16/05/2026
Vingt-cinq ans les séparent, mais Jean Arp et François Stahly ont trouvé tous deux dans la sculpture un langage inédit. Celui qui leur permit de matérialiser leurs visions du rôle d’un artiste dans la grande harmonie de la nature. La fondation arp consacre pour la première fois sa nouvelle exposition au dialogue entre deux grands maîtres qui placèrent la nature au centre de leur sculpture, à travers une cinquantaine d’œuvres, documents et photographies. Comment rapprocher deux personnalités autour d’un thème aussi vaste - et pourtant central de l’histoire de l’art - que celui de la nature ? Quels sont les chemins qui les en rapprochent ? Quels sont ceux où leurs points de vue s’éloignent ? L’exposition n’aura pas pour but de les comparer, mais de faire dialoguer sur plusieurs sujets ces deux poètes de la sculpture. Le parcours de l’exposition débutera par la découverte de la manière dont Arp (1886-1966), comme plus t**d Stahly (1911-2006), trouvent dans l’observation de la nature une image très organique. Plantes, pousses, et torses croissent et se répondent, en gardant toujours l’aléatoire et le vivant comme base de l’expression des artistes. Dans un dialogue de creux et de courbes, leurs œuvres s’animent d’un souffle biomorphique. Une section sera consacrée à la liberté que chacun s’offrait de réinventer la nature. Au lieu de se plier à ses lignes, ce sont cette fois leurs regards qui s’imposent à elle, donnant à certaines fontaines, forêts ou éléments végétaux un caractère plus marqué pour chacun des artistes, amenant ainsi des voies de dissemblance entre Arp et Stahly. Le chapitre suivant de l’exposition mettra en lumière la manière dont chacun a pu enfin donner à la nature une silhouette architecturale. Idées nouvelles dont les lignes sont bien plus construites, l’abstraction de cette nature se développe ainsi de façon plus géométrique, marquant une différence affirmée entre leurs œuvres. Commissariat Mirela Ionesco, Chiara Jaeger et Sébastien Tardy | Vidéo :