre en Espagne et se rallier à de Gaulle. Au 1er juillet il est arrêté par les Espagnols et emprisonné dans la sinistre prison de Miranda qui accueille cinq fois plus de détenus qu’en temps de paix. Violences et privations. Ce n’est qu’à la veille de l’année 1944 que Marcel est libéré. Échange de prisonniers contre les marchandises américaines. Arrivé au Maroc, Marcel, qui n’a pu de temps à perdre, s’engage aux commandos de France. Il veut être de la bataille. Mais ce sera un long temps de formation et il voit le 6 juin et le 15 aout se passer de ses services. Le jeune Lorrain bouillonne dans son coin. Enfin, après plusieurs alertes, c’est le départ pour la France le 10 octobre. Le 3 novembre 1944, c’est enfin la vraie guerre, dans les Vosges. Entre les deux dates, Marcel a eu le temps de rencontrer la « môme Piaf » à Lyon, dans un hôpital (Marcel était légèrement blessé). Au combat, pas loin de Gerardmer, Marcel, tireur d’élite, tire dans tous les coins. L’ennemi montre du mordant. Des copains sautent sur des mines. Le grabuge est partout. Marcel, passé en revue par de Gaulle à Besançon le 13 novembre 1944 va combattre presque sans arrêt jusqu’en février 1945. Il aura juste une permission express en décembre pour retourner voir les siens (et un amour…) à Pulligny. En permanence à l’avant-poste, « en pointe toujours » (devise commando) Marcel, désormais en Allemagne, faisant preuve d’un grand décourage « déminera » le terrain de ses camarades.
Marcel recevra une citation à l’ordre de sa brigade et de l’armée. Il défilera sur les Champs-Elysées le 18 juin 1945 et sera démobilisé le 11 novembre 1945, reprenant ainsi, son œuvre accomplie, le cours de sa vie.
Marcel a reçu la légion d’honneur le 18 juin 2017.
Photos fonds famille Burgé.
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"Chat alors"...Sam l'insubmersible...
24/11/2020

"Chat alors"...Sam l'insubmersible...

