18/08/2026
Dès la fin juillet 1936, le magazine Regards pose les bases du photojournalisme moderne. Pour couvrir la guerre d’Espagne qui vient de débuter, le titre fait le choix de placer l'image au centre du récit de presse.
Sur le terrain, de jeunes photographes comme Robert Capa, Gerda Taro ou David Seymour (« Chim ») immortalisent le front et la société civile sous les bombes, tandis que John Heartfield y publie ses photomontages politiques. Leurs images ne se contentent pas de documenter le conflit : elles façonnent une culture visuelle du combat antifasciste.
Cet usage de l'image et du grand reportage constitue le premier maillon d'un engagement artistique et politique sans frontière. Quelques années plus t**d, bon nombre de ces artistes, journalistes et militants étrangers poursuivront ce combat dans l'ombre, mettant leur art, la gravure, l'imprimerie clandestine et la photographie au service de la Résistance française.
L'exposition « résistants d’ailleurs » leur rend hommage et met en avant le rôle de l’art comme vecteur de reconnaissance de l’apport des étrangers à la Résistance française.