17/06/2026
Visiter le FAMILISTÈRE DE GUISE, une utopie réalisée :
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Jean-Baptiste André Godin est né en 1817 dans une famille modeste d’Esquéhéries (Aisne). C’est à l’âge de 18 ans, alors qu’il parcourt la France pour perfectionner son métier de serrurier, qu’il s’engage dans la quête d’un idéal pratique de justice sociale. Une vingtaine d’années plus t**d, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2 000 habitant·es, un complexe d’habitation collective inspiré du phalanstère de Charles Fourier. Le Palais social offrait « les équivalents de la richesse » à ses habitant·es, c’est-à-dire qu’il mettait à la disposition de la communauté les avantages matériels et intellectuels habituellement réservés aux individus fortunés : l’hygiène, la santé, le confort, l’éducation, la culture dans le but d’une émancipation sociale et politique pacifique. L’habitation collective fonctionnait comme un « condensateur social » ; elle devait favoriser la solidarité entre les habitant·es. Le Familistère est la réalisation d’un projet d’émancipation collective bien différent de celui des cités ouvrières patronales qui lui sont contemporaines. Godin fonda en 1880 l’Association coopérative du capital et du travail : les travailleur·ses acquirent le rang d’associé·e et purent élire parmi eux et elles, le ou la gérant·e du Familistère ; le Palais et ses usines devinrent leur propriété collective.