06/23/2026
Les œuvres d'andes a. beaulé présentées dans l'exposition « En attente d'une bonne nouvelle » relèvent d’interprétations sensibles de vécus en dehors de la représentation. Les abstractions y sont q***r, la posture s’opacifie pour tenter d’orienter le regard à la lecture — de l’image, des formes, de la spatialité. Elles sont des éphéméras d’un temps qui a jadis été; une main a fabriqué, dessiné, imprimé, chauffé l’acier... voyant les arts visuels comme une possibilité de transformation et de décentrement, l’œuvre « nos postures aspirent au maintien de leurs aspérités » déjoue les codes bidimensionnels de l’image au profit d’un appel au mouvement. C’est par le déplacement du corps et son décentrement que les pièces se dévoilent. Une profondeur se dégage grâce à la personne qui observe, qui bouge devant l’œuvre, ayant ainsi une agentivité dans la lecture du diptyque tenu par des griffes coulées en aluminium.
Convaincu·e que la posture d’artiste est le privilège de transformer la matière d’un état à l’autre, l’ensemble des pièces qu’andes a. beaulé présente dans l’exposition oscille entre déjouements perceptifs, regards obliques et jeux d’échelles pour espérer, en retour, des transformations en nous et pour nous.a.beaule
👉 À voir en ce moment à la galerie et ce jusqu'au 18 juillet. Commissaire de l'exposition: Frédérique Ulman-Gagné
Images :
– « nos postures aspirent au maintien de leurs aspérités (diptyque) », 2026, acier chauffé (iridescence) et gravures dessinées, 122 x 96,5 cm (chaque).
– « nos postures aspirent au maintien de leurs aspérités » (détail du diptyque)
– Série « j’ai le mal du pays quand je manque d’espace pour voir le ciel (I, II, III, IV) » (2025), polyptyque, monotypes sur cuivre, encre à l’huile, 28,6 x 19 cm.
– « éclats », 2023, graphite sur papier, 38 x 28 cm.