Historial de Beaune

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Venez découvrir ce musée au coeur du camp Américain
Plongez dans l'univers de la 1ère et 2nde GM à travers une exposition d'uniformes et d'équipements militaires authentiques
En l'honneur et à la mémoire de l'Amitié Franco-Américaine

Ils viennent d arriver !!! Tout beaux tout neufs , les patch de l historial !!!! Merci a Angélique Marquise De Plessis-B...
30/08/2026

Ils viennent d arriver !!! Tout beaux tout neufs , les patch de l historial !!!! Merci a Angélique Marquise De Plessis-Bellières pour cette magnifique réalisation !!!!

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30/08/2026

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Marcel Talon, l’un des derniers survivants de Diên Biên Phu, nous a quittés
« Avec la disparition de Marcel Talon, c’est un grand serviteur de la France qui s’en va », témoigne Thierry Letellier, président de la section du Charolais de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH).

Marcel Talon, jeune parachutiste en Indochine. Photo fournie par Yves Blondeau

Décédé le 8 juillet à l’âge de 93 ans, Marcel Talon comptait parmi les derniers survivants à avoir été parachuté à deux reprises sur Diên Biên Phu avant de survivre aux camps de prisonniers du Viet Minh.

Né en 1932 à Gueugnon, Marcel Talon est appelé sous les drapeaux en 1953 pour effectuer son service militaire. Il est affecté au 14e Régiment d’infanterie parachutiste de choc avant de se porter volontaire pour poursuivre son engagement en Indochine, où il rejoint le 35e Régiment d’artillerie légère parachutiste.
Deux parachutages
Selon Thierry Letellier, président de la section du Charolais de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH), son parcours militaire illustre les engagements de cette génération d’anciens combattants. Marcel Talon débarque à Haiphong le 7 novembre 1953. Le 20 novembre, il est parachuté sur Diên Biên Phu avec le bataillon Bigeard. Blessé lors de ce premier engagement, il est évacué vers une base arrière. Après plusieurs opérations sur les hauts plateaux du Centre-Annam, il est de nouveau parachuté sur Diên Biên Phu le 20 mars 1954.

700 km à pied
Le 7 mai 1954 , lors de la chute du camp retranché, Marcel Talon est fait prisonnier. Il parcourt près de 700 km à pied jusqu’à son camp de détention, où il endure les privations et les mauvais traitements. Il survivra à cette captivité, contrairement à nombre de ses camarades morts durant la marche ou en détention.
Yves Blondeau, président de la section digoinaise de l’Union nationale des parachutistes (UNP), insiste sur les qualités humaines de Marcel Talon : « C’était un homme d’une grande force de caractère, mais d’une grande modestie. » Il rappelle également que l’ancien combattant « attribuait sa résistance aux épreuves à sa lucidité et à sa volonté de regarder devant, sans se retourner sur le passé ».

« C’est un grand serviteur de la France qui s’en va »
Après son retour à Gueugnon, Marcel Talon reprend son activité aux Forges. Marié en 1955, il est ensuite rappelé durant sept mois pour la guerre d’Algérie avant de réintégrer son entreprise, où il travaille pendant 31 ans. Avec son épouse, il a huit enfants, quatre filles et quatre garçons.

Thierry Letellier rappelle enfin que Marcel Talon était titulaire de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec étoile d’argent. « La SMLH, l’UNP et les Associations d’anciens combattants et de parachutistes saluent sa mémoire. Avec la disparition de Marcel Talon, c’est un grand serviteur de la France qui s’en va », conclut-il.
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27/08/2026

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🇫🇷🇪🇸 LUIS ROYO IBÁÑEZ — COMBATTANT DE LA NUEVE

🪖 Identité

Nom : Luis Royo Ibáñez
Né : 14 novembre 1920, Barcelone, Espagne
Décédé : 23 août 2016, Cachan, France
Alias : « Durand Dupont » et « Julián Escudero »
Profession déclarée à son engagement : conducteur
Grade final : soldat de 1re classe
Unité : 9e compagnie du Régiment de marche du Tchad — la Nueve, 2e Division blindée du général Leclerc.

Luis Royo Ibáñez appartient à cette génération de jeunes républicains espagnols qui, après avoir combattu pendant la guerre civile espagnole, poursuivirent leur lutte contre le fascisme et le nazisme aux côtés des forces françaises.

Son parcours est particulièrement remarquable : combattant de la guerre d’Espagne, réfugié de la Retirada, engagé dans la Légion étrangère, puis soldat de la 2e Division blindée du général Leclerc, il participe à la campagne de France et à la Libération de Paris.

