Mémorial de Lévis

Mémorial de Lévis Préserver, mettre en valeur, promouvoir le patrimoine militaire et la paix. Preserve, develop, promote military heritage and peace.

La Fondation du Mémorial est un organisme à but non lucratif dont l’objectif est la préservation et la mise en valeur du patrimoine militaire. De plus, nous voulons commémorer les sacrifices accomplis pour protéger la paix; saluer le courage, le dévouement et les sacrifices des soldats, des policiers et des travailleurs humanitaires, qui œuvrent à construire la paix et à maintenir la sécurité, ain

si que souligner le rôle primordial de leurs parents et proches; recueillir le témoignage et la mémoire de ceux qui ont œuvré pour la paix et faire connaître au grand public une page d’histoire méconnue. En devenant membre, votre cotisation permet le développement et la mise en valeur de nos deux sites, le Parc de la Paix (site mondial de l’UNESCO) et le Fort de la Martinière. Apposer une « médaille de verdure » sur un site militaire historique et inscrire, à jamais, l’histoire de ceux et de celle qui ont écrit les chapitres de la glorieuse histoire militaire canadienne, Projet unique au Canada, le Mémorial des Militaires sera non seulement une oasis de paix où seront mises en valeur les richesse du milieu naturel, mais surtout un immense livre d’histoire où seront consignés les noms de ceux et de celle qui sont les véritables auteurs des chapitres de l’histoire militaire canadienne. The Memorial Foundation is a non-profit organization whose goal is the preservation and enhancement of military heritage. In addition, we commemorate the sacrifices made to protect the peace; salute the courage, dedication and sacrifice of soldiers, police and humanitarian workers, working to build peace and maintain security, and highlight the important role of their parents and families; collect evidence and memory of those who have worked for peace and to inform the general public about untold stories. By becoming a member, your contribution enables the development and enhancement of our two sites, the Peace Park (World UNESCO site) and Fort de la Martinière. Affix a "green medal" on a historic military site and register, forever, history and those who wrote the chapters of the glorious Canadian military history, unique project in Canada, the Military Memorial will not only be an oasis of peace where its natural environment will be valued, but also a great history book which will record the names of those who are the real authors of the chapters in Canadian military history

2 septembre 1729 – Naufrage de L’Éléphant dans le Saint-LaurentIl y a près de 300 ans, dans la nuit du 1er au 2 septembr...
09/02/2026

2 septembre 1729 – Naufrage de L’Éléphant dans le Saint-Laurent

Il y a près de 300 ans, dans la nuit du 1er au 2 septembre 1729, le navire du roi L’Éléphant, en provenance de La Rochelle et à destination de Québec, fait naufrage sur les récifs du cap Brûlé, dans le secteur de l’île aux Grues.

Le navire transporte plusieurs personnages appelés à jouer un rôle important dans l’histoire de la Nouvelle-France. Parmi eux se trouvent Mgr Pierre-Herman Dosquet, coadjuteur de l’évêque de Québec, et Gilles Hocquart, qui vient prendre ses fonctions comme commissaire-ordonnateur et deviendra bientôt intendant de la Nouvelle-France.

L’Éléphant est commandé par Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, officier de la Marine royale né à Québec et fils de l’ancien gouverneur Philippe de Rigaud de Vaudreuil. Deux de ses frères se trouvent également à bord, dont Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, futur gouverneur général de la Nouvelle-France.

Malgré la violence du naufrage, les passagers et les membres de l’équipage parviennent à être secourus. Une grande opération est ensuite entreprise afin de récupérer la cargaison et le matériel du navire. L’Éléphant, lui, est perdu.

Ce naufrage rappelle les dangers de la navigation sur le Saint-Laurent, véritable autoroute de la Nouvelle-France, mais dont les hauts-fonds, récifs, courants et conditions météorologiques représentaient un défi constant pour les navigateurs.

