Lainerie du Gévaudan

Lainerie du Gévaudan Musée Atelier Conservatoire de l'histoire lainière du Pays de Saugues

En écho avec l'exposition temporaire de la Lainerie du Gévaudan, sur la chapellerie à Goudet au cours des siècles...
09/08/2026

En écho avec l'exposition temporaire de la Lainerie du Gévaudan, sur la chapellerie à Goudet au cours des siècles...

Deuxième château depuis les sources de la Loire, le château de Beaufort édifié au XIIIe siècle a résisté aux affres du temps et des attaques de l’homme. Laissé à l’abandon, il est revenu à la vie par la volonté de l’architecte Jean-Jacques Julien. Il cherchait un château pour son ...

25/06/2026

𝗟𝗮 𝗳𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮𝗻𝗴𝗲𝗮𝗰 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲𝘀 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗮𝗴𝗿𝗶𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲 𝗹𝗼𝘂𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲

Avant les machines, avant les annonces en ligne, il y avait les 𝗳𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝘂𝗲. À Langeac, elles se tenaient à deux dates précises : la 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗝𝗲𝗮𝗻, le 24 juin, pour embaucher les ouvriers des travaux d'été, et la 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗠𝗮𝗿𝘁𝗶𝗻, le 11 novembre, pour recruter ceux de l'hiver et du printemps.

Sur la place, devant l'église, faucheurs, moissonneurs et valets de ferme attendaient debout qu'un patron vienne les choisir. Le contrat se scellait d'une simple 𝘁𝗮𝗽𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗻 et d'une petite somme d'arrhes pour aller trinquer. Parole donnée, engagement pris.

Ces jours de foire, ce n'était pas que la loue. Toutes les places de Langeac vivaient au rythme du commerce : les bovins au quai, les veaux place Navarin, les moutons place Jules Maigne, surnommée justement la "place aux moutons". Le vin coulait, les musiciens de rue et les acrobates animaient la foule, et certains en profitaient pour se fiancer.

La pratique s'est éteinte avec la mécanisation agricole. Il reste les places, l'église, et les cartes postales d'un jour de foire à Langeac.

© Source : langeac.net / image carte postale ancienne "La Hte-Loire Illustrée" / CC BY-SA 4.0

05/06/2026
26/05/2026

Ce sont les dernières brodeuses au fil d’or du pays. À Cervières, dans le Haut-Forez (Loire), un atelier-musée leur est désormais consacré g

17/05/2026

𝗟𝗘𝗦 𝗕𝗘𝗔𝗧𝗘𝗦 : 𝗟𝗘𝗦 𝗙𝗘𝗠𝗠𝗘𝗦 𝗤𝗨𝗜 𝗢𝗡𝗧 𝗔𝗟𝗣𝗛𝗔𝗕𝗘𝗧𝗜𝗦𝗘 𝗟𝗘 𝗩𝗘𝗟𝗔𝗬

Dans tout hameau du Velay, on voit une petite maison basse que surmonte une cloche. C'est la maison de la béate. Cette phrase, écrite au XIXe siècle, décrit un réseau unique au monde qui a structuré la vie rurale de la Haute-Loire pendant près de trois siècles.

L'institution des béates est fondée en 𝟭𝟲𝟲𝟱 au Puy-en-Velay par 𝗔𝗻𝗻𝗲-𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗠𝗮𝗿𝘁𝗲𝗹, à la demande de l'abbé Tronson, directeur du séminaire du Puy, qui veut lutter contre l'analphabétisme et le protestantisme dans les campagnes. Le principe : des femmes célibataires, ni tout à fait laïques ni religieuses, s'installent dans les hameaux à la demande des habitants. Ces derniers leur construisent une maison, la "𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗱'𝗮𝘀𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲́𝗲", lui apportent du bois, de la nourriture et un peu d'argent. En échange, la béate enseigne la lecture, l'écriture et le calcul aux enfants le matin, apprend la dentelle aux jeunes femmes le soir, soigne les malades, prie pour les mourants.

Au sommet de la maison : une cloche. Elle rythme la vie du hameau. C'est le seul repère visuel encore présent dans le paysage vellave.

En 𝟭𝟴𝟴𝟬, on dénombre presque 𝟵𝟬𝟬 𝗯𝗲́𝗮𝘁𝗲𝘀 dans le département. Les lois Jules Ferry de 1881, en instaurant l'école publique laïque, leur retirent le droit d'enseigner. L'institution s'éteint progressivement. Les dernières béates actives cessent dans les 𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝟭𝟵𝟲𝟬. Deux cents maisons d'assemblée subsistent encore dans les hameaux du Mézenc et du Velay.

© Source : Archives départementales 43 / Wikipedia / Wikimedia Commons Par Sabine Baring-Gould

02/05/2026

𝗟𝗮 𝗡𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗩𝗲𝗹𝗮𝘆 : 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲 𝗿𝗮𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝘂𝘁𝗼𝗻 𝗻𝗼𝗶𝗿 𝗱𝗲 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗱'𝗶𝗰𝗶

Il existe en France une seule race ovine à robe entièrement noire, et elle vient de Haute-Loire. La Noire du Velay est née sur les terres volcaniques et les plateaux escarpés du département, façonnée depuis des siècles par un environnement qui n'épargne rien : froid, relief, herbe parfois maigre. Elle s'y est adaptée jusqu'à devenir une bête d'exception, rustique et productive, capable d'avoir trois portées en deux ans là où les autres races n'en font que deux.

Aujourd'hui, on compte environ 𝟮𝟬 𝟬𝟬𝟬 brebis Noires du Velay en Haute-Loire, soit 80 % du cheptel national de la race. Quand un jeune éleveur s'installe dans le département, c'est vers elle qu'il se tourne en priorité.

Sa viande au goût prononcé est prisée des restaurateurs. Chaque année au mois de mai, les éleveurs regroupés au sein de l'Association des producteurs Agneau Noir du Velay organisent une transhumance festive sur le plateau, brebis en tête et public invité.

Au XIXe siècle, la Margeride voisine accueillait jusqu'à 300 000 moutons en estive chaque printemps. Les drailles que les troupeaux empruntaient depuis les vallées sont encore lisibles dans le paysage. Les familles vellayes connaissaient ces départs comme un rite de saison, une façon de mesurer le temps qui passe entre les regains et les premiers froids.

La Noire du Velay n'a pas quitté ces terres. Elle y tient toujours.

© Source : France Bleu ICI / Wikipedia Margeride
Image d'illustration
© Wikimedia Commons — licence CC BY-SA 3.0

Adresse

Les Ateliers De La Bruyère, Route Du Mont Mouchet
Saugues
43170

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Mardi 10:00 - 12:00
Mercredi 10:00 - 12:00
Jeudi 15:00 - 17:00
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0471776132

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