Le KL-Natzweiler ouvre en mai 1941. Destiné à fournir au Reich une main d’œuvre d’esclaves, il regroupe avant tout des déportés politiques et des résistants. Il compte aussi des prisonniers de guerre russes, des détenus de droit commun, des "asociaux", des déportés raciaux (Juifs, Tsiganes), des homosexuels, des Témoins de Jehovah...
52 000 déportés sont passés par ce camp (soit au camp central, s
oit dans l’un de ses 51 camps annexes). Plus d’un tiers y sont morts. Dans l’enceinte de l’ancien camp, le visiteur peut découvrir trois baraques dont la prison et le four crématoire, ainsi qu’une baraque contenant le musée historique. La Nécropole nationale de la Déportation et son Mémorial surplombe le site. Située 1.5 km plus bas, la chambre à gaz se visite également. En 2005 a été inauguré le Centre européen du résistant déporté. Vaste de 2 000 m2, il abrite une exposition permanente consacrée au nazisme et à la résistance, des salles pédagogiques et un espace d’exposition temporaire. Le site du Struthof est géré par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). L'ONACVG est chargé, pour le compte de l’État, de gérer l’entretien, la rénovation et la mise en valeur des nécropoles nationales et des hauts-lieux de mémoire. Le site fait également partie des sites de mémoire de la Bruche.