🇬🇧🐈🇩🇪[Sam l'insubmersible, le chat qui survécu à trois naufrages durant la Seconde Guerre mondiale]🇩🇪🐈🇬🇧
Une histoire complètement folle inconnue de nombreuses personnes : durant la Seconde Guerre mondiale, un chat va survivre à trois naufrages ! Embarqué comme chat de compagnie sur un navire allemand, il sera finalement sauvé par les Britanniques après une bataille ... avant d'être victime de deux naufrages de plus avec la Royal Navy ! Il finira sa vie, au chaud, à terre, la vie de marin ne lui convenant vraiment pas ! ⬇️⬇️
On ne sait pas grand chose de ce chat avant qu'il n'arrive à bord du cuirassé Bismarck. Si le navire entre au service opérationnel en août 1940, la présence d'un chat noir et blanc n'est confirmée que le 18 mai 1941, date à laquelle le Bismarck, considéré comme le plus puissant navire de la Kriegsmarine allemande, part pour l'opération Rheinübung, qui vise à s'opposer au trafic maritime allié dans l'Atlantique.
🐈 Mais le 27 mai 1941, après une terrible bataille, il est coulé : sur les 2200 membres d'équipage, seuls 114 membres vont survivre. Et le chat. Qui est récupéré plusieurs heures après la fin des combats par les marins du HMS Cossack. Il est agripé à une planche et est à bout de souffle. L'équipage du HMS Cossack l'adopte aussitôt et décide de l'appeler Oscar.
🐈 Et le voilà parti pour une nouvelle aventure, cette fois sur un navire de la Royal Navy ! Pendant des mois, il navigue en Méditerranée et dans l'Atlantique nord sur le HMS Cossack. Mais le 24 octobre 1941, le destroyer britannique, alors en mission d'escorte entre Gibraltar et le Royaume-Uni, est touché par une torpille du sous-marin allemand U-563. L'explosion endommage gravement le tiers avant du navire, tuant près de 150 marins. Mais le destroyer, qui s'est placé un peu à l'écart, peut être évacué mais pas sauvé : le reste de l'équipage est transféré sur le destroyer HMS Legion, Oscar étant sauvé par l'un des marins britanniques. Le chat est déposé, avec l'équipage, à Gibraltar.
🐈 La nouvelle de la double-survie du chat est telle que les marins décident de surnommer Oscar 'Unsinkable Sam', Sam l'insubmersible. Son surnom lui va comme un gant, surtout qu'il retourne ... sur un navire ! Cette fois, l'Amirauté envoie le chat sur le HMS Ark Royal, le plus puissant de ses navires ... Mais en vain ! Le 14 novembre 1941 alors que le porte-avions rentre sur Malte, il est torpillé par l'U-81 ! Le navire est endommagé et ne peut être sauvé : à une cinquantaine de kilomètres de Gibraltar, il se met à couler. Mais les secours sont prêts et l'équipage peut être sauvé .... y compris notre bon Oscar, à nouveau retrouvé sur une planche de bois ! Cette fois-ci, les marins le cherchaient particulièrement. Hors de question pour eux d'abandonner leur animal de compagnie, qui porte quand même un peu malchance !
🐈 Finalement, l'Amirauté se résout à laisser Oscar / Sam à terre : direction le bureau du gouverneur de Gibraltar, avant de rejoindre par navire (cette fois, sans aucun soucis !) le Royaume-Uni et la Maison des marins de Belfast ! Finalement, il décède, après une vie bien mouvementée, en 1955. Un drôle d'histoire, pour un drôle de chat !
🐈 Une peinture, réalisée juste après la bataille par la célèbre artiste Georgina Shaw Baker et intitulée Oscar, Cat From the German Battleship Bismarck, est toujours présentée au National Maritime Museum britannique de Greenwich.

« Les vieux soldats ne meurent jamais »…Ce sac « aviators kit bag » qui a appartenu au Lieutenant Crespin Marceau, l’une...
23/11/2020

« Les vieux soldats ne meurent jamais »…

Ce sac « aviators kit bag » qui a appartenu au Lieutenant Crespin Marceau, l’une des figures légendaires du Bataillon de Choc, vient enrichir, non sans fierté, nos collections et sera visible du public en 2021😃.

Vu les Etats de services de Marceau Crespin nous n’avons pas pu résumer plus brièvement sa vie exceptionnelle au service de la France…prenez le temps de tout lire cela vaut vraiment la peine👍

Le soldat Crespin originaire de Chirac en Lozère s’engage dans l’armée en 1933 au 15ème RIA. Caporal chef en 1935 il prolonge son engagement de 18 mois. Admis au corps des Sous-officiers en 1938 il est Sergent-chef en septembre 1939 lorsque commence la « drôle de guerre » et va combattre au sein du 227ème Régiment d’Infanterie.

L’adjudant Marceau Crespin développe des qualités militaires exceptionnelles qui lui valent déjà 2 citations, avec le 227ème RI, à l’ordre de la division (1-2 décembre 1939) et du Corps d’armée(29 mai 1940). A la fin de sa carrière militaire il en comptera 19!

Prisonnier le 25 juin 1940 il s’évade du camp d’Aix-la-Chapelle en Allemagne le 8 août 1940, franchit la ligne de démarcation le 14 septembre à Chalon-sur-Saône, se présente à Béziers aux autorités militaires et est affecté le 20 septembre au 8ème Bataillon d’Infanterie. Il embarque le 5 février 1941 à Port-Vendres direction l’Afrique du Nord.