Près de l’île aux Grues et de la Côte-du-Sud, le fleuve faillit ainsi changer le destin de plusieurs hommes qui allaient bientôt occuper les plus hautes fonctions de la Nouvelle-France.
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September 2, 1729 – The Wreck of L’Éléphant on the St. Lawrence

Nearly 300 years ago, during the night of September 1–2, 1729, the French royal ship L’Éléphant, sailing from La Rochelle to Quebec, was wrecked on the reefs of Cap Brûlé, in the Île aux Grues area.

The ship was carrying several individuals who would play important roles in the history of New France. Among them were Bishop Pierre-Herman Dosquet, coadjutor to the Bishop of Quebec, and Gilles Hocquart, who had come to take up his duties as commissary-ordonnateur and would soon become Intendant of New France.

L’Éléphant was commanded by Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, a Royal Navy officer born in Quebec City and son of former governor Philippe de Rigaud de Vaudreuil. Two of his brothers were also aboard, including Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, the future Governor General of New France.

Despite the violence of the wreck, the passengers and crew were rescued. A major operation was subsequently undertaken to recover the ship’s cargo and equipment, but L’Éléphant itself was lost.

The disaster reminds us of the dangers of navigating the St. Lawrence River, the great highway of New France, where shoals, reefs, currents, and unpredictable weather constantly challenged sailors.

Near Île aux Grues and the Côte-du-Sud, the St. Lawrence thus came remarkably close to changing the fate of several men who would soon hold some of the highest offices in New France.

L’Éléphant était une flûte militaire de la Marine royale française, construite et lancée par le charpentier Hélie à Brest[2] en 1717-1718[1]. Elle faisait partie de ce petit nombre de bâtiments lancés dans les vingt-cinq premières années du règne de Louis XV, période de paix marquée...

Notre équipe sur le terrain le 30 août dernier. Quelle fière allure !
09/02/2026

Notre équipe sur le terrain le 30 août dernier. Quelle fière allure !

1er septembre 1650 – Un missionnaire de la Nouvelle-France devient diplomateIl y a 376 ans aujourd'hui, le 1er septembre...
09/01/2026

1er septembre 1650 – Un missionnaire de la Nouvelle-France devient diplomate

Il y a 376 ans aujourd'hui, le 1er septembre 1650, le père jésuite Gabriel Druillettes quitte la Nouvelle-France pour une mission exceptionnelle en Nouvelle-Angleterre. Le gouverneur de Québec lui confie une mission diplomatique : tenter de préparer une alliance avec les colonies anglaises contre les Haudenosaunee (Iroquois).

Druillettes connaît déjà bien le territoire. Missionnaire auprès des Abénaquis de la vallée de la Kennebec, il apprend leur langue, séjourne dans leurs communautés et parcourt les territoires correspondant aujourd'hui au Québec et au Maine. Son parcours l'amène notamment sur la rive sud du Saint-Laurent, dans les monts Notre-Dame et jusqu'au lac Saint-Jean.

Son ambassade le conduit dans plusieurs établissements anglais de la Nouvelle-Angleterre. Il revient à Québec au printemps 1651 avec l'espoir d'une alliance, puis repart quelques mois plus t**d pour poursuivre à la fois son travail missionnaire auprès des Abénaquis et ses démarches diplomatiques. L'alliance recherchée ne se concrétisera toutefois pas véritablement.

L'histoire de Druillettes possède également un lien remarquable avec notre région. Les routes reliant la vallée du Saint-Laurent aux territoires abénaquis faisaient de la rive sud de Québec une porte vers l'intérieur du continent. Puis, en 1661, Druillettes participe avec les pères Claude Dablon et Guillaume Couture, pionnier de la seigneurie de Lauzon, à une expédition visant à atteindre la « mer du Nord », aujourd'hui la baie d'Hudson. Le groupe atteint la ligne de partage des eaux avant de devoir rebrousser chemin.

