Musée Bayard

Musée Bayard Musée associatif du nom de BAYARD ouvert au public différents jours de la semaine et jours fériés. Les entrées sont libres et gratuites

Horaires : ouvert au public en avril les mercredis et samedis de 14h30 à 17h30 et de mai à octobre les mercredis, samedis et dimanches aux mêmes horaires.

Journée du souvenir en Alsace.Fidèle à son engagement, ce 16 et 17 mai 2026 , 24 membres de notre association se sont re...
28/05/2026

Journée du souvenir en Alsace.

Fidèle à son engagement, ce 16 et 17 mai 2026 , 24 membres de notre association se sont rendus en Alsace pour honorer les 68 combattants du 1er R.V.Y. tombés dans les combats de la Libération de cette contrée.
Cette année, c’est la commune de Guewenheim qui nous recevait, aidée par Madame Francine Gross, Présidente de l’association locale pour le Souvenir du 1er Régiment des Volontaires de l’Yonne.
Magnifique cérémonie en ce lieu, tant à l’église que sur la place du monument aux morts.
S’en est suivi un recueillement face à la stèle de Michelbach où sont inscrits les noms des 68 volontaires tombés en ces terres lointaines.
Les prises de parole des différentes autorités, principalement le discours de Mme Gross, ont été édifiantes quant aux souffrances et humiliations que les Alsaciens ont endurées pendant le conflit. Ils étaient devenus des Allemands, traités en sous-allemands sous la contrainte n**ie. Mais cela ne s’est pas arrêté là avec la victoire des Alliés.
Dès la germanisation de cette contrée, tous les jeunes de 17 à 25 ans avaient été recrutés pour le STO en Allemagne. Après un stage de 3 mois, ils étaient versés dans l’armée allemande et envoyés sur le front russe ! Nous les connaissons sous l’appellation « les engagés malgré nous ». Certains étaient enrôlés de force dans des unités S.S.
Lors de notre périple en 2025, un témoignage manuscrit d’un « engagé malgré lui » m’a été remis. Récit très émouvant de cet homme qui, toute sa vie, s’est vu montré du doigt d’avoir servi, sous la contrainte, dans l’armée allemande. Le pire moment fut celui de son retour au pays.
Des familles, qui avaient perdu leur enfant dans cette tourmente, posaient la question : pourquoi lui est revenu et pas le nôtre. Sentiment de jalousie selon toute vraisemblance ou de suspicion, mais combien frustrant pour cet homme qui avait eu la chance de s’en sortir.
Le voile se lève enfin sur cette page sombre de l’Alsace. Les langues se délient, les témoignages font surface timidement. Une association locale œuvre depuis quelques années au recueil des documents et les publie.
Nous comprenons mieux à présent pourquoi les Alsaciens tiennent tant à être reconnus pour des Français à part entière. Sous l’occupation le traumatisme infligé par le régime n**i a été supérieur à celui imposé au reste de la France et nous ne le savions guère…….

Pour cette année, notre périple en Alsace a été agrémenté par une visite du musée MM PARK France à La Wantzenau près de Strasbourg. Musée privé, un des plus grands d’Europe, consacré à la seconde guerre mondiale.
Plus de 300 mannequins, plus de 250 armes légères, des centaines d’engins lourds, une vedette rapide allemande à flot dans un bassin, des aéronefs……… Époustouflant, à voir absolument si vous en avez l’occasion.
Et pour terminer, une séquence photographique qui fixera pour tous l’ensemble du déroulé de ces deux merveilleuses journées.
Merci à nos amis Alsaciens pour l’accueil et leur investissement dans le Devoir de Mémoire, merci à nos deux porte-drapeaux, sans oublier celui de la section du Souvenir Français, section locale de Joigny qu’accompagnait Mme Annie Toussaint, présidente de cette section. Mon remerciement va également à l’adresse de notre ami Alain Marchand pour la majorité des photos qui illustrent mes propos.
Le Président.

