21/02/2024
"Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit" - Extrait de la lettre de Missak Manouchian à sa femme.
À partir d’avril 1942, le groupe de résistance FTP-MOI (francs-tireurs et Partisans - main-d’œuvre immigrée), composé de jeunes militants communistes étrangers et français, parfois issus de la résistance juive, mène des actions armées contre l’occupant.
Un des responsables, Missak Manouchian, est arrêté avec 23 camarades entre le 12 et le 17 novembre 1943. Le procès s’ouvre le 15 février 1944 à l’hôtel Continental. À l’issue d’une parodie de procès, 23 des 24 accusés sont condamnés à mort. L’exécution a lieu le 21 février au Mont-Valérien (Suresnes). La seule femme du groupe, Olga Bancic, est transférée en Allemagne et exécutée le 10 mai à la prison de Stuttgart, le jour de son 32e anniversaire.
L’affiche rouge, tirée à 15 000 exemplaires, et de nombreux tracts petit format recto verso produits par le centre d'études antibolcheviques (CEA) sont diffusés partout en France, la presse collaborationniste s’occupant de relayer l’information selon l’angle voulu par l’occupant. Ces supports de propagande, diffusés à partir du mois de mars, présentent les résistants FTP-MOI comme des terroristes pour décrédibiliser la résistance auprès de l’opinion publique en jouant sur la peur, la xénophobie et l’antisémitisme. L’affiche rouge est devenue un des symboles de la résistance française après la guerre.
En photo : nouvel espace à découvrir au Mémorial : "Résistances en France, en Europe et dans le monde" © Collection Le Mémorial de Caen