Missionnaire, linguiste, explorateur et diplomate, Gabriel Druillettes incarne ainsi ces hommes qui, dès le XVIIe siècle, parcouraient les immenses réseaux fluviaux reliant Québec, la rive sud, les territoires abénaquis et la Nouvelle-Angleterre.

Son départ du 1er septembre 1650 demeure surtout un épisode fascinant et méconnu des premières relations diplomatiques de la Nouvelle-France avec ses voisins anglais.
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September 1, 1650 – A Missionary from New France Becomes a Diplomat

376 years ago today, on September 1, 1650, Jesuit Father Gabriel Druillettes left New France on an exceptional mission to New England. The Governor of Quebec entrusted him with a diplomatic assignment: to seek an alliance with the English colonies against the Haudenosaunee (Iroquois).

Druillettes already knew the territory well. A missionary among the Abenaki of the Kennebec Valley, he learned their language, lived among their communities, and travelled extensively through what is now Quebec and Maine. His journeys took him along the south shore of the St. Lawrence, through the Notre-Dame Mountains, and as far as the Lake Saint-Jean region.

His diplomatic mission brought him to several English settlements in New England. He returned to Quebec in the spring of 1651 with hopes of an alliance, before leaving again a few months later to continue both his missionary work among the Abenaki and his diplomatic efforts. The proposed alliance, however, never truly materialized.

Druillettes' story also has a remarkable connection to our region. The routes linking the St. Lawrence Valley with Abenaki territories made the south shore of Quebec an important gateway to the interior of the continent. Then, in 1661, Druillettes joined Fathers Claude Dablon and Guillaume Couture, a pioneer of the Seigneury of Lauzon, on an expedition seeking to reach the "North Sea," now known as Hudson Bay. The expedition reached the watershed before being forced to turn back.

Missionary, linguist, explorer, and diplomat, Gabriel Druillettes embodied the remarkable individuals who, as early as the 17th century, travelled the vast network of waterways connecting Quebec, the south shore of the St. Lawrence, Abenaki territories, and New England.

His departure on September 1, 1650, remains a fascinating and little-known episode in the early diplomatic relations between New France and its English neighbours.

Gabriel Druillettes (né le 29 septembre 1610 et mort le 8 avril 1681 à Québec) est un jésuite et un missionnaire ayant vécu la majeure partie de sa vie en Nouvelle-France.

09/01/2026
09/01/2026
30 août 1944 – Des Canadiens et des Acadiens percent la ligne GothiqueIl y a 82 ans aujourd’hui, le 30 août 1944, lors d...
08/30/2026

30 août 1944 – Des Canadiens et des Acadiens percent la ligne Gothique

Il y a 82 ans aujourd’hui, le 30 août 1944, lors de la campagne d’Italie, deux brigades du 1er Corps canadien franchissent la rivière Foglia et attaquent les principales défenses de la ligne Gothique, puissant système fortifié allemand protégeant le nord de l’Italie.

Parmi les unités engagées figurent les Cape Breton Highlanders, qui combattent autour de Montecchio. Ce régiment des Maritimes compte également dans ses rangs plusieurs Acadiens et francophones de l’Atlantique.

Le prix de l’offensive est lourd. Parmi les soldats du régiment qui tombent le 30 août se trouvent notamment Albert Eugene Arsenault, 28 ans, et Félix Gaudet, 21 ans, tous deux originaires de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que Philippe Michaud, 25 ans, du Nouveau-Brunswick. Ils reposent aujourd’hui au cimetière de guerre de Montecchio.

Ce même jour tombe également l’artilleur Eric Ellsworth Haskell, du 2nd Medium Regiment, Royal Canadian Artillery, dont la famille réside à Waterloo, au Québec.

La percée du Foglia ne met pas fin aux combats. Les Canadiens devront poursuivre une difficile progression à travers les positions allemandes avant que Rimini ne soit finalement libérée le 21 septembre 1944.

