14/08/2026
[🕯️ AU MUR DES NOMS DES VICTIMES DU NAZISME 🕯️]
Robert Gstalter, né à Soultz, mort en déportation
🎙️ Les services culturels de la Région Grand Est diffusent un podcast d’une dizaine d’épisodes consacré aux victimes des N***s dont les mémoires seront rappelées au Mur des Noms, à Schirmeck, en contrebas du Mémorial Alsace-Moselle. Incorporés de force, soldats sous uniforme français, victimes civiles, juifs, résistants, tsiganes, homosexuels, malades psychiatriques, chacune de ces catégories est illustrée par le portrait d’une victime, un récit, avec des témoignages, des explications d'historiens.
🕯️ Le septième épisode, mis en ligne fin juillet, concerne Robert Gstalter, né le 9 août 1912, à Soultz, et mort au camp de Dora, le 11 mars 1944, à l'âge de 31 ans, victime de la répression homosexuelle nazie.
Cet ouvrier viticole employé à Ammerschwihr a connu le sort brutal infligé, par les N***s, à tous ceux qu'ils considéraient comme des sous-hommes ou des nuisibles.
Le podcast donne peu d'informations sur les détails de sa brève existence, si ce n'est qu'il fut retiré de son foyer à l'âge de six ans, que, plus t**d, il fera son service militaire, et, surtout, qu'en quelques semaines, voire quelques jours, son destin bascula en avril 1942 lors d'un retour à Soultz, où il logeait alors à l'hôtel de la Gare : la rumeur et une dénonciation lui prêtant une liaison avec le tenancier de l’établissement, et l’homme fut pris dans un enchaînement impitoyable. Arrêté le 22 avril, placé en détention provisoire à Mulhouse puis à Colmar, il a fait les frais d'un durcissement de la répression favorisée par le remplacement du code pénal français par celui de l'occupant. Le jugement du tribunal de Colmar, prononcé le 7 août 1942 dans un climat fortement homophobe lui infligea 5 mois de prison (contre 1 an à son coaccusé), une peine qui aurait toutefois pu lui permettre de retrouver assez rapidement sa vie normale.
⚫ Natzweiler, Buchenwald, Dora
Mais la machine était en route et, contre toute logique, il se retrouva à Schirmeck, puis à Natzweiler, le seul camp de concentration d'Alsace, tenu par les SS, puis à Buchenwald, et, enfin, Dora, où il meurt.
Le document de la série "Entre nuit et lumière" est précieux, car précis, factuel en même temps que chargé d'une émotion intense. Il rappelle que les homosexuels subissaient "un sort plus dur que les autres détenus », car, subissant, en plus des mauvais traitements des gardiens, la stigmatisation des autres détenus. Constituant un groupe très minoritaire, ils ne bénéficiaient d'aucune solidarité et leur taux de mortalité était cinq fois plus élevé que celui des autres catégories.
🕯️ En relayant le travail accompli par les porteurs du projet de Mur des Noms, notre but est de rendre, comme ils l’entendent eux-mêmes, un peu d’humanité à ceux que la barbarie a voulu deshumaniser.
Rappelons aussi que notre ville a déjà participé à trois campagnes de poses de Stolpersteine à la mémoire de victimes du nazisme originaires de notre ville, martyrisés parce que juifs, ou en raison de leurs opinions politiques. 🕊️
🎧 Le podcast consacré à Robert Gstalter est disponible sur :
https://podcast.ausha.co/region-grand-est/episode-7-robert-gstalter-victime-de-la-repression-homosexuelle-nazie
🎙️ L’ensemble des huit épisodes déjà réalisés se trouve sur :
https://podcast.ausha.co/region-grand-est/playlist/le-mur-des-noms
📍Enfin, des cartes postales de l’épisode 7 et des flyers relatifs à cette opération sont disponibles aux différents accueils de la Ville (mairie, médiathèque, musées).