21/07/2026
Il y a 6 jours, je vous annonçais la présentation à venir de l'histoire de la chambre du poilu à un groupe d'enfants de 3 à 11 ans.
Un exercice peu courant et inédit pour moi.
Cette présentation a été faite hier dans le cadre de l'association Pomme d'Api, la garderie et le centre de loisirs de Bélâbre, dépendant de Familles Rurales.
Céline, la directrice, assistée de ses trois collaboratrices a assuré la bonne tenue de cette activité nouvelle pour cette vingtaine d'enfants.
De leur côté, Dany, Suzanne, Christian et Vincent m'ont apporté leur aide logistique. Que tous soient remerciés pour leur implication.
Comment susciter l'intérêt de l'auditoire avec un sujet qui n'a. rien de ludique ?
Tout simplement en intégrant une notion de mystère aboutissant à la découverte de trésors. Là les yeux s'écarquillent et les premières questions fusent. Ce n'étaient sans doute pas les réponses qu'ils attendaient mais nous avons réussi à capter leur curiosité.
Autre défi, les situer dans le temps et dans l'espace. Leur dire que cette histoire a 130 ans ne leur parlait pas trop. Leur montrer quelques photos de Bélâbre datant du début du XXème siècle avec des rues et des maisons qui n'ont pratiquement pas changé, leur dire que c'était du temps du papi du papi de leur papa ou de leur maman était plus concret.
A l'époque pas de voiture mais des chevaux et des calèches, un petit train, pas d'eau dans les maisons, pas de machine à laver mais des femmes qui lavaient le linge dans la rivière, pas de téléphone, de télévision, de portable, tablette, etc. Photos à l'appui bien sûr.
Ensuite, présentation d'Hubert Rochereau, de sa vie civile et militaire, de la guerre, de sa disparition, du chagrin des parents, de la chambre fermée pendant 100 ans, des trésors qui ont été découverts, du déménagement et du projet. Tout cela adapté à leur niveau de compréhension.
Dès questions, des réponses, des éclaircissements apportés par Céline et ses assistantes. Enfin une ronde et la présentation de quelques objets provenant de la chambre : l'encrier protégé par un petit obus en bois, des photos d'Hubert très jeune et soldat, une écritoire, un cahier écrit par le père d'Hubert, une belle écriture difficile à déchiffrer pour deux enfants.
En se séparant une heure et demi après le début, alors que nous avions prévu une demie heure, remise à chacun du livret de l'association avec une lettre destinée aux parents pour les inciter à approfondir un peu cette découverte avec leur enfant.
Une façon, modeste certes, de transmettre la mémoire de notre village.