11/02/2026
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Rarement considéré au regard de sa production multiple dans la littérature secondaire, William Métein a pourtant développé, au cours de sa carrière, une pratique artistique centrée autant sur la peinture que sur la gravure.
➡ L’étude de quelques collections publiques et privées atteste que cet artiste genevois, originaire d’Argovie par sa mère et des États-Unis par son père, a trouvé l’inspiration en Valais, au nord de l’Italie et au sud de la France, mais surtout en Bretagne ainsi que dans la Cité de Calvin. C’est dans ces différents lieux, citadins et ruraux, qu’il puise des motifs issus de scènes du quotidien, de personnages et de certains éléments de l’aménagement urbanistique européen du premier quart du 20e siècle.
Genève, où il habite et travaille, est un sujet récurrent pour ses gravures, tel que le montre l’œuvre multiple ci-contre, exécutée sur bois. Elle offre une vue de la ville facilement reconnaissable grâce à divers éléments significatifs.
🔍 Dans la partie droite de la composition, des peupliers d’Italie s’élèvent de l’Île Rousseau tandis que l’angle inférieur gauche est traversé en partie par le pont du Mont-Blanc sur lequel se promènent des passants. En arrière-plan, de nombreux bâtiments, traduisant la densité de la ville, sont surplombés par la Cathédrale Saint-Pierre, identifiable par ses deux tours et la Flèche centrale. Au loin, les éléments citadins disparaissent et laissent place au Salève, l’emblématique montagne de la cuvette genevoise. Au centre, finalement, le Lac Léman et ses remous apparaissent de manière évidente. Et le seul bateau mouche qui y vogue est un habile rappel de l’intérêt de William Métein pour les représentations de marines et les éléments lacustres.
ℹ William Métein (1890-1975), sans titre (Genève), sans date [vers 1928], xylogravure, 34,5 x 27,5 cm. Collection privée. 📷 Raphaël Fiorina.