Le 7 février 1941 l’adjudant Crespin débarque à Oran en Algérie où il va intégrer le 2ème RTM (Régiment Tirailleurs Marocains) à Oujda.
Véritable meneur d’hommes avec des qualités hors du commun qui vont se révéler d’année en année.
Détaché aux Services Spéciaux de décembre 1942 à début février 1943 il sera blessé une première fois à la jambe.

Le Bataillon de Choc…

Après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord sera créé le Bataillon de Choc le 22 mai 1943 à Staoueli. On recherche des volontaires et l’adjudant répond d’entrée à cet appel, il est parmi la trentaine d’hommes à intégrer d’emblée cette nouvelle unité placée sous les ordres du Commandant Gambiez.

Avec ses camarades l’entraînement commence, ils vont en « baver », les exercices se font à balles réelles, les instructeurs anglais ne font pas de cadeau et à fin août 1943 les « Chocs » sont rodés.

Crespin impose à ses hommes un entrainement intensif où sur le parcours du combattant à Sidi-Ferruch il fait sauter des pétards pour les habituer aux explosions, leur tire dessus à la carabine us pour les aguerrir…à la fin du parcours ils arrivent sur 3 tombes : 2 portent chacune une épitaphe, la première « mort pour n’avoir pas su ramper », la deuxième « mort pour avoir parlé » et la troisième est simplement creusée…ces fausses tombes ne sont destinées qu’à préparer psychologiquement ses hommes à ce qui les attend pour libérer leur pays.

C’est durant l’été 1943 qu’il fera la connaissance de Roland Glavany (futur Général). Au fil des jours, des combats, se nouèrent entre eux des liens d’amitiés indéfectibles pour le reste de leur vie.

Le débarquement de Corse et de l’île d’Elbe…

La première opération d’envergure pour le Bataillon de Choc sera le débarquement de Corse.
L’opération « Vésuve » débute le 13 septembre et se terminera le 4 octobre 1943.
Le 26 septembre Marceau Crespin se distingue en attaquant un poste sur la route de Bastia et 48 heures plus tard, près de Vescovato neutralise 2 camions ennemis et tue à la grenade 2 allemands.

Après la libération de l’île de beauté le Bataillon de Choc parfait son entraînement jour et nuit à Calvi. Pendant plusieurs mois le bataillon se forge un physique et un moral d’acier.
Le 14 octobre 1943 Marceau Crespin est promu Sous-Lieutenant.
Le 5 novembre 1943 il revient à Alger comme instructeur au groupe des Commandos d’Afrique.
Il retrouve le Bataillon de Choc le 1er mars 1944 en Corse.

Il est breveté parachutiste à Staoueli après 4 sauts le 1er avril 1944. Brevet n°487.

Dans la nuit du 18 au 19 mai 1944 après plusieurs escalades sur l’îlot de Pianosa il ramène de précieux renseignements où devait s’effectuer un débarquement quelques jours plus tard.

Le 15 juin 1944 les « Chocs » apprennent que leur prochain objectif est la prise de l’île d’Elbe.
Le Sous-Lieutenant Crespin et ses hommes s’illustrent dans la nuit du 18 au 19 juin lors d’une reconnaissance sur une côte ennemie truffée de mines.
La mission accomplie « avec un courage et une tranquille simplicité » lui vaudra 2 nouvelles citations à l’ordre de la Brigade et de la Division.
Il effectue ensuite quelques aller-retour vers Alger pour améliorer l’instruction des Commandos d’Afrique »

La Campagne de France…

Crespin Marceau est parachuté en Provence sur les lignes arrières allemandes le 13 août 1944.

Le 25 septembre 1944 il est nommé Lieutenant à titre exceptionnel.
Le 30 septembre 1944 lors des combats de la côte 792 dans la région de Fresse(Haute-Saône) il avance sous un feu violent de pièces lourdes pour faciliter le dégagement d’une section d’avant-garde. Il se met une fois de plus en évidence le 4 octobre lors de la prise de la côte 820 à Miellin(70) et de la contre-attaque allemande qui suit, malgré une infériorité numérique et les pousse au repli.
Le 9 octobre à la ferme des Sapins-du-Hauts sous un feu nourri des tireurs d’élite allemands il dégage les éléments avancés du « Choc ».
Pour ses actions il sera promu par le décret du 21 6 1945 au grade de Chevallier de la Légion d’Honneur.

