10/07/2026
⛵ Traverser l’Atlantique
Marguerite Bourgeoys, alors âgée de 33 ans, quitte sa ville natale en 1653 ; ce sera sa première traversée de l’Atlantique : elle rejoint Ville-Marie aux côtés de Paul de Chomedey de Maisonneuve et de la Grande Recrue afin de mettre ses qualités éducatives au service du projet de Nouvelle-France.
D’après la tradition orale, cette mallette de voyage aurait appartenu à Marguerite Bourgeoys et lui aurait servi lors de ses voyages et dans le cadre de ses différents déplacements. Restaurée en 2019 par l’Institut canadien de conservation, elle est recouverte de vélin, un cuir de qualité supérieure réalisé à partir de la peau d’un veau mort-né (près de la fermeture apparaît un peu de poil de l’animal).
Dans le cadre des préparatifs de son second voyage en France (1670-1672), afin de recevoir notamment les lettres patentes (acte législatif émis par le souverain sous l’Ancien Régime) qui reconnaîtront légalement sa communauté de sœurs enseignantes ; une mallette aurait été oubliée à Québec, pendant le transfert de bateau, avec les certificats nécessaires à la réception de ces lettres. À la demande de Marguerite Bourgeoys, déjà à bord, les documents seront finalement envoyés en France par le prochain navire et la mallette sera retournée à Ville-Marie. S’agit-il de celle-ci ? Cela est possible, mais à la lumière de nos connaissances actuelles, nous ne pouvons l’attester avec certitude.
Le caractère à la fois intime et historique de sa mallette nous fait voyager dans le temps et nous rappelle que Marguerite Bourgeoys fit sept traversées de l’Atlantique au cours de sa vie.
👀 Venez la découvrir dans l’exposition permanente du Site historique Marguerite-Bourgeoys !
Image 1 : Mallette, 1670 (Avant), laiton, bois, vélin, 19 cm x 38 cm x 22.8 cm, 1999.217, collection du Site historique Marguerite-Bourgeoys.