11/08/2025
Vous l'aviez déjà vu passer il y a juste une année : Le tombeau du beau-père de Marguerite de Bossonnens, dont les enfants marquent la transition de la famille d'Oron à la famille de La Sarraz.
Sculpté au XIVe siècle, ce gisant funéraire est absolument répugnant. Des crapauds lui dévorent la bouche, les yeux et les entrailles tandis que des vers rampent sur ses jambes et ses bras.
On explique traditionnellement cette représentation par la mort pitoyable du défunt : alors qu’il chassait seul, le chevalier suisse François de La Sarraz tomba dans un lac et s’y noya. Sa famille retrouva son corps recouvert de grenouilles et de serpents. On raconte aussi que ses vassaux, victimes de sa tyrannie, se vengèrent en lui sculptant ces horreurs sur son tombeau.
Tout ceci n’est sans doute que légendes. François de La Sarraz, comme d’autres contemporains, a délibérément commandé cette œuvre atypique, représentative de l’art macabre à la fin du Moyen Âge. Par humilité, le chevalier s’est fait figurer, en proie à la décomposition de son corps. « Tu es né poussière et tu retourneras poussière ».
À voir dans la chapelle Saint-Antoine de la Sarraz, canton de Vaud, Suisse.
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