28/08/2026
[LA MORT DU DERNIER BARDE / MARV AR BARZH DIWEZHAÑ]
Un dessin de Yan’ Dargent, prêté par le Musée Départemental Breton, est présenté dans l’exposition du Musée du Faouët, « Les sonneurs vus par les artistes en Bretagne (1800-1950) ». C’est une étude pour « La Mort du dernier barde ».
« La Mort du dernier barde », c’est à la fois un fusain, avec rehauts de craie blanche sur papier de grand format (H 56,1 cm x La 118 cm) de la collection du Musée des beaux-arts de Quimper, et une huile sur toile de format encore plus grand, cinq mètres sur deux mètres cinquante, qui appartenait au Musée des beaux-arts de Brest et fut détruite lors du bombardement de Brest de la nuit du 4 au 5 juillet 1941.
Cette grande toile fut exposée par Yan’ Dargent au Salon de 1865, accompagnée de ce commentaire du peintre : « Le dernier barde, représentant de la poésie et des vieilles traditions bretonnes, meurt dans la froidure et dans le délaissement, tandis que poètes, peintres, sculpteurs et musiciens courent après la fortune. La nature donne des marques de réprobation sur tous les tons depuis la douleur élevée et calme jusqu'au sarcasme strident ».
Cette œuvre fut inspirée à Yan’ Dargent par une élégie écrite par son ami d'enfance Luzel à l'occasion de la mort du barde-poète breton Auguste Brizeux, survenue en 1858. Le texte de Luzel a paru en vers dans le recueil Bleuniou Breiz sous le titre : « Mort du barde de la Petite Bretagne ».
Un tableau profondément romantique qui pleure la disparition d’un monde.