Après les combats des Vosges, Chef de section à la 4ème Compagnie (Cie) la réputation d’entraîneur d’hommes de Crespin devient légendaire.

Le 3 novembre il prend part aux combats de Château-Lambert(70), du Haut-du-tôt(88), de la ferme de la Sotière et de lyris où à la tête de sa section il inflige de lourdes pertes à l’ennemi et fait des prisonniers.
Il se distingue le 21 novembre lors de la libération de Belfort au nord du village des Esserts(90) en débusquant une position ennemie, lui inflige de lourdes pertes et fait 4 prisonniers.
Le 28 novembre à Masevaux il cerne une maison occupée par 8 soldats allemands, en tue 2 et capture les 6 autres avec courage et une rapidité extrême.

En Alsace…

Le 30 janvier 1945 il participe aux combats de Jebsheim(68) où il est détaché au PC du Bataillon de Choc et assure sur un terrain dénudé des liaisons délicates sous un tir d’infanterie et d’artillerie.
Le surlendemain, le 1-2 février on le retrouve à Durrenentzen lors de l’attaque de nuit du village puissamment défendu par l’armée allemande. Il entraîne ses hommes à l’assaut d’un carrefour où il est blessé par un éclat de panzerfaust(2ème blessure), refuse que l’on l’évacue, et avec 2 sections de la Compagnie « se jette » sur la partie sud-ouest du village qui est rapidement nettoyée en dépit d’une résistance acharnée.

A Turckheim…

Le 4 février 1945 le Lieutenant Crespin part en reconnaissance pour prendre contact avec les américains et reconnaître les emplacements de défense. Malgré sa blessure (cf Durrenentzen) il rejoint (avec un mépris insolent du danger, où il n’hésite pas sous le feu des tireurs d’élite ennemis à mettre en lieu sûr l’un des ses hommes gravement blessé à ses côtés ainsi qu’un civil qui avait accepté de les guider) les premiers éléments avancés américains (112th IR 28th IDUS) et rapporte de précieux renseignements.

Pour ses actions, du 31 janvier au 4 février 1945, il sera promu par le décret du 11 7 1947 au grade d’Officier de la Légion d’Honneur.

La campagne d’Allemagne…

Le 6 avril 1945 à Kaltenbronn à la Tête d’une Compagnie du 1er Bataillon de Choc mis à la disposition du 151ème RI il contre-attaque violemment une unité allemande qui se lançait à l’assaut. Par son exemple et sa témérité il a grandement contribué au rétablissement de la situation.
Le 8 avril il se distingue à nouveau lors de l’attaque de Bontzingen où à la tête de 3 sections conduit une délicate mission d’accompagnement de chars en tête du dispositif et empêche l’ encerclement de la Compagnie par une habile manœuvre.

« Toujours sur la brèche, toujours présent au point le plus exposé, servi par un sens inné du combat, est pour son commandant un auxiliaire précieux, pour ses hommes un chef qui n’hésite pas à donner l’exemple ».

Le 13 avril après la prise de Spollenhaus, il prend la direction d’une reconnaissance avancée, accroché dangereusement par l’ennemi, il réussit à la dégager et retourne sur les lieux, au mépris du danger, pour récupérer un « Choc » tué au cours de l’attaque.

Le 4 mai les « Chocs » passent la frontière autrichienne. Et le 7 mettent la main sur l’extrémité du tunnel de l’Arlberg. Après son ascension il plante à son sommet le drapeau tricolore puis les hommes du 1er Bataillon de Choc, alignés impeccablement saluent les couleurs…le 8 mai 1945.