Des Maritimes au Québec, anglophones, francophones et Acadiens combattent ainsi côte à côte dans l’une des campagnes les plus difficiles de la Seconde Guerre mondiale.
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August 30, 1944 – Canadians and Acadians Break Through the Gothic Line

82 years ago today, on August 30, 1944, during the Italian Campaign, two brigades of the 1st Canadian Corps crossed the Foglia River and attacked the main defences of the Gothic Line, the powerful German defensive system protecting northern Italy.

Among the units engaged were the Cape Breton Highlanders, who fought around Montecchio. This Maritime regiment also included several Acadian and French-speaking soldiers from Atlantic Canada.

The offensive came at a heavy cost. Among the regiment’s soldiers killed on August 30 were Albert Eugene Arsenault, 28, and Félix Gaudet, 21, both from Prince Edward Island, as well as Philippe Michaud, 25, from New Brunswick. They are buried today in the Montecchio War Cemetery.

Also killed that day was Gunner Eric Ellsworth Haskell of the 2nd Medium Regiment, Royal Canadian Artillery, whose family lived in Waterloo, Quebec.

The crossing of the Foglia did not end the fighting. The Canadians still faced a difficult advance through German defensive positions before Rimini was finally liberated on September 21, 1944.

From the Maritimes to Quebec, English-speaking Canadians, French Canadians, and Acadians fought side by side in one of the most difficult campaigns of the Second World War.

Cet article concerne les combats de la Ligne gothique, entre août et décembre 1944, également appelés opération Olive ou bataille de Rimini. Pour les combats pour s'emparer de la ville de Rimini en septembre 1944, voir Bataille de Rimini.

08/30/2026
29 août 1708 – Le raid de HaverhillIl y a 318 ans aujourd'hui, le 29 août 1708, une expédition partie de la Nouvelle-Fra...
08/29/2026

29 août 1708 – Le raid de Haverhill

Il y a 318 ans aujourd'hui, le 29 août 1708, une expédition partie de la Nouvelle-France attaque le village de Haverhill, au Massachusetts, dans le contexte de la deuxième guerre intercoloniale, le théâtre nord-américain de la guerre de Succession d'Espagne.

L'expédition est commandée par deux officiers canadiens expérimentés, Jean-Baptiste Hertel de Rouville et Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons. Leur objectif initial est beaucoup plus ambitieux : attaquer le port fortifié de Portsmouth, au New Hampshire. Mais une épidémie parmi les alliés autochtones réduit considérablement les effectifs disponibles. Avec moins de 200 combattants, les commandants renoncent à Portsmouth et se tournent plutôt vers Haverhill.

À l'aube du 29 août, les Français, Canadiens et leurs alliés autochtones attaquent le village. Plusieurs maisons ainsi que l'église sont incendiées et une quinzaine d'habitants sont tués. Des prisonniers sont également emmenés.

L'expédition ne se termine toutefois pas à Haverhill. Durant leur retraite, les hommes de Rouville et de Deschaillons sont interceptés par une soixantaine de miliciens du Massachusetts. Un violent affrontement s'ensuit et les Canadiens parviennent à poursuivre leur retraite, mais au prix de plusieurs pertes.

Parmi les morts se trouve Pierre Jarret de Verchères, frère de la célèbre Madeleine de Verchères. Pierre avait lui-même participé, alors qu'il n'avait qu'une douzaine d'années, à la défense du fort familial aux côtés de sa sœur en 1692. Devenu officier des troupes de la Nouvelle-France, il trouve la mort à Haverhill à seulement 25 ans.

Le raid de Haverhill illustre la nature particulière des guerres qui opposent alors la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre. Plutôt que de grandes armées régulières, les opérations reposent souvent sur de petits détachements composés de soldats, de miliciens canadiens et de guerriers autochtones alliés parcourant de grandes distances pour frapper les établissements adverses.

