Académie des lettres du Québec

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Académie des lettres du Québec Fondée en 1944, l'Académie rassemble des écrivain·es et intellectuel·les québécois·es et francophones

Les principales activités régulières de l’Académie sont les suivantes :

la Rencontre québécoise internationale des écrivains (RQIÉ)
le Colloque de l’Académie
la remise des Prix et de la Médaille
la publication de la revue Les Écrits.

🗞 LIRE ET RELIRE LES RELATIONS DE JACQUES CARTIER À L’HEURE DÉCOLONIALE  🗞Cette semaine a été publié le Devoir de littér...
09/30/2026

🗞 LIRE ET RELIRE LES RELATIONS DE JACQUES CARTIER À L’HEURE DÉCOLONIALE 🗞

Cette semaine a été publié le Devoir de littérature du mois de septembre!

Retrouvez les réflexions de l'auteur et professeur Claude La Charité sur les récits de voyage de Jacques Cartier dans le lien en commentaire 🔗

« Plus qu’une émotion esthétique, cette liste de toponymes mène à une réflexion sur le caractère transitoire des conventions humaines, parfois brutalement imposées pour des motifs politiques fort discutables, en songeant à la manière dont un certain dirigeant a rebaptisé le golfe du Mexique ou le lac Ontario. »

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À propos du Devoir de littérature
Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, « Le Devoir de littérature » propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.

À propos de l’auteur de cette chronique
Claude La Charité est professeur de littérature à l'Université du Québec à Rimouski. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire littéraire, création et patrimoine imprimé, il est spécialiste de l'humanisme de la Renaissance. Auteur de La rhétorique épistolaire de Rabelais (2003), il a participé à la plus récente édition de ses œuvres complètes, Tout Rabelais (2022) et codirige la revue L'Année rabelaisienne aux Classiques Garnier. Il est un collaborateur régulier d'Aujourd'hui l'histoire.

Pour lire tous les Devoir de littérature, rendez-vous directement sur le site du Devoir !

📷 Illustration de Christian Tiffet

Reçu à l'Académie des lettres du Québec en 1995, nous offrons toutes nos pensées à la famille de Louis Caron, à ses coll...
09/15/2026

Reçu à l'Académie des lettres du Québec en 1995, nous offrons toutes nos pensées à la famille de Louis Caron, à ses collègues et à ses proches.

🗞 FERNAND DUMONT, POUR LA PROCHAINE FOIS 🗞Cette semaine a été publié le dernier Devoir de littérature avant l’été🐚Retrou...
06/09/2026

🗞 FERNAND DUMONT, POUR LA PROCHAINE FOIS 🗞

Cette semaine a été publié le dernier Devoir de littérature avant l’été🐚

Retrouvez les réflexions de l'auteur et professeur Livernois sur l’œuvre de Fernand Dumont face à l’indépendance du Québec dans le lien en commentaire 🔗

« À en croire Fernand Dumont, le multiculturalisme puis la Charte canadienne des droits et libertés ont servi d’outil de « fragmentation du tissu social » québécois. Comment ? Dans le grand tout canadien multiculturel, « la culture française devient une culture parmi d’autres » ; l’atomisation des droits individuels joue efficacement contre les raisons communes. »

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À propos du Devoir de littérature
Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, « Le Devoir de littérature » propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.

À propos de l’auteur de cette chronique
Jonathan Livernois est professeur titulaire et directeur du Département de littérature, théâtre et cinéma à l’Université Laval. Spécialiste de l’histoire littéraire et intellectuelle des XIXe et XXe siècles québécois, il a récemment fait paraître Godin (Lux, 2023), qui a remporté le prix Jean Éthier-Blais, le Prix de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec (Prix du livre politique) et le Prix littéraire de la Ville de Québec (catégorie « essais »).

Pour lire tous les Devoir de littérature, rendez-vous directement sur le site du Devoir !

C’est avec regret que nous apprenons le décès de Marcel Labine, le plus récent lauréat du prix Alain-Grandbois, remis pa...
05/05/2026

C’est avec regret que nous apprenons le décès de Marcel Labine, le plus récent lauréat du prix Alain-Grandbois, remis par l’Académie pour la qualité exceptionnelle de son recueil de poésie Comme si c’était comme ça.

Son dernier livre, achevé peu de temps avant sa disparition, porte sur le deuil amoureux de sa défunte compagne et s’intitule Je n’y suis pour personne. Si vous souhaitez lui rendre hommage, le lancement de cet ultime recueil de poésie est prévu à la librairie Port de Tête le 22 mai. Tous les détails sur la page de son éditeur de longue date, Les Herbes Rouges.

Nous offrons toutes nos pensées à sa famille, ses collègues et ses proches.

Décès de l’écrivain Marcel Labine
1948 — 2026

Le poète Marcel Labine s’est éteint aujourd'hui, 4 mai , à l’âge de 78 ans. Connu pour sa poésie luxuriante et précise publiée aux Herbes rouges depuis plus de 50 ans, il a également marqué plusieurs générations d’étudiant·es au Cégep de Maisonneuve, où il a enseigné durant 35 ans.

C’est en 1975 que Marcel Labine vient s’ajouter au cortège de voix dissidentes qui animent la revue les herbes rouges. Il publie dès lors des poèmes régulièrement, seul ou en conversation – il signe deux numéros avec Normand de Bellefeuille. Dès son premier « vrai livre », Papiers d’épidémie (1987), il reçoit le Prix du Gouverneur général. S’ensuivront douze livres, échelonnés sur les décennies subséquentes. Plus grave, mais toujours marquée par un humour discret, sa poésie s’ancre dans des lieux réels, comme Hochelaga, ou imaginaires, comme Poets’ Corner.