Son parcours ne s’arrête pas là…

Le 1er juillet 1945 il prend le commandement de l’Ecole du risque à Grünkraut en Allemagne.
Le 12 décembre 1945 il rejoint la France et est affecté à la 25ème Division Aéroportée.
Il est affecté au Centre d’Organisation et d’Instruction des Troupes Aéroportées le 10 2 1946.
En mai 1946 il commande le centre de vol à voile National militaire puis devient conseiller technique et responsable de l’aménagement des pistes d’entraînement au combat.
Il est promu Capitaine le 1er janvier 1949 puis est mis à la disposition du service central des sports le 26 mai 1950 qui va lui permettre d’assouvir une de ses passions, la course automobile où il remportera dans sa catégorie le premier Tour de France automobile fin août début septembre 1951.
En 1953 il gagne avec son copain Heurtaux le raid Le Cap – Alger.

Le « créateur » de l’ALAT…

Fin 1953 il quitte l’Etat-Major particulier du ministère de la Défense nationale pour rejoindre l’Indochine où il est désigné pour créer le premier groupement en formation d’Hélicoptères au titre de l’armée de terre. Il passe Chef de bataillon. Il quitte l’Indochine en 1955.

« Placé au commandement du groupement en formation d’Hélicoptères au titre de l’armée de terre en Indochine a su faire de ce corps, qu’il a crée de toutes pièces, une unité d’élite ». cf citations du 2 12 1954.

Il arrive à Alger en 7 mai 1955 avec les attributions de Chef de corps pour toutes les formations d’hélicoptères de l’armée de terre an Algérie.

« Officier supérieur de premier ordre qui, par son dynamisme, son esprit d’initiative et son sens de l’organisation, a su vaincre les difficultés de toute nature pour créer, à partir de rien, l’Héliport d’AIN ARNAT et la base aérienne Maréchal de LATTRE, tout en actionnant et en animant les escadrilles du G.H.2 engagés sur l’ensemble du territoire constantinois. Constamment sur la brèche pour acquérir une vie directe de la situation et des besoins des troupes auxquelles ses escadrilles étaient adaptées, il a mis sur pied une unité d’élite qui totalise 70 000 heures de vol opérationnel. Présent partout où les difficultés de la situation l’exigeaient, il a fait preuve de la plus inlassable activité opérationnelle en payant de sa personne en particulier au cours des opérations menées pendant l’été et l’automne 1958. Son action personnelle, sa connaissance technique des matériels mis en œuvre ont contribué puissamment au succès de nos unités qui du 26 avril 1958 au 12 janvier 1959, ont pues, grâce aux D.I.H. adaptés, au cours de ces opérations récupérer 6 mitrailleuses, 8 FM et 150 armes individuelles. »

Une fois de plus il se distinguera à la tête de son unité, lors de ce conflit qui lui vaudra 5 citations de plus.

En août 1964 il est versé dans le cadre des officiers de réserve au grade de Colonel (il avait commencé comme simple soldat en 1933).

Après la déroute de la délégation française aux Jeux Olympiques de Rome en 1960 Maurice Herzog haut commissaire à la jeunesse et aux sports l’appelle et créé à son attention la fonction de délégué aux sports et à la préparation olympique. Il sera unanimement considéré comme l’un des principaux artisans de la victoire aux JO de Grenoble et mexico en 1968. Roger Bambuck dira même que la France lui doit 18 médailles d’or.

En 1965 il est élu maire de sa ville natale Chirac. Il sera également conseiller général de son canton puis président du conseil général de la Lozère.

En avril 1975 il devient président de « Rhin et Danube » et prend la succession du Général Touzet du Vigier.

