Ludovic Labastrou

Ludovic Labastrou Un truc où y a des trucs...à lire.

25/05/2026

DOUBLE CAISSE Á TORT ET AU TRAVERS

Il tapait sur sa grosse caisse à bras raccourcis. Insensible au bruit généré. Signifier - un peu - de sa présence. Comme s’il était encore vivant. Il s’était nourri de leurs travers qu’il avait couchés sur le papier. Le son rond, pour qu’ils n’oublient qu’ils sont aussi coupables. Les premiers. Faire Tintin et loger une b***e dans le crane de Milou et regarder ailleurs. La violence en solde. Cela partait mal. Les mots n’avaient pas envie de danser. Le sens, de se glisser derrière le son. L’évocation se faire lumière dans l’obscurité de la phrase. Evoquer, susciter, ne jamais affirmer pour éviter la contredite. Un bout de sparadrap – bien crade – collé à l’âme. Le bout de mémoire, qui surgit et resurgit. La poignée de la bécane en coin, avant que ne survienne le virage bouché à l’émeri. Plus le temps de freiner. Lâcher la double caisse et partir de travers.

Il n’avait pas changé. Rectangulaire et sombre. Eclairé de lettres blanches, comme des bouts d’elle accrochés au ciel. Un filet de lumière, entre les nuages puant l’huile lourde. Enflammés de silence. Il avait vieilli, à force de faire taper des doigts. Plus ou moins vite. Lentement, d’abord. Puis, un peu concerto dans l’égout, l’accélération que jamais rien ne tempère. Puis, Tuxedo chez les prolos. Enfin beaucoup aristo sur un toit avec la marmaille qui miaule. Il le caressait de nouveau après l’avoir abandonné depuis des lustres. Panne d’émois. Marre des ci******es mal éteintes. Des filles, vieilles feuilles, que le vent pousse. Avec les mots qui se dessinent, elle revient. Un peu brouillard. Halo quoi ! De loin en long. Persistance. Elle s’efface. Elle revient, miracle de l’immature. Il aime que ses doigts dansent à nouveau sur ses lettres. Il croit les connaitre chacune par leur prénom. Elles vont lui lessiver l’âme. Retrouver la pureté du camembert normand. Un perroquet au plumet déplumé autour de son petit méat. Qui tourne et vire ivre dans sa cage. Graines et rhum, all inclusive. Hé ho ! clame le matelot agité de la cambuse. Pu**in de clavier, il écrit toujours ce qu’il veut.

Il avait passé son temps à cacher sa nature. Au milieu de ses semblables. Se noyer dans le vain en compagnie d’un viticulteur trans humaniste. Une rue, du vent. La radio a perdu ses auditeurs et se demande pourquoi ? Vieil air, pot de confiote, petite culotte trempée qui se noient dans la rigole. Le vau et l’eau. Le linge s’agite aux fenêtres accroché à un fil unique. La rue pue mais grouille de vie. Il l’a traversée, la retraverse. Jamais la même, tout se renouvelle. La vieille du 2 e est morte. Son canari s’est pendu à la patère. La prostituée du dessus, s’est convertie au protestantisme. Elle se fait c***r massif lors du culte mais au moins le pain rompu vient de la boulangerie du coin. Coin-coin fait le canard que l’inspectrice de l’éducation nationale à la retraite s’apprête à passer à la casserole. Elle aurait bien voulu que cela lui arrive. Au rythme lent d’une règle en bois frappant, avec la rigueur d’un métronome, ses fesses plates. Un autre sur le balcon que rien n’ébranle. Lui, un peu, avec les 5 doigts boudinés qui lui reste de sa dernière opération. On lui avait dit d’arrêter la boisson. Mais bon c’est la sécu qui paie. L’alcool fait oublier qu’il lui reste encore un peu de temps à vivre.

