29/09/2026
Rétrospective de la bijouterie Mascaras : Maison du vieil Albi du 1er au 31 octobre 2026.
Albi, rue Mariès, au coeur de la cité, un commerce, une histoire, une famille.
Par acte du 14 février 1895, madame veuve Berbié vend son fond de commerce en bijouterie à
Louis Mascaras qui devient locataire d’une partie de l’immeuble situé au 40 de la rue Mariès. Le
rez-de-chaussée de l’immeuble avait été divisé en deux parties égales pour l’implantation de
deux commerces : la bijouterie Berbié et une mercerie tenue par madame Vayssettes.
Au début de l’année 1914, Louis Mascaras achète l’immeuble de la famille Berbié après le départ
de madame Vayssettes.
À la fin des années 30, la famille Mascaras rénove la façade de la bijouterie en utilisant un
matériau noble, le marbre.
En 1949, à l’occasion du centenaire de la bijouterie Berbié-Mascaras, Paul Mascaras organise
une exposition dans sa bijouterie en partenariat avec le musée Christofle. À cette occasion, il
présente des pièces d’orfèvrerie exceptionnelles en argent massif, notamment une table de
chasse d’apparat dressée dans un décor champêtre au rez-de-chaussée du magasin.
Le 1er décembre 1969, la candidature de la bijouterie Mascaras a été retenue pour ouvrir un
pavillon Christofle au 30 de la rue Mariès à Albi. C’est un magasin spécialisé dans l’art de la table
présentant au public avec l’orfèvrerie Christofle les créations des marques françaises les plus
emblématiques en porcelaine de Limoges et en cristallerie.
L’ultime transformation de la bijouterie Mascaras a eu lieu en 1989-90.
La bijouterie étant située en face la collégiale Saint-Salvy, l’emploi de matériaux identiques à ceux
utilisés pour la construction de la collégiale, la patine chaude de la brique rose et la blancheur de
la pierre calcaire contribuèrent à l’élaboration d’une façade parfaitement adaptée dans ce secteur
sauvegardé.
De 1895 à 2010, quatre générations se sont succédées à la bijouterie Mascaras en présentant au public des produits d’excellence en joaillerie, en horlogerie de luxe et dans l’art de la table. À elles
quatre, elles ont bouclé près de 115 années d’activités familiales avant de disparaître de la scène
commerciale albigeoise.