Le colonel Marceau Crespin est décédé le 19 juillet 1988, à 73 ans des suites d’un cancer, le seul qui réussit à vaincre ce fils de facteur devenu l’un des officiers français les plus décorés (19 citations), Grand-Croix de la Légion d’honneur, aux états de services impressionnants et au courage sans limite.

Comme une prémonition, Bernard Simiot, son vieil ami, écrivait en 1988 après son décès dans le journal des anciens de la 1ère Armée française « Rhin et Danube » :

« Dors en paix, Marceau…ton nom demeure associé à fidélité, courage, audace, patriotisme, fermeté d’âme, générosité. Dors mon Colonel. UN JOUR L’HISTOIRE TE REVEILLERA . TU SAIS BIEN QUE LES VIEUX SOLDATS NE MEURENT JAMAIS »

Avec l’acquisition et l’exposition de son sac au Musée Mémorial, l’histoire s’est bien réveillée pour se souvenir de Marceau Crespin, des hommes du « Choc » et de tous ce que nous leur devons : VIVRE LIBRE…ça n’a pas de prix !

Décorations obtenues par le Colonel Marceau Crespin :

LEGION D’HONNEUR
CHEVALIER par décret du 21 6 1945
OFFICIER par décret du 11 7 1947
COMMANDEUR par décret du 20 6 1956
GRAND OFFICIER par décret du 13 7 1969
GRAND-CROIX par décret du 11 7 1988
CROIX DE GUERRE 1939-1945 avec 4 palmes, 4 étoiles de vermeil, 2 étoiles d’argent et 2 étoiles de bronze
CROIX DE GUERRE DES TOE avec 1 palme
CROIX DE LA VALEUR MILITAIRE avec 3 palmes et 3 étoiles de vermeil
MÉDAILLE COLONIALE
CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE 1939-1945
MEDAILLE DES BLESSES avec 2 étoiles
MEDAILLE COMMEMORATIVE 1939-1945
MEDAILLE COLONIALE AVEC AGRAFE EXTREME-ORIENT
MEDAILLE COMMEMORATIVE DES TOE
MEDAILLE COMMEMORATIVE DES OPERATIONS DU MAINTIEN DE L’ORDRE EN AFN
MEDAILLE DES EVADES
MEDAILLE DE LA France LIBEREE
MEDAILLE D’HONNEUR DU SERVICE DE SANTE MILITAIRE (MEDAILLE D’ARGENT)
MEDAILLE DE L’AERONAUTIQUE
COMMANDEUR DES PALMES ACADEMIQUES
OFFICIER DU MERITE AGRICOLE
CHEVALIER DU MERITE TOURISTIQUE
COMMANDEUR DU MERITE SPORTIF
MEDAILLE D’OR DE L’EDUCATION PHYSIQUE
MEDAILLE DE SAUVETAGE EN MONTAGNE
OFFICIER ACADEMIQUE

Décorations étrangères :

COMMANDEUR DU OUISSAM ALAOUITE (MAROC)
COMMANDEUR ORANGE NASSAU (PAYS-BAS)
CHEVALIER DE L’ORDRE NATIONAL DU VIETNAM
MERITE MILITAIRE POLONAIS
CROIX DE GUERRE BELGE AVEC PALME
SYLVER STAR (ETATS-UNIS)
MILITARY CROSS (ROYAUME-UNIS)
OFFICER OF COURAGE BRITANNIQUE
COMMANDEUR DU NICHAM IFTIKAR (TUNISIE)
COMMANDEUR DE L’ETOILE NOIRE (BENIN)
COMMANDEUR DE L’ETOILE D’ANJOUAN ou ORDRE DE LA France D'OUTRE-MER
ORDRE DU MERITE CIVIL DES SIP HOC CHAU (PAYS TAÏ – INDOCHINE)

Nous remercions Henri Simorre et l'Officier tradition du 1erRCP pour leur aide précieuse et Clément😉.