🇪🇸 La guerre d’Espagne

En 1938, alors qu’il n’a que 17 ans, Luis Royo Ibáñez est mobilisé au sein de la « Quinta del Biberón », la classe du biberon, qui rassemble de très jeunes combattants républicains.

Il participe notamment aux combats de la guerre civile espagnole et à la bataille de l’Èbre.

Lorsque le front républicain s’effondre au début de 1939, il se replie vers la frontière française et franchit les Pyrénées pendant la Retirada.

Comme des milliers de républicains espagnols, il connaît alors l’internement dans les camps français, notamment à Prats-de-Mollo et à Agde.

🇫🇷 De la Légion étrangère aux forces de Leclerc

Le 11 juin 1941, Luis Royo Ibáñez s’engage dans la Légion étrangère à Marseille.

Il est envoyé en Afrique du Nord et sert notamment au Maroc. Après le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942, son parcours militaire prend une nouvelle direction.

Le 27 juillet 1943, à Oran, il est incorporé aux Forces françaises libres.

Il rejoint ensuite les formations du général Philippe Leclerc et est affecté au Régiment de marche du Tchad, au sein de la 2e Division blindée.

Il rejoint la 9e compagnie, qui deviendra célèbre sous son surnom espagnol : la Nueve.

🛡️ La Nueve

Luis Royo Ibáñez appartient à la 1re section de la Nueve et exerce la fonction de conducteur.

Il est associé au half-track américain « Madrid », immatriculé 410655.

La Nueve est composée en grande majorité de républicains espagnols. Ces hommes ont combattu pendant la guerre civile espagnole avant de poursuivre la lutte contre les forces de l’Axe dans les rangs de la France combattante.

Ils vont participer à certaines des opérations les plus importantes de la 2e Division blindée : les combats de Normandie, la marche vers Paris, la Libération de la capitale, puis les combats dans l’Est de la France et jusqu’en Allemagne.

⚔️ Le débarquement en Normandie

La Nueve arrive en Normandie au début du mois d’août 1944.

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1944, les hommes de la compagnie débarquent à Utah Beach, avec les autres éléments de la 2e Division blindée.

Ils sont immédiatement engagés dans la campagne de Normandie.

La Nueve participe notamment aux combats autour d’Écouché, où ses hommes affrontent les forces allemandes dans de violents combats.

Après la rupture du front allemand, la 2e DB reçoit l’ordre de foncer vers Paris.

⭐ 24 août 1944 — La Nueve entre dans Paris

Le 24 août 1944, la Nueve reçoit l’ordre de se diriger vers Paris.

Luis Royo Ibáñez prend part à cette progression comme conducteur du Madrid.

En fin de journée, les véhicules de la Nueve pénètrent dans la capitale.

À 21 h 22, les premiers éléments de la compagnie atteignent la place de l’Hôtel-de-Ville.

Les véhicules portent des noms espagnols rappelant les combats de la guerre civile : Guadalajara, Guernica, Madrid, Teruel, Ebro…

L'arrivée de ces hommes, dont une grande partie sont des républicains espagnols, constitue l'un des épisodes les plus symboliques de la Libération de Paris.

Le lendemain, 25 août, la reddition allemande est signée et Paris est officiellement libéré.

Le 26 août 1944, Luis Royo Ibáñez participe avec les hommes de la 2e DB aux cérémonies et au défilé de la Libération.

🇫🇷 Après Paris, la guerre continue

La libération de Paris ne marque pas la fin de la guerre pour la Nueve.

La 2e Division blindée reprend rapidement la route vers l’Est.

Les hommes de Leclerc combattent dans les Vosges, puis poursuivent leur progression vers l’Alsace.

Le 19 septembre 1944, Luis Royo Ibáñez est blessé à Vaxoncourt, dans les Vosges.

Il est évacué et soigné en Angleterre avant de reprendre par la suite son parcours.

La Nueve poursuivra encore les combats jusqu’en Allemagne et en Autriche.

🏅 Ses décorations

Le parcours de Luis Royo Ibáñez est reconnu par plusieurs distinctions françaises.

🇫🇷 Légion d’honneur — chevalier
Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 6 août 2004.

🇫🇷 Médaille militaire
Elle lui est attribuée le 31 décembre 1977.

🇫🇷 Croix de guerre 1939-1945

🇫🇷 Croix du combattant

🇫🇷 Croix du combattant volontaire

🇫🇷 Médaille des blessés de guerre

🏅 Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris
En 2010, la Ville de Paris lui remet cette distinction en hommage à son parcours de combattant de la Nueve et à son rôle dans la Libération de la capitale.

🕊️ Les dernières années

Après la guerre, Luis Royo Ibáñez choisit de rester en France.

Il s’installe à Cachan, dans le Val-de-Marne, où il travaille notamment pour Citroën.

