07/05/2026
Le naufrage du RMS Lusitania, le 7 mai 1915 au large des côtes irlandaises, est l’un des drames qui plongent la Grande Guerre toujours plus dans l’inhumanité.
Ce paquebot transatlantique britannique avait quitté New York le 1er mai 1915 à destination de Liverpool. À son bord se trouvaient 2 165 passagers et membres d’équipage, bientôt confrontés à la redoutable guerre sous-marine menée par l’Allemagne.
Torpillé par le sous-marin U-20, une première explosion survient à 14h10, suivie d’une seconde. En seulement 18 minutes, le navire sombre, emportant près de 1 200 personnes, dont 94 enfants.
Pourtant équipé de compartiments étanches, le Lusitania disparaît avec une rapidité surprenante. Comment l’expliquer ?
Et si, l’inhumanité de la guerre sous-marine à outrance de la Marine allemande rejoignait l’irresponsabilité de l'armée britannique ? Les passagers civils n’étaient pas la seule cargaison du lévrier des mers, en effet des sources parlent de quelques milliers de caisses de munitions, comprenant des obus, des cartouches et des munitions pour armes légères et de poing.
Les conséquences politiques sont majeures : ce drame choque profondément l’opinion publique, notamment aux États-Unis, où il contribue à faire pencher la balance en faveur de la Triple-Entente et prépare l’entrée en guerre en avril 1917. Parmi les victimes figurent aussi des personnalités, ainsi que 128 citoyens américains.
Le capitaine William Thomas Turner est accusé de négligence par le gouvernement britannique, mais la responsabilité officielle est attribuée à l’Allemagne.
Encore aujourd’hui, le naufrage du Lusitania suscite des débats sur la guerre sous-marine, le transport d’armes et la notion de crime de guerre. Mais il rappelle surtout une réalité souvent oubliée : le poids tragique des victimes civiles dans les conflits.