sources documentaires :
- "Marceau Crespin à la force des poignets" de Serge Laget et Jean-paul Mazot.
- les Etats de service de Marceau Crespin
- "Le Bataillon de Choc en action..de Staouéli à l'Arlberg" de 1947.
- Henri Simorre
- divers internet

Adresse

25 Rue Du Conseil
Turckheim
68230

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Commentaires

Avez-vous des photos de les batailles pour Bennwihr et Sigolsheim, décembre 1944?
Ce que j'en sait des archives du SHAA sur les activités militaires du groupe de chasse Français Lafayette équipé de P47 du 19 au 25 Mars 1945 pour les combats autour de la poche de Colmar où le Lieutenant Jean de Peyrecave composait en tant que pilote est que ce fut la semaine d'activité la plus intense que le groupe ait connue depuis la Corse que chaque jour chaque avion fait 3 ou 4 sorties aérienne et où chaque pilote accomplit 2 missions, le groupe II/5 bat le record de sorties quotidiennes de 60 sorties pour 20 avions dispo. Le 23 le sergent Hoche touché doit se poser en Allemagne, le 24 le lieutenant Wicker touché atteint se pose à Melmheim, Quelques méprises se produisent par les P 51 américains qui ne reconnaissant pas les cocardes tricolores apposées sur les P 47 Français les attaquaient sans conséquences fâcheuses.durant cette période le groupe de chasse largua environ 250 tonnes de bombes pour détruire bâtiments de gare, locomotives, ponts et véhicules militaires allemands dont 3 tanks lourds.
L'Alsace du nord se souvient et rend honneur à ses libérateurs Les 6, 7 et 8 mars 2020, les communes de Bitschhoffen, Mietesheim et Mertzwiller s’associent pour commémorer le 75ème anniversaire de leur libération (15 et 16 mars 1945). Rejoignez-nous pour nous souvenir ensemble des douloureux moments vécus par les localités. Après une première libération en décembre 1944 par les 45ème et 103ème divisions US, le cauchemar de l’occupation prenait fin. Début janvier 1945, déclenchement de l’opération Nordwind. Suite au retrait Américain du 20 janvier, les villages sont à nouveaux réoccupés par l’ennemi. Le 15 mars 1945, les Américains déclenchent l’opération Undertone: la 36ème division US aura la lourde tache de libérer ce secteur de l’Alsace du nord. Bitschhoffen et Mietesheim seront libérés le 15 mars, et Mertzwiller, le 16. Pour la seule journée du 15 mars, la 36ème division recevra une Medal of Honor et une citation présidentielle. De nombreuses animations se produiront tout au long du week-end : conférences, combats de rue, défilés de troupes (reconstituants), convoi de véhicules US d'époque, inauguration de plusieurs plaques commémoratives sur le week-end (45th, 36th, 103rd DIUS & citation présidentielle), joueurs de cornemuses, nombreuses expositions dans les 3 villages dont celle de l'association HMC (mannequins, panneaux historiques, maquettes, les crashs d'avions durant la seconde guerre mondiale en Alsace par Patrick Baumann, etc.) Restauration et buvette sur place assurées.
Bonjour à tous. Voici un projet très important, le projet d'une vie. Bud GAHS, héro et vétéran de la seconde guerre mondiale (42ème division d'infanterie - The Rainbow) souhaite se rendre une dernière fois sur ses propres traces en Europe. Du sud de la France où il a débarqué, jusqu'au camp de concentration de Dachau, qu'il a participé à libéré. Durant son périple, Bud se rendra également au cimetière militaire Américain d’Épinal où il se recueillera pour la première fois sur la tombe de ses camarades qu'il a vu mourir à ses côtés lorsqu'il affronta l'ennemi, dans le cadre de l'opération Nordwind, en janvier 1945, en Alsace. Si vous pouviez partager cette information au maximum, sur la récolte de fonds qui vient d'être lancée, se serait super ! Pour ceux qui auraient la possibilité de faire un don, même minime, pour aider Bud à réaliser son rêve, ce serait fabuleux. Au