25/01/2026
Réponse en images à l’enquête du week-end… L’immense tableau de Benjamin-Constant (dit) est à la hauteur de l’événement : la chute de l’empire romain d’orient ! À l’intérieur des murs de Constantinople nous sommes submergés, terrassés par le sultan Mehmet II et ses troupes triomphantes, nous ne sommes pas de taille à résister. Nous avons l’impression que les soldats ottomans vont sortir du tableau et déferler dans le musée ! Tous aux abris ! Mais où se cacher ? Dans la grange du petit tableau qui se trouve dans le salon vert ? Ici tout est calme, dans l’ombre nous ne risquons plus rien. Un cheval blanc attend avec un lévrier que sa cavalière vienne le chercher (les selles d’amazone étaient destinées aux femmes). Une baronne, une comtesse peut-être ?(richesse des ornements de la selle). Où est-elle ? Que fait-elle ? Une aventure galante avec le palefrenier ou le garde-chasse ? Une lady Chatterley flamande du XVIIe siècle ? Le petit format crée une intimité avec la toile, une complicité avec le personnage absent. Libre à nous d’imaginer le hors-champ… C’est ainsi que se termine notre expérience de l’influence de la taille d’une œuvre sur la perception que nous pouvons en avoir. Bonne visite ! .cecile .e.s_musee_abattoirs .bonnat.helleu .tournefeuille