08/21/2026
𝐂𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 ❤️ 𝐝𝐞 𝐥'𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞 | 𝐌𝐞́𝐥𝐚𝐧𝐢𝐞
Cette semaine, le coup de cœur de Mélanie n'est pas seulement une œuvre. C'est plutôt l'histoire derrière l'œuvre qui a attiré son attention... une de ces anecdotes fascinantes à découvrir lors d'une visite guidée au Musée de la sculpture sur bois.
À partir du milieu des années 1950, Médard Bourgault entreprend de décorer son terrain, aujourd'hui le Domaine Médard-Bourgault, de sculptures réalisées à partir de bois de grève. Inspiré par la mythologie grecque, il rêve de créer une mythologie bien de chez nous. Dans ses sculptures, les montagnes, les rivières, les vents et les légendes du Québec prennent vie sous forme de personnages et de récits. Des œuvres comme 𝐿𝑒𝑠 𝑇𝑟𝑜𝑖𝑠 𝐺𝑟𝑎̂𝑐𝑒𝑠, 𝐿𝑒𝑠 𝐿𝑎𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒𝑠, 𝐷𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑒̂𝑡𝑒𝑠, 𝐴𝑝𝑝𝑎𝑙𝑎𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝐿𝑎𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒𝑠, 𝐴𝑚𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝐴𝑝𝑝𝑎𝑙𝑎𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝐿𝑎𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒𝑠 ou encore 𝐸𝑛𝑙𝑒̀𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝐿𝑎𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝐴𝑝𝑝𝑎𝑙𝑎𝑐ℎ𝑒𝑠 témoignent de cette vision unique.
Parmi toutes ces histoires, celle qui touche particulièrement Mélanie est la légende de La Coureuse des grèves, ancrée dans la mythologie de Saint-Jean-Port-Joli.
On raconte que cette jeune femme allait à la rencontre des marins sur les berges du village pour leur offrir de la nourriture. Grâce aux récits de son père, ancien marin, elle connaissait les ports du monde entier sans jamais y avoir mis les pieds! Chaque été, les équipages attendaient sa visite. Puis, un soir d'automne, appelée par le cor de brume d'un navire, elle disparut à jamais.
Une autre version de la légende raconte que sa mère n'était autre que le fleuve Saint-Laurent et que, lors de sa disparition, elle retourna auprès d'elle.
Suivant ce mythe, Médard Bourgault sculpta une 𝐶𝑜𝑢𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑟𝑒̀𝑣𝑒𝑠 en bois flotté, qu'il installa sur la berge longeant son terrain. En 1983, Radio-Québec tourna le reportage 𝐿𝑒𝑠 𝐵𝑜𝑢𝑟𝑔𝑎𝑢𝑙𝑡 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐽𝑒𝑎𝑛-𝑃𝑜𝑟𝑡-𝐽𝑜𝑙𝑖. Pour les besoins d'une séquence, la sculpture fut alors enchaînée à un rocher afin qu'elle soit recouverte par les eaux du Saint-Laurent. Les images devaient ensuite être diffusées à l'envers pour donner l'impression qu'elle émergeait du fleuve.
Lorsque l'équipe retourna la récupérer quelques jours plus t**d, elle avait malheureusement disparu, emportée par les marées du Saint-Laurent. Une perte, certes, mais aussi une fin d'une grande poésie, car comme le veut la légende, la Coureuse des grèves retourne à sa mère, le fleuve. La sculpture de Médard Bourgault aura connu le même destin...
C'est toute l'histoire derrière cette œuvre qui fascine Mélanie, et voilà pourquoi elle tenait à vous la faire découvrir ❤️
Comme si le Saint-Laurent lui-même entretenait encore le mythe!
👉 Venez découvrir les œuvres, les légendes et les anecdotes qui font l'histoire de Saint-Jean-Port-Joli lors de votre prochaine visite au Musée de la sculpture sur bois.
Planifiez votre visite: https://www.museedelasculpturesurbois.ca/
Connaissiez-vous la légende de la Coureuse des grèves? 🌊
𝐍𝐨𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬
Nous ne disposons malheureusement pas des droits de diffusion d'une photographie de la sculpture 𝐿𝑎 𝐶𝑜𝑢𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑟𝑒̀𝑣𝑒𝑠 de Médard Bourgault. Nous avons donc choisi de vous présenter trois œuvres de la même série mythologique afin d'illustrer cette histoire.
Il est toutefois possible de voir une photographie de La Coureuse des grèves dans le livre 𝑀𝑒́𝑑𝑎𝑟𝑑 𝐵𝑜𝑢𝑟𝑔𝑎𝑢𝑙𝑡 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑠 ℎ𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠. Il est également possible de visionner une copie du documentaire 𝐿𝑒𝑠 𝐵𝑜𝑢𝑟𝑔𝑎𝑢𝑙𝑡 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐽𝑒𝑎𝑛-𝑃𝑜𝑟𝑡-𝐽𝑜𝑙𝑖 aux Archives de la Côte-du-Sud, où apparaît la sculpture.
📷Photo 1 :
𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐞̂𝐭𝐞𝐬
Médard Bourgault, vers 1960.
Bois de grève
Crédits : François Gauthier
📷 Photo 2 :
𝐃𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐫𝐞̀𝐯𝐞𝐬
Médard Bourgault, année inconnue
Essence de bois inconnu et bois de grève
Crédits : François Gauthier
📷Photo 3 :
𝐋𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐠𝐫𝐚̂𝐜𝐞𝐬
Médard Bourgault, entre 1960 et 1963
Bois de grève
Crédits : François Gauthier