31/05/2026
𝗜𝗹𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝘀𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗯𝗮𝘁𝗲𝗮𝘂, 𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗟𝗼𝗶𝗿𝗲, 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 à 𝗽𝗶𝗲𝗱
Avant le train, avant les routes bitumées, le charbon du bassin stéphanois et le bois du pays prenaient la Loire. Et les hommes qui les menaient s'appelaient les 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗮𝗯𝗶𝗮𝘁𝘀.
Ces mariniers du haut pays — Saint-Rambert, Saint-Just, Monistrol — construisaient des embarcations sommaires en sapin : les 𝘀𝗮𝗽𝗶𝗻𝗲𝘀, ou rambertes. Plus de 𝟱 𝟬𝟬𝟬 en une seule année vers 1840. Des bateaux à usage unique : on les chargeait de 20 à 30 tonnes de houille, et on dévalait les gorges du fleuve et ses rapides en une navigation que les témoins de l'époque décrivaient comme hallucinante.
La destination : Orléans, Nantes, ou Paris via le canal de Briare. Une fois arrivés, les bateaux étaient 𝗱𝗲́𝗰𝗵𝗶𝗿𝗲́𝘀 — démontés pièce par pièce. Le bois de sapin finissait en charpente ou en bois de chauffage dans les maisons de la capitale.
Les mariniers, eux, rentraient à pied.
L'argent cousu dans la doublure de la blouse. Plusieurs semaines de marche pour revenir au pays. Et à l'arrivée, on recommençait.
Ceux qui avaient mis assez de côté s'installaient à Paris comme marchands de vin, de bois et de charbon. C'est de là que vient la légende des 𝗯𝗼𝘂𝗴𝗻𝗮𝘁𝘀 𝗮𝘂𝘃𝗲𝗿𝗴𝗻𝗮𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀.
© Source : Navigation sur la Loire / Marine de Loire / Mémoire et Patrimoine Saint-Just-Saint-Rambert
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