Ces affrontements touchent aussi directement les populations civiles des deux colonies. Villages incendiés, habitants tués ou capturés et représailles successives caractérisent cette guerre de frontière qui marquera pendant plusieurs décennies les relations entre la Nouvelle-France, ses alliés autochtones et les colonies britanniques.

Le raid de Haverhill constitue ainsi un épisode particulièrement révélateur de cette guerre de frontière qui façonnait alors le nord-est de l'Amérique du Nord.
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August 29, 1708 – The Raid on Haverhill

318 years ago today, on August 29, 1708, an expedition from New France attacked the village of Haverhill, Massachusetts, during Queen Anne’s War, the North American theatre of the War of the Spanish Succession.

The expedition was commanded by two experienced Canadian officers, Jean-Baptiste Hertel de Rouville and Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons. Their original objective was far more ambitious: to attack the fortified port of Portsmouth, New Hampshire. However, an epidemic among their Indigenous allies significantly reduced the force. With fewer than 200 combatants remaining, the commanders abandoned the attack on Portsmouth and turned instead toward Haverhill.

At dawn on August 29, the French, Canadians, and their Indigenous allies attacked the village. Several houses and the church were burned, about fifteen inhabitants were killed, and a number of prisoners were taken.

The expedition did not end at Haverhill. During their retreat, Rouville and Deschaillons’ force was intercepted by approximately sixty Massachusetts militiamen. A fierce engagement followed. The Canadians managed to continue their withdrawal, but suffered several casualties.

Among those killed was Pierre Jarret de Verchères, brother of the famous Madeleine de Verchères. Pierre himself had participated, when he was only about twelve years old, in the defence of the family fort alongside his sister in 1692. He later became an officer in the forces of New France and was killed at Haverhill at only 25 years of age.

The raid on Haverhill illustrates the distinctive nature of the wars fought between New France and New England. Rather than relying solely on large regular armies, military operations often involved small detachments of soldiers, Canadian militiamen, and allied Indigenous warriors travelling great distances to strike enemy settlements.

These conflicts also directly affected the civilian populations of both colonies. Burned villages, inhabitants killed or captured, and successive reprisals characterized the frontier warfare that shaped relations between New France, its Indigenous allies, and the British colonies for decades.

The raid on Haverhill therefore remains a particularly revealing episode of the frontier warfare that shaped northeastern North America in the early 18th century.

The Raid on Haverhill was a military engagement that took place on August 29, 1708, during Queen Anne's War. French, Algonquin, and Abenaki warriors under the command of Jean-Baptiste Hertel de Rouville descended on Haverhill, then a small frontier community in the Province of Massachusetts Bay. In....

08/29/2026

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26 août 1884 (English Text Follows) Des Canadiens français et un homme de la Côte-du-Sud au secours de KhartoumÀ la fin ...
08/26/2026

26 août 1884 (English Text Follows) Des Canadiens français et un homme de la Côte-du-Sud au secours de Khartoum

À la fin du mois d'août 1884, commence au Canada le recrutement d'un contingent pour une mission pour le moins extraordinaire : remonter le Nil, en Afrique, afin d'aider une expédition britannique envoyée au secours du général Charles Gordon, assiégé à Khartoum, au Soudan.

Pour franchir les rapides et les cataractes du Nil, le général britannique Garnet Wolseley se souvient des habiletés des voyageurs canadiens qu'il avait côtoyés lors de l'expédition de la rivière Rouge en 1870. Il demande donc au Canada de recruter des hommes expérimentés dans la navigation des rivières.

Au total, 367 bateliers civils canadiens sont recrutés. Plusieurs sont des Canadiens français habitués à la drave et aux rivières du Québec. Le contingent comprend également au moins 86 Autochtones du Québec, de l'Ontario et du Manitoba, dont 56 Mohawks de Kahnawake. Pour la première fois, des Canadiens constitués en contingent participent ainsi à une opération militaire outre-mer.

