07/06/2026
🇫🇷 🇫🇷 C'était un 7 Juin... 🇫🇷 🇫🇷
Le 7 juin 1940, le capitaine N’Tchoréré et le caporal N’Tchoréré morts pour la France....
Ils sont morts le même jour pour la France à une cinquantaine de kilomètres de distance. Le 7 juin 1940, le capitaine Charles N’Tchoréré qui était directeur de l’École des enfants de troupes de Saint-Louis du Sénégal avant la déclaration de guerre, et commande alors sur le front de Picardie la 7e compagnie du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais, son fils Jean-Baptiste N’Tchoréré caporal au 2e régiment d’infanterie coloniale périssent.
Le père est victime d’un crime de guerre perpétré par des soldats allemands racistes. Il vient de combattre jusqu’à épuisement total de ses munitions et sa compagnie de 120 hommes n’en comprend plus que quinze. L’officier allemand qui appartient à la 7e Panzerdivision commandée par le général Erwin Rommel, tient à humilier cet officier français noir qui s’est si bravement battu avec ses hommes, refuse de rejoindre les mitrailleurs sénégalais et se dirige vers le groupe des officiers blancs.
Il est abattu d’un coup de pistolet. Comme l’a mentionné Bakari Kamian témoin des événements : » Le capitaine N’Tchoréré a donné sa vie pour faire respecter sa dignité d’officier français, ses droits d’être un homme comme les autres, la dignité de l’homme noir. Autour de lui sont tombés des dizaines de combattants maliens originaires de la plupart es régions du Mali et auxquels il avait su communiquer sa rage de se battre et son dévouement sans réserve à la Mère Patrie ».
Son fils, Jean-Baptiste tombe derrière son canon antichar après avoir détruit plusieurs blindés ennemis à Remiencourt. Retenons aussi la lettre que son père lui avait adressé le 26 août 1939. « Mon fils j’ai sous les yeux ta dernière lettre, comme je suis fier d’y trouver cette phrase : quoi qu’il arrive, je serai toujours prêt à défendre notre chère patrie, la France. Merci mon enfant de m’exprimer ainsi ces sentiments qui m’honorent en toi. La vie vois-tu, mon fils, est quelque chose de cher, servir sa Patrie, même au péril de sa vie, doit l’emporter toujours !
J’ai une foi inébranlable en la destinée de notre chère France, rien ne le fera succomber, et s’il le faut, pour quelle reste grande et fière de nos vies, eh bien qu’elle les prenne! Du moins, plus t**d, nos jeunes frères et nous neveux seront fiers d’être Français, ils pourront lever la tête sans honte, en pensant à nous ».