Pendant plusieurs décennies, il demeure un témoin de l’histoire de la Nueve et de l’engagement des républicains espagnols dans les forces françaises.

Il apparaît également dans des témoignages et documentaires consacrés à la Nueve, contribuant à préserver la mémoire de ces combattants espagnols longtemps restés dans l’ombre de la Libération.

Luis Royo Ibáñez meurt le 23 août 2016, à l’âge de 95 ans.

Il restera associé à l’histoire de la Nueve, notamment comme conducteur du half-track Madrid, l’un des véhicules de cette compagnie qui furent parmi les premiers éléments français à entrer dans Paris le 24 août 1944.

Son parcours résume celui d’une génération qui, après avoir perdu la guerre en Espagne, poursuivit le combat en France contre le nazisme.

De la guerre civile espagnole aux Vosges, de l’exil à la Libération de Paris, Luis Royo Ibáñez aura consacré une partie essentielle de sa vie au combat contre les dictatures européennes.

🇫🇷 Un républicain espagnol devenu combattant de la France combattante. Un homme de la Nueve. Un des libérateurs de Paris.

27/08/2026

27 août 1944
A 07h00, reddition sans condition du bastion de Saint-Mandrier à Toulon. La garnison allemande avec à sa tête l'amiral Ruhfus, commandant la défense de la ville, se rend au lieutenant-colonel Le Puloch, commandant le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM). 1 800 hommes dont 40 officiers sont fait prisonniers, grâce notamment à l'intervention décidée de deux citoyens suisses. C'est la fin des combats pour la prise de Toulon, engagées par les deux divisions coloniales de la 1ère Armée (1ère DFL du général Brosset et 9ème DIC du général Magnan). Elle nous à couté 2 800 tués ou blessés dont plus de 100 officiers.

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27/08/2026

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🇫🇷 Il y a 82 ans 🇫🇷
Paris 25 août 1944

Duel de chars,place de la Concorde.

Voici le récit de cette éperonnage digne de l'antiquité.

A 13 heures, sous le commandement du commandant de La Horie, la 1ère section de chars (lieutenant Bénard) se lance à l'attaque de l'hôtel Meurice appuyée dans sa progression par deux sections d'infanterie du Tchad. L'hôtel Meurice est le Q.G. du général von Choltitz, commandant la garnison allemande du "Gross Paris". La progression commence le long de la rue de Rivoli ; les fantassins bondissent de pilier en pilier et de porte en porte ; le lieutenant Bénard défonce une barricade antichars et débouche sur la place de la Concorde. Là, son char de tête le DOUAUMONT (chef de char, sergent Bizien, vingt et un ans) tombe nez à nez avec un Panther, engagé dans un duel au canon avec des Sherman qui le tirent du haut de l'avenue des Champs-Élysées. Il lui envoie l'obus qui est dans son 75, un explosif dont l'effet est nul sur l'épais blindage de l'Allemand ; puis le tireur, n'ayant plus de perforants sous la main, recharge avec un fumigène encore plus inefficace. Cependant le Panther commence à tourner son terrible 75 PAK vers le DOUAUMONT, mais heureusement sa tourelle, actionnée à la main, ne peut tourner rapidement : le conducteur du DOUAUMONT, Campillo, fonce sur le Panther et l'éperonne ; le 75 allemand, vu sa longueur, est arrêté dans sa rotation par la paroi de la tourelle du DOUAUMONT et ne peut tirer sur celui-ci. L'équipage boche, profitant du nuage artificiel provoqué par le fumigène, quitte son Panzer et s'engouffre par la grille de la place de la Concorde dans le jardin des Tuileries.
Hélas ! à peine le sergent Bizien qui, fou de joie, s'embrasse avec son équipage, se remet-il en route, qu'une b***e tirée d'un toit l'atteint en pleine tête. Il s'écroule, mort, dans sa tourelle. Encore un ancien de la compagnie qui part en héros !

Hasard étrange : dix mois plus t**d, sur l'autostrade de Munich, les chasseurs de l'équipage du DOUAUMONT II qui est tombé en panne, interpellent un tankiste allemand, qui passe muni d'un laissez-passer américain, pour rejoindre son foyer ; ils lui demandent un coup de main - entre collègues des chars - pour les aider à faire monter leur Sherman sur un porte-chars ; au cours de la conversation, ils apprennent de lui qu'il était précisément le conducteur du Panther allemand éperonné place de la Concorde par le char qu'il aide à manœuvrer.

Adresse

23 Rue Du Docteur Tassin
Beaune
21200

Heures d'ouverture

Mercredi 14:30 - 16:30
Dimanche 14:30 - 16:30

Téléphone

+33677130537

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