28/05/2026
Sur invitation conjointe de M. Pascal JAN, Préfet de l’Yonne, et de M. Jean-Baptiste LEPETZ, Directeur académique des se...
15/05/2026

Sur invitation conjointe de M. Pascal JAN, Préfet de l’Yonne, et de M. Jean-Baptiste LEPETZ, Directeur académique des services de l’Éducation Nationale de l’Yonne, j’ai assisté ce mardi 12 mai 2026 à la cérémonie de remise des prix aux lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation.
Cette cérémonie, organisée par l’Éducation Nationale avec le soutien de l’O.N.A.C.V.G., se déroulait dans la salle de conférence de l’Abbaye Saint- Germain. Elle avait pour but de mettre à l’honneur des élèves et établissements icaunais ayant participé au concours, en valorisant leur engagement dans le travail de mémoire sur la Déportation et leur réflexion autour des valeurs de la Résistance.
Présentation à hauteur de l’événement, tant par le cadre que par la présence de personnalités et d’associations du monde combattant. A cela s’ajoutaient des élèves, porteurs des drapeaux d’associations dissoutes par l’usure et remis en leur garde par une convention lors d’une récente cérémonie.
Ces jeunes porte-drapeaux étaient épaulés par deux porte-drapeaux anciens, dont celui de Bayard.
Avant la remise des prix, les associations actives du monde combattant ont été citées et remerciées pour l’aide qu’elles ont pu apporter aux lauréats dans leurs recherches.
Notre association l’a été. C’est une belle reconnaissance de notre travail dans l’accueil des scolaires au musée.
Nous allons accentuer ce travail auprès de ces derniers car sur le département, j’ai pu constater que bon nombre d’établissements scolaires nous ignoraient jusqu’alors.
Le Président.

Un grand merci à Madame Irène Eulriet qui, le samedi 2 mai, est venue visiter le musée Bayard fondé en février 1945.Le t...
13/05/2026

Un grand merci à Madame Irène Eulriet qui, le samedi 2 mai, est venue visiter le musée Bayard fondé en février 1945.
Le témoignage qui suit de cette Conseillère Départementale incitera peut-être d’autres élus à venir découvrir l’unique musée de l’Yonne sur ce thème, ouvert gracieusement au public.

Irène Eulriet

Week-end consacré principalement à l'histoire :
celle de la Résistance, à travers la visite du musée du même nom à Joigny, à l'invitation de Dany Charpy que je remercie chaleureusement. Le groupement Bayard s'étendait à Sépeaux, Saint-Romain, à Villefranche mais aussi du côté de l'Aillantais. Ce musée est une mine de renseignements sur l'organisation, les missions, et surtout les hommes et les femmes qui se sont engagés valeureusement pour lutter contre l'occupant pendant la Seconde Guerre mondiale. Je salue les membres de l'association qui, sous la houlette de leur Président, réalisent un travail de recherche et de transmission essentiel.

