08/27/2026
Investir dans l’art, c’est investir dans notre identité
Ce matin, la presse parle d’investissement culturel au Québec.
Et pourtant, les arts visuels, eux, continuent d’être les grands oubliés.
Ils dépassent les frontières, ils font rayonner notre culture partout dans le monde — sauf ici, où ils restent trop souvent imméniprésents, acquis, sous-estimés.
Avec l’apport de l’immigration récente, notre paysage artistique s’est enrichi d’une diversité exceptionnelle.
Mais sans un financement adéquat, cette richesse s’effrite.
Nos artistes québécois sont primés à l’étranger, reconnus pour leur audace et leur sensibilité…
et pourtant, chez nous, ils peinent à vivre de leur art.
L’art, c’est notre patrimoine vivant.
C’est ce qui relie les générations, ce qui raconte qui nous sommes.
C’est aussi ce qui permet aux enfants de développer leurs capacités à exprimer leurs émotions, à créer, à rêver, à retrouver l’insouciance dans un monde saturé de robotisation et de médias sociaux.
En période électorale, il est légitime de se demander :
si Loto-Québec investit des millions pour rappeler que “le jeu reste un jeu”,
ne serait-il pas plus pertinent d’investir une partie de ces profits dans la culture,
dans ce qui élève plutôt que ce qui entretient la dépendance?
Investir dans l’art, c’est investir dans notre patrimoine collectif.
C’est reconnaître que la créativité est une force économique, sociale et humaine.
C’est comprendre que l’exode de nos créateurs vers d’autres pays n’est pas une fatalité, mais le résultat d’un manque de reconnaissance ici.
Parce qu’au Québec, quand tu réussis, on te critique plus qu’on te célèbre.
Parce que la mentalité du “petit pain” étouffe la grandeur de nos talents.
Développer sa créativité, c’est concevoir ses rêves.
Et l’art, c’est ce qui restera quand les décennies auront passé,
quand les mots auront changé,
et que le mot “québécois” risquera d’avoir disparu du vocabulaire.
Soyons fiers de nos artistes.
Investissons dans notre propre patrie.
Parce que l’art, c’est ce qui nous définit.