Le succès critique est évident : on parle d’une œuvre majeure, rigoureuse, exceptionnelle. Presque chaque livre de Marcel Labine est salué par une finale de prix, quand il ne rafle pas les honneurs, comme le Grand Prix Québecor du Festival international de poésie de Trois-Rivières, qu’il gagnera deux fois. Tout récemment, il a reçu le prix Alain-Grandbois pour Comme si c’était comme ça (2024).

Lecteur infatigable et attentif, Marcel Labine a aussi joué un rôle de passeur, que ce soit comme critique ou comme professeur, ou encore à même ses livres, car la pratique de l’intertextualité et de la citation a toujours fait partie de son écriture. On l’a aussi entendu à la radio de Radio-Canada, en conférence ou, plus récemment, dans le balado Hiatus de la revue Spirale, où il s’adonnait avec autant d’érudition que d’humilité à l’exercice de la critique.

Marcel Labine laisse derrière lui une œuvre qui pense, sans bouder son plaisir du jeu et du souffle ; une œuvre qui ravit par sa richesse tout en éclairant les lieux de la pauvreté, le manque, le dépérissement. Tous ses titres publiés aux Herbes rouges peuvent être commandés en librairie.

Dans les mois qui ont précédé son décès, Marcel Labine a eu le temps de terminer le travail sur son tout dernier livre, un recueil dédié à la mémoire de sa compagne, où le deuil amoureux s’éprouve à même les souvenirs de voyages à deux dans des villes imaginaires.

Sous le titre de Je n’y suis pour personne, ce livre arrivera en librairie le 22 mai. Un lancement est prévu le même jour à la Librairie Le Port de tête. Vous êtes chaleureusement invité·es à venir le saluer auprès de nous.

Photo : Katya Konioukhova

Membre titulaire de l'Académie des lettres du Québec depuis 1987, nous offrons toutes nos pensées à la famille de Madele...
05/01/2026

Membre titulaire de l'Académie des lettres du Québec depuis 1987, nous offrons toutes nos pensées à la famille de Madeleine Gagnon, à ses collègues et à ses proches.

MADELEINE GAGNON (1938-2026)

C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Madeleine Gagnon, survenu la nuit dernière. Née à Amqui en 1938, cette grande femme de lettres aura émergé au fil des décennies comme l’une des voix les plus importantes et les plus influentes de la littérature québécoise contemporaine.
Entrée en littérature en 1969 avec le recueil de nouvelles 𝐿𝑒𝑠 𝑀𝑜𝑟𝑡𝑠-𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑠 (HMH), elle aura publié en près de cinquante ans une œuvre considérable composée d’une quarantaine de livres de prose et de poésie, souvent réédités ou rassemblés en anthologie, notamment dans 𝐴̀ 𝑙’𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠, 𝑝𝑜𝑒̀𝑚𝑒𝑠 1964-2006 (L’Hexagone, 2007).

C’est en 2013 qu’elle fera paraître son dernier livre, 𝐷𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 (Boréal), émouvant récit autobiographique qui nous met en présence d’un esprit engagé, ouvert aux idées nouvelles, insaisissable et éminemment libre. De l’indépendantisme aux luttes féministes, du marxisme à la psychanalyse, Madeleine Gagnon aura toujours cherché à explorer les grandes questions de son temps sans jamais se laisser réduire à ses convictions, ce qui aura donné lieu à plusieurs essais marquants, dont 𝑅𝑒𝑡𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 (avec Denise Boucher, L’Étincelle, 1977), 𝐿𝑎 𝑉𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 (avec Hélène Cixous et Annie Leclerc, Union générale d’éditions, 1977) ou encore 𝐿𝑒𝑠 𝐹𝑒𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝐺𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒 (VLB, 2000).

En plus de plusieurs éditions en France et d’une quinzaine de traductions en anglais, en espagnol et en italien, son œuvre a été récompensée de nombreux prix, dont un Prix littéraire du Gouverneur général du Canada en poésie pour 𝐶ℎ𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑄𝑢𝑒́𝑏𝑒𝑐 𝑙𝑜𝑖𝑛𝑡𝑎𝑖𝑛 (VLB), en 1991, le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre, en 2002, et le prix Ronald-Gasparic de Roumanie, en 2008. Membre de l’Académie des lettres du Québec depuis 1987, elle a également été faite membre de l’Ordre du Canada (2013) et officière de l’Ordre national du Québec (2015).

Titulaire d’un doctorat en littérature de l’université d’Aix-en-Provence (1968), elle aura formé des générations d’étudiants – dont plusieurs écrivains aujourd’hui reconnus – au cours de sa carrière de professeure commencée en 1969 au Département de littérature de l’Université du Québec à Montréal et poursuivie jusqu’en 1996 au sein de plusieurs autres universités québécoises.

Elle laisse à ses lecteurs une œuvre puissante, courageuse et rebelle qui, pour reprendre les mots de Paul Chanel Malenfant, « nous rend le monde autrement. Entre lucidité et émerveillement. » (𝐿𝑒 𝐶ℎ𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒, anthologie, 2002)
Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Photo : © Martine Doyon

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2275 Rue Holt, Bureau R-75
Le Plateau-Mont-Royal, QC
H2G3H1

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