Je profite de cet encart pour répondre à de petites piques.
Je ne parlerais pas assez de l’association sur notre site, je serais trop effacé au regard d’autres articles……….
En fait j’ai fait le choix de ne pas enchérir ces derniers lorsqu’ils sont suffisants, même s’ils contiennent de petites inexactitudes. Ce serait ouvrir la porte à une polémique sans fin qui lasserait le lecteur.
Dans les faits :
Le 24 avril l’association était bien présente sur les différents points de pose des pavés de mémoire selon le souhait des organisateurs que je remercie.
Oui je n’ai fait qu’un discours et ce, à la demande des organisateurs. Vous me le demandez, je vous le produis.
Roger VARREY(né en 1923 à Lyon – 1944, mort en déportation à Gusen- Autriche-)
Roger VARREY, alias « Victor », fait partie des 14 membres fondateurs du Groupe Jovinien Bayard en date du 1er mai 1941. Il portait le matricule interne 27. Cheminot au centre ferroviaire de Laroche-Migennes, il était responsable de la cellule Bayard du dépôt et travaillait conjointement avec son camarade Henri Pannequin plus spécialement chargé des liaisons et de l’approvisionnement.
Sous l’impulsion de ces deux jeunes Résistants, le petit groupe de six personnes,
-dit les mousquetaires, Luc Berton, Jean Buet, Edouard May et André LAFEUILLE- réalisa le sabotage de nombreuses locomotives, des fours à réguler, de la rotonde, de la grue de relevage de 50 tonnes et de nombreuses coupures de voies ferrées……………
En dehors de son activité sur le centre ferroviaire, Roger Varrey est l’auteur, sur son initiative personnelle avec deux autres camarades, de la destruction par incendie du drapeau Allemand qui flottait sur le Soldatenheim -Foyer du soldat- à Joigny, quai de Paris. La tête de cet auteur était mise à prix : 10.000F, soit l’équivalent d’un salaire de six mois pour un ouvrier moyen.
Il est arrêté le 1er avril 1944 en allant prévenir un camarade Résistant que la gestapo recherchait. Il est incarcéré à Auxerre.
Malgré la pression morale, par le fait que sa mère avait été arrêtée dans la foulée, -elle-même membre fondatrice de Bayard-, malgré la torture infligée par le tortionnaire Karl Hass, il ne lâchera rien. Sa mère sera remise en liberté faute de preuves à charge.
Il est déporté politique le 18 juin 1944 via le convoi 1229 (2139 hommes) à destination de Dachau. Il arrivera le 20 juin 1944.
Il est ensuite transféré à Mauthausen puis au camp annexe de Gusen où il disparait le 26 décembre 1944 à l’âge de 21 ans. Cette détention fut un calvaire car Roger Varrey était presque aveugle. Avant son arrestation, il avait presque perdu l’usage d’un œil en bricolant une arme au dépôt. Faute de soins, le deuxième œil avait été gagné par l’infection.
L’action sur le dépôt de Laroche Migennes, le troisième de France, était le carrefour stratégique de la grande ligne Paris Lyon Marseille et de lignes secondaires desservant le centre et l’Est de la France.
Fin 1941, deux groupes de Résistance s’organisent et actent sur ce point stratégique.
L’un d’obédience F.T.P. sous contrôle communiste dirigé par Louis RIGLET, l’autre d’obédience France Libre, le groupe Bayard sous contrôle du S.O.E. Jean Marie Buckmaster et de Libération Nord. Cette cellule cheminote Bayard est organisée par Roger Varrey et Henri Pannequin, tous deux employés sur ce centre.
Si à ses débuts ces deux groupes opèrent séparément et s’ignorent presque, dès 1943 ils organisent des actions communes ou coordonnées, ce qui est remarquable et peu courant pendant ce conflit.
L’arrestation de Louis Riglet qui ne dira rien et qui mourra sous la torture, découle d’une dénonciation d’ordre privée. D’autres arrestations dans son groupe ont lieu et ricochent sur Bayard, notamment l’arrestation de Roger Varrey quelques jours plus t**d.
Les deux groupes sont déstabilisés et certains Résistants sont contraints de quitter le dépôt par prudence. Ceux de Bayard, notamment les « quatre mousquetaires » rejoignent le maquis des Coudroies.
Les opérations devinrent moins spectaculaires un certain temps mais dire, comme c’est le cas dans certains ouvrages, que les deux groupes ont été durablement neutralisés est faux.
Louis Riglet et Roger Varrey avaient formés des émules et la liste est longue. Pour Bayard les principaux noms : Roland Laloy, Chatelain Jean, Boulommier Georges, Galloin Henri, Pohu Pierre. Ainsi ils continuèrent avec plus de prudence les sabotages mineurs -les sabotages divers sur matériel roulant qui survenaient principalement en dehors du dépôt- et qui contribuèrent à ralentir efficacement les renforts ennemis.
Louis Riglet, Roger Varrey, votre engagement et votre sacrifice ne furent pas vain, nous vous devons la Liberté.
Que nos jeunes s’en souviennent !
D.C.

