03/10/2026
We are incredibly proud to have received the Award for Best Solo Presentation at Art on Paper Brussels 2026, for our presentation of João Freitas.
A heartfelt thank you to the fair, the jury, and the entire Art on Paper team for this recognition and for giving João’s work such a strong platform.
We would also like to warmly thank Kultur | lx – Arts Council Luxembourg for its generous financial support, which made this presentation possible.
Thank you for your trust, your support, and for celebrating João’s work with us.
Pour Art on Paper, LAGE EGAL consacre un solo de 20 m² à João Freitas — un choix évident pour une foire dédiée au dessin et au papier, où la pratique de l’artiste révèle toute sa singularité : le papier n’est plus un simple support, mais devient la matière même du dessin.
João Freitas (* 1989 à Coimbra, Portugal, vit et travaille à Bruxelles) aborde le dessin en considérant le papier non pas comme un simple support, mais comme la matière première de l’œuvre. L’artiste travaille à partir d’une grande variété de papiers trouvés, récupérés ou industriels — journaux, fardes, papiers composites, papier à poncer, surfaces de Tetra Pak… Ces matériaux ne sont jamais de simples supports neutres : leurs textures, couleurs, strates et histoires propres deviennent partie intégrante de l’œuvre.
Plutôt que d’appliquer une image sur la surface, Freitas intervient directement dans la matière. Il gratte, ponce, racle et use progressivement ses différentes couches pour faire apparaître ce qui se trouve en dessous. L’image se construit ainsi par soustraction plutôt que par addition.
Papier, colle, film plastique, aluminium, fragments imprimés et traces d’usages antérieurs entrent dans la composition. La structure même du matériau guide le geste de l’artiste, tandis que chaque intervention laisse une empreinte de friction, de résistance et d’usure.
Il en résulte une forme singulière de dessin par abrasion, où le papier est à la fois matière, support et image. Ce qui apparaît est indissociable de ce qui a été retiré : le dessin naît dans cette tension entre effacement et révélation.