22/01/2017
Exposition Brassaï à Beaubourg jusqu’au 31/01/2017
Tout le monde connait le street-art ou art urbain. Qui n’a pas vu apparaitre ces images fugitives, incongrues, voire incompréhensibles, mais qui sont là, décoratives, intrusives, puissantes, ou colorées, modifiant l’aspect de la ville, des murs et embellissant des endroits voués à la tristesse ou à la destruction ? Nous avons tendance à faire naitre cet art de la rue au début des années 80 avec des artistes tels que Basquiat, Rammellzee, Futura, Toxic ,… mais comme nous le montre le travail de Brassaï sur les graffitis parisiens des années 30 à 50, cet art existe depuis tout temps et porte toujours les mêmes messages.
Extrait de la préface pour le catalogue de l’exposition de graffiti à Londres en 1958
« Le mur donne la parole à cette part de l’homme qui sans lui serait condamnée à demeurer sans voix. Dans chacun de nous continuent à survivre, en marge de la civilisation et malgré les interdits de l’éducation, une vie psychique clandestine, étouffée, et les débris de formes archaïques dont le mur est peut-être un des plus fidèles miroirs. L’art des graffitis est notre art primitif, à nous civilisés.
Le graffiti concerne aussi bien l’esthétique, que la sociologie, la psychologie, la psychanalyse, la politique et presque toutes les sciences humaines.
Cette exposition permet de nous interroger sur l’évolution actuelle du graffiti : Ses motivations, les techniques utilisées, … C’est également un trait d’union avec l’art brut qui a quitté la rue pour d'autres support.
A voir absolument !