Et pour terminer une petite note sur la cérémonie du 8 mai.
Elle fut superbe tant par les allocutions de notre Maire et de notre Député, le tout réhaussé brillamment par la prestation des élèves du lycée Louis Davier, de ceux du groupe scolaire Saint -Exupéry et du collège Marie Noël.
Un grand merci aux enseignants pour la maitrise et la gestion du groupe, les tenues, l’interprétation des chants. (Voir photo)
Ce qu’il faut avant tout noter, c’est que bon nombre de collégiens et de lycéens ne savent pas ce que l’on commémore. C’est la résultante du sabotage intellectuel d’État de leurs parents qui ont perdu de vue le caractère éphémère des périodes de paix.
Impliquer à nouveau les jeunes à venir aux cérémonies commémoratives dans les communes ne peut qu’être salutaire pour leur avenir. La cohésion est essentielle, ce n’est plus à démontrer.
Le Président

81e ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945 ET DE LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE EN EUROPE12 h : cérémonie du so...
09/05/2026

81e ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945 ET DE LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE EN EUROPE
12 h : cérémonie du souvenir au monument aux morts. Avec la participation de l’ensemble des associations patriotiques, de l’Harmonie de Joigny, des sapeurs-pompiers, des élèves du lycée Louis Davier inscrits dans le dispositif "Classe engagée", des élèves du groupe scolaire Saint-Exupéry de la maîtrise populaire et de la classe à horaires aménagés voix du collège Marie-Noël dirigés par leurs chefs de choeur Catherine Lebranchu et Julien Vernet. Ils ont interprété le Chant des partisans, la Marseillaise et l’hymne européen.
Dépôt de g***es, collecte pour la campagne nationale du Bleuet de France.
Notre association Bayard - 1er R.V.Y. a déposé une g***e conjointement avec le Souvenir Français.

Dimanche 26 avril 2026 Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation au cours de la guerre 1...
26/04/2026

Dimanche 26 avril 2026 Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation au cours de la guerre 1939-1945

9h15 : hommage aux résistants Joviniens morts en déportation. Dépôt de Gerbes.
– Roger Varrey (1923-1944, tué à Gusen),
– Jean Hémery (1900-1945, tué à Mauthausen),
– Irène Chiot (1898-1945, tuée à Bergen-Belsen)
L’hommage a été rendu le vendredi matin 24 avril 2026, lors de la pose du pavé car la circulation était restreinte ce week-end dans le secteur d’Epizy, à cause de l’exercice militaire ORION 26.

12h00 : cérémonie du souvenir au monument aux morts, place du 11 Novembre. Dépôt de Gerbes.
Lecture des noms des quinze Joviniens morts en déportation.

Ce vendredi 24 avril 2026, notre association a participé à trois cérémonies sur les huit pour la pose des pavés Stolpers...
26/04/2026

Ce vendredi 24 avril 2026, notre association a participé à trois cérémonies sur les huit pour la pose des pavés Stolpersteine* à Joigny.
Après deux ans de travail de la part de lycéens de la filière mécanique et carrosserie de Louis-Davier, et de leurs professeurs Carole Cerri, Nicolas Riou et Thierry Chef, les noms de huit Joviniens morts en Déportation sont désormais inscrits sur des pavés scellés au sol, devant leurs derniers domiciles connus.
Les pavés ont été posés aux lieux suivants Irène Rossel née Chiot / 28, rue d'Epizy; André Sampic / 24, rue Saint-Jacques ; Hélène et Gustave Weil / 21, rue Pasteur ; Sabatia Morand / 44, rue Basse-Pêcherie ; René Parigot / quai du 1er Dragons ; Roger Varrey / 54, avenue Roger-Varrey ; Jean Hémery / 8, allée de Villeroy.

* Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Stolpersteine

Adresse

5 Rue Boffrand
Joigny
89300

Heures d'ouverture

Mercredi 14:30 - 17:30
Samedi 14:30 - 17:30
Dimanche 14:30 - 17:30

Téléphone

+33386736094

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Musée Bayard publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Type