Parmi eux se trouve un homme de la Côte-du-Sud : l'abbé Arthur Bouchard, originaire de Rivière-Ouelle. Son expérience est exceptionnelle. Ancien missionnaire au Soudan et connaissant l'arabe, il accompagne le contingent comme aumônier et devient une ressource précieuse pour les Canadiens durant leur séjour en Afrique.

La région de Québec est également représentée par deux militaires de la Batterie « B » de l'Artillerie canadienne. Le chirurgien-major John Louis Hubert Neilson, médecin de la Batterie « B » et vétéran de l'expédition de la rivière Rouge de 1870, devient le médecin du contingent. Il est accompagné du sergent d'hôpital Gaston Labat, lui aussi de la Batterie « B », qui laissera plus t**d un témoignage écrit de cette extraordinaire aventure.

Les Canadiens quittent Montréal en septembre 1884 et se rendent en Égypte. Sur le Nil, leur mission consiste à manœuvrer les embarcations transportant les soldats britanniques à travers les rapides et les cataractes. Leur travail est difficile et dangereux, mais leurs compétences de bateliers contribuent grandement à la progression de l'expédition.

Ils arriveront toutefois trop t**d. Lorsque les forces britanniques approchent de Khartoum en janvier 1885, la ville est tombée et Gordon a été tué. La mission de secours est donc un échec, mais le travail des Canadiens sur le Nil est largement reconnu.

Cette expédition constitue un épisode méconnu de notre histoire militaire. Près de quinze ans avant la guerre d'Afrique du Sud et trente ans avant la Première Guerre mondiale, des Canadiens traversaient déjà l'Atlantique pour participer à une opération militaire outre-mer.
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August 26, 1884 – French Canadians and a Man from the Côte-du-Sud Join the Expedition to Khartoum

In late August 1884, recruitment began in Canada for a most unusual mission: to travel up the Nile River in Africa and assist a British expedition sent to relieve General Charles Gordon, who was besieged at Khartoum in Sudan.

To navigate the rapids and cataracts of the Nile, British General Garnet Wolseley remembered the skills of the Canadian voyageurs he had encountered during the Red River Expedition of 1870. He therefore asked Canada to recruit men experienced in river navigation.

A total of 367 Canadian civilian boatmen were recruited. Many were French Canadians accustomed to logging and navigating Quebec's rivers. The contingent also included at least 86 Indigenous men from Quebec, Ontario, and Manitoba, including 56 Mohawks from Kahnawake. For the first time, Canadians serving as an organized contingent took part in a military operation overseas.

Among them was a man from the Côte-du-Sud: Father Arthur Bouchard, a native of Rivière-Ouelle. His experience was exceptional. A former missionary in Sudan who spoke Arabic, he accompanied the contingent as chaplain and became a valuable resource for the Canadians during their time in Africa.

The Quebec City region was also represented by two members of "B" Battery, Canadian Artillery. Surgeon-Major John Louis Hubert Neilson, medical officer of "B" Battery and a veteran of the 1870 Red River Expedition, became the contingent's medical officer. He was accompanied by Hospital Sergeant Gaston Labat, also of "B" Battery, who would later leave a written account of this extraordinary adventure.

The Canadians departed Montreal in September 1884 and travelled to Egypt. On the Nile, their mission was to handle the boats carrying British troops through dangerous rapids and cataracts. Their work was difficult and hazardous, but their expertise as boatmen contributed greatly to the expedition's advance.

They would, however, arrive too late. When British forces approached Khartoum in January 1885, the city had fallen and Gordon had been killed. The relief mission therefore failed, although the Canadians' work on the Nile was widely praised.

The expedition remains a little-known chapter in our military history. Nearly fifteen years before the South African War and thirty years before the First World War, Canadians were already crossing the Atlantic to participate in military operations overseas.

https://www.veterans.gc.ca/fr/commemoration/medailles-et-decorations/medailles/medaille-degypte

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