15/03/2026
Un long dimanche d’élections municipales
En fin de matinée, je me suis rendue à mon bureau de vote d’Orléans.
Voter.
Un geste simple, rapide, presque rituel. Enfin… normalement.
À mon arrivée, première surprise : mon nom ne figurait plus sur les listes électorales.
Les assesseurs vérifient une première fois, puis une seconde. Toujours rien.
Le verdict tombe : je ne peux pas voter.
C’est alors qu’intervient un scrutateur qui faisait le tour des bureaux de vote — ancien boucher des Halles du Châtelet, reconverti pour la journée en détective électoral. Il écoute mon histoire, appelle la mairie et revient avec une piste : direction la mairie principale.
Là, nouveau rebondissement. On m’explique qu’en 2025 j’ai été radiée des listes électorales par l’Insee, au motif que j’aurais quitté la commune d’Orléans.
Information intéressante… puisque je n’ai jamais quitté Orléans.
Erreur administrative ? Mystère informatique ? Bug existentiel ?
Suite de l’aventure : le tribunal judiciaire.
Une bonne heure d’attente, quelques documents présentés — justificatif de domicile, pièce d’identité — et me voilà convoquée… en salle d’audience, avec juge et greffière, comme dans une série judiciaire, mais pour une affaire assez inhabituelle : récupérer mon droit de vote.
Après examen du dossier, le juge reconnaît l’erreur et ordonne ma réintégration immédiate sur les listes électorales.
Trois heures plus t**d, après un passage par le bureau de vote, la mairie et le tribunal, j’ai enfin pu accomplir ce geste simple mais essentiel : voter.
Moralité : parfois, pour glisser un bulletin dans l’urne, il faut traverser la mairie, un tribunal… et une petite enquête administrative.
Un long dimanche d’élections municipales. 🗳️