Ferme-Musée Fernand Léger

Ferme-Musée  Fernand Léger La ferme maternelle de Fernand Léger, érigée en Musée en 1970 par Nadia Léger, ressuscitée par son Propriétaire Jean du Chatenet ouvrira au public en 2022.

La ferme musée voulue et inaugurée par Nadia Léger en 1970 était tombée dans l'oubli sous les herbes folles et les collections dispersées. Jean du Chatenet a racheté l'endroit pour lui rendre son éclat, et au terme de lourds et longs travaux, de réunion d'œuvres originales, rouvrir la Ferme-Musée au public. Initiative privée d'un mécène connaisseur pour une ouverture espérée en 2022.

30/04/2026
Lu dans Ouest-France daté 17 septembre
17/09/2025

Lu dans Ouest-France daté 17 septembre

Journées du Patrimoine à Lisores à la Ferme-Muséeet à Argentan.
17/09/2025

Journées du Patrimoine à Lisores à la Ferme-Musée
et à Argentan.

Ouest-FranceJérôme BEQUET.Publié le 16/08/2025 à 17h22. "Soixante-dix ans après la mort de l’artiste, l’âme de Fernand L...
17/08/2025

Ouest-France
Jérôme BEQUET.
Publié le 16/08/2025 à 17h22.
"Soixante-dix ans après la mort de l’artiste, l’âme de Fernand Léger vit toujours à Lisores, près de Lisieux (Calvados). La ferme familiale abrite encore un petit musée, où l’on peut voir de nombreuses œuvres de cette figure du cubisme.
Illustrations : Jean Du Chatenet, propriétaire de l’ancienne maison de Fernand Léger, devant la grande mosaïque qui orne la bâtisse. Et devant la maison familiale | OUEST-FRANCE
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la ferme de La Bougonnière n’a pas triste mine, en ce samedi 16 août 2025 très ensoleillé. Cette grande propriété située à Lisores, dans le pays d’Auge (Calvados), abrite toujours les œuvres du peintre normand Fernand Léger, qui en a été le propriétaire. Et ça se voit : dès l’entrée, une immense mosaïque rend de suite hommage aux talents de coloriste de l’artiste.
« Les couleurs et la composition, ça comptait énormément pour lui», assure Jean Du Chatenet, qui a racheté la propriété aux héritiers de Fernand Léger en 2007. Passionné par l’histoire du peintre, ce Normand d’origine a restauré tout un bâtiment qui accueille aujourd’hui les œuvres originales du maître cubiste. Un petit musée, accessible sur rendez-vous, qui regorge de pépites et d’anecdotes.
Des invités prestigieux
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu « du beau monde » accueilli à Lisores, du temps où l’artiste y habitait encore : l’architecte Le Corbusier, l’écrivain Blaise Cendrars, les clowns Fratellini… L’endroit est un véritable repaire de talents. « Fernand Léger avait à peine 20 ans quand il est parti tenter sa chance à Paris. Mais il continuait de revenir ici, les week-ends. Après le décès de sa mère, en 1922, il y venait de plus en plus fréquemment et il y restera jusqu’à sa mort », explique l’actuel propriétaire des lieux.
Nadia Léger, artiste méconnue
Des peintures bien sûr, mais aussi des sculptures, des illustrations, des tapisseries… Les œuvres entreposées ici témoignent des multiples talents de Fernand Léger, mais aussi de ceux de sa femme Nadia, tout aussi douée « mais qui s’est effacée, au profit de son mari », la faute au commerce d’art presque exclusivement masculin à l’époque.
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…"
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…"
Nos remerciements à Ouest France en cette journée anniversaire de la mort de Fernand Léger

À l’approche de la commémoration des 70 ans de la disparition de Fernand Léger le 17 août 1955, notre ami Benoît Noël a ...
16/08/2025

À l’approche de la commémoration des 70 ans de la disparition de Fernand Léger le 17 août 1955, notre ami Benoît Noël a rédigé ce petit texte d’hommage résumant son testament artistique. Prenez le temps de le savourer jusqu’au bout, il ne pouvait faire plus court que ces trois paragraphes..
Fernand Léger où l’art pour tous !
Les sept décennies écoulées depuis la disparition de Fernand Léger ont permis d’affiner la perception de son message tant plastique que philosophique. Inquiet de la brèche toujours plus
béante creusée par la révolution industrielle entre la nature et l’espèce humaine, l’artiste a tôt proposé des œuvres visant à la réconciliation entre ville et campagne. Il imagine, agence,
construit, bûche et burine des œuvres de détente, aux espaces de rêve régis par l’apesanteur.
Il travaille sans trêve à concilier vitesse et art de vivre, l’être social et l’être sociable. Il offre un moderne « temps d’harmonie ».
À ses yeux, la beauté est partout et à tout un chacun. Elle ne doit pas être cultivée dans les musées mais distillée à chaque coin de rue. Les humbles n’en ont pas moins leur conception que les lettrés et ces vues de l’esprit s’enrichissent mutuellement. À ce titre, Fernand Léger réinvente les codes publicitaires de son époque, l’art de la composition des vitrines ou conçoit le premier film sans scénario. Programmatique, le titre de ce dernier : Ballet mécanique
décline son ambitieux projet de donner un coup de balai sur le ballet classique au profit d’un renouvellement cinématographique. Fernand Léger, inspiré par les circonvolutions de Charlot
patinant sur la glace, ne fait-il pas évoluer dans Skating Rink des Ballets suédois, les danseurs sur patins ? Comme nombre d’œuvres de l’artiste polymorphe, le Ballet mécanique se tient
sur la fascinante ligne de crête de l’abstraction sans jamais y succomber. Des objets de la vie ordinaire s’y mêlent sur une musique d’avant-garde de George Antheil en une sarabande sans
précédent ni égalée depuis.
L’Académie moderne qu’anime Fernand Léger à Montparnasse est également oxymore. Il s’agit de saisir le suc de la tradition et surtout des primitifs pour l’allier à l’épique souffle moderne. L’Académie moderne ne se contente pas de proposer de dessiner d’après modèles vivants, des praticiens chevronnés y donnent des cours de typographie, de signalétique polychrome ou de scénographie. Fernand Léger tente de convaincre, en pionnier, élus,
urbanistes et architectes de l’importance de la couleur, des murs peints et d’un art publicitaire tempéré en milieu urbain.
Il plaide auprès des patrons et des médecins la cause d’une couleur
ergonomique dans les espaces de travail et résiliente en confinement hospitalier.
En témoigne son ample mise en couleurs de l’Hôpital Franco-Américain de Saint-Lô dont malheureusement, en raison de son décès, une seule partie fut réalisée. Au demeurant, par ses
tons pimpants, Fernand Léger est l’Ange Gabriel du Pop-Art !

Adresse

La Ferme De La Bougonnière
Lisores
14140

Site Web

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