nom de Bud, de sa famille et de ses amis, soyez remerciés chaleureusement par avance ! ----------------------------------------------- Hi to all. Here is a very important project, the project of a lifetime. Bud GAHS, hero and veteran of World War II (42nd Infantry Division - The Rainbow) wishes to go one last time in his own footsteps in Europe. From the south of France where he landed, to the Dachau concentration camp, which he participated to liberate. During his journey, Bud will also go to the American military cemetery of Épinal where he will gather for the first time on the grave of his comrades whom he saw die at his side when he confronted the enemy, as part of Operation Nordwind, in January 1945, in Alsace. If you could share this information as much as possible, about the fundraising that has just been launched, would be great ! For those who could make a donation, however small, to help Bud achieve his dream, it would be fabulous. On behalf of Bud, his family and friends, thank you in advance !
J'essaye de rassembler des éléments documentaires sur un pilote mort le 2 MAI 1945 à Salins Jura aux commandes de son appareil un P47 ayant participé aux combats de Colmar ayant fait parti d’août 1944 à Mai1945 au G.C 2/5 Sioux. Auriez vous des documents d'archives à ce sujet à pouvoir me communiquer ? Fin de la discussion Écrivez un message... Le pilote est le Lt Jean de Peyrecave
Bonsoir nous sommes revenus aujourd'hui avec mon bon pour 2 personnes après avoir gagné au questions sur Facebook et franchement quel bonheur de revoir ce musée ! Quel tristesse de devoir partir tout est admirable ! Et oui c'est sur nous reviendrons !!! Merci à vous pour la mémoire !!!! Laurent Colin
Bonjour ! je vous propose de découvrir ce livre. Découvrez l’armée romaine antique qui, bien que forte de ses légions et sa diversité, a connu des hauts mais aussi des désastres, dans ses batailles acharnées contre les barbares sarmates. Découvrez comment en 293, il fallut l’adoption de la tétrarchie par Dioclétien, pour affronter un vaste complot de personnes très en vue dans l’empire, en grande complicité avec les barbares sarmates. Faîtes aussi d'intéressantes découvertes surtout artistiques, culturelles et archéologiques aux confins de l'empire romain! Découvrez LE TRIBUN PRETORIEN Un roman historique de Pino Campo qui éclaire sur les circonstances de l’adoption de la tétrarchie et la création du corps des Agentes in Rebus sous le duumvirat exercé par Dioclétien et Maximien. Vous découvrirez surtout Dioclétien, Maximien, Galère, Licinius, Constance et la personnalité de Constantin 1er, ses forces et tout ce qui le prédestinait à la tête de l’empire romain. Format numérique et papier, disponibles sur Amazon. NB La meilleure version de l'ebook comporte quatre étoiles devant le titre Remerciements. Allez sur amazon, cliquez sur la couverture du livre et lisez les pages disponibles en extrait, vous verrez déjà que le livre est bon puis achetez le! https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=352335081872817&substory_index=0&id=298693343903658 https://www.amazon.fr/dp/B075B1VPZN https://www.amazon.ca/dp/B075B1VPZN https://www.amazon.com/dp/B075B1VPZN https://www.amazon.de/dp/B075B1VPZN
Belle saison 2018 à toute l'équipe de la poche de Colmar
Have you read The Other Side of Time, by Brendan Phibbs? He was in the battles of Herlissheim and Herlissheim-Pres-Colmar, and writes of them and many other battles, too, with a pen unlike most others. It is a must read for you! Here's why:
Je tiens a remercier les personnes qui m ont acceuillit lors de mon passage au musée , et tout particulierement Laurent pour ses explications tres instructive et de m avoir consacré son temps , ainsi que l envoi des documents concernant le parcours de mon papa lors de la campagne d Alsace au sein des Commandos d Afrique.