Dans les rues vides défilent les panneaux électoraux. Personne ne s’y arrête, préférant acheter, au débitant de tabac, un ticket de hasard. Tirage la veille ou bien demain. Dans l’os, for sure. Seuls candidates et candidats se conspuent sur les réseaux asociaux. Arguments de haute volée même pas lus par les incultes qui font masse anonyme. Pour l’essentiel frange et moustache dessinées sur la face de l’adversaire. Préfiguration – s’ils en avaient le courage – du débat à coups de tatanes dans la tronche. La jeune garde aussi c***e que la vieille rangée des bagnoles. Bien trop vieux pour ça, le chef des jeunes sportifs du cerveau est parti se terrer dans un bouchon lyonnais. A trop jouer. Idéologie petits pieds qui fait les affaires du commerçant. Il n’a jamais autant vendu de graffiti bombe. Lui, sourd aux bruits de la cité, ramasse son futal, l’accroche de hasard à sa taille rebondie. Un regard sur le corps en tas dans les draps et tourner casaque. A-t-elle joui de sa présence furtive ? Non sans doute. Ils ne se sont jamais rien promis, tentant chacun de combler leur vide. Du disparate, disparaître. A regret, un nuage perd le fil, jaillit un rayon. La rue, les gens, une place. Table, chaise, serveuse. Jolie. Brune comme la peste aux cheveux longs. Devanture attractive sous un pull à col roulé. Le plateau leste mais l’arrière salle un peu trop évasive. A un jet de bock de bière, un militant LFI. Il est venu tracter sans ses nervis. Consigne du vieux chef qui se débat avec la dégénérescence cognitive. Le cerveau en bouillie, diagnostiqué par une femme qui devrait elle aussi consulter. Dans le journal un sondage. Le type le chiffonne rageusement. Branlée massive en approche. Dég, le type s’esbigne. Les tracts volent avant de s’écraser en piquet sur la place. Iran et Patagon. Un employé de la ville range son rotofil, l’habit maculé de déjections canines. La serveuse indique qu’elle lui a déjà donné son portable. Il avait oublié. Au fond de la place un uhlan– revenu fatigué de sa compagne de Russie – hulule. Café, clope, hop. Les bourreaux de vote attendent le client. Les rues peuvent bien tourner, poussées par le vent qui monte d’une ou deux gammes. Il est enfin posé. La serveuse s’éloigne, le plateau toujours leste et l’arrière-train en lampion.

Ils avaient osé. Le convoquer. Sous les coups de boutoir, il avait plié un genou. Il avait dû faire face aux regards qui s’émerveillent à l’idée de son infortune à venir. Le complot des obscurs. Iago à Legoland. Molière en mobylette. Toi aussi un œuf à la coque ! Brutus ? Attentat sans origine mais avec de multiples commanditaires. Attentat à l’impudeur. Le gnou à terre. Comme un genou épuisé. Le gnou qui tend son échine fumeuse et attend la plus rapide des mâchoires qui mettra un terme à la course f***e. Il comparaitrait devant leur tribunal. Fouquier est en ville, montés – un a un – les bois de justice s’élèvent vers la stratosphère. La condamnation déjà rédigée dans un galimatias juridique emprunté à l’empire P***e. Le pire et la perce. Elle tomberait à la Debleir. Quelques minutes pour se mettre en règle avec son créateur. Avoir perdu son 07, ne pas savoir à quels seins se vouer. Marie Madeleine, son odeur lui revient. Grimper les 13 marches de l’échafaud dressé à la hâte devant la porte de l’entreprise. Regarder une dernière fois le ciel et penser à elle. Lui l’intégral sa**ud en tergal, le col déchiré de sa chemise donne à voir un corps qui ne frémit pas. La bascule s’abaisse. Sa tête enserrée par la lunette, l’empêche d’en voir d’avantage. Une lunette Afflelou. Tchin-Tchin Komrad. Un sifflement. C’est fait. Dans ses yeux, une poignée de secondes de conscience. Un regret ? Même pas. Avaient-ils la vacuité de croire qu’il allait les regretter ? Même pas mal. Awaiting shipping. Dernières images : les saints, son Q. Sa bouche sous la do**he. Ses hanches qui sonnent comme le bec d’un instrument à vent. Les musiques de leurs corps qu’il n’avait jamais bien su lire. Les gémissements dans la nuit. Au fond d’une cave partagée. A l’arrière d’une voiture dans un parking d’une grande surface fermée. Mammouth écrase les amours tristes. Au bord d’un fleuve que les fourmis rouges rongent. Dans une chambre d’hôtel à Bakou peu onéreuse. Dans les toilettes bondées d’une boite de nuit à la mode. A la Scala où Karajan dirige Wagner devant un parterre de n***s incultes. L’ostracisme a fait ses bagages vers la gauche. Des blondes, des rousses, des brunes. En jupe, robe élimée, short de footb***eur. A la renverse, à mort et de travers. Des étreintes multiples sans genre ni peur, hormis celle d’échouer. Peu importe lâcher et laisser la lave couler le long du volcan avant qu’il ne s’éteigne. Un jour ou l’autre. Fatalement. Ils jettent son corps dans la panière en osier trop étroite pour sa magistrale longueur écourtée. Ne peuvent – rituel d’humiliation du criminel – mettre sa tête à ses pieds. Même mort, il les emmerde des profundis.

Le vélo sans elle lui faisait mal au Q. A l’âme aussi. Sans selle, monté a cru. Le sel qui illumine, la jetée au retour d’une pêche infructueuse. Le GNR qui augmente, le poisson qui a fui la mer pour une sale garce dans les Sargasses. Les femmes qui trompent, à tour de cuisses ouvertes. Les maris-marins qui triment, battus du vent qui hurle. La houle, le goéland survole les flots. Sauter d’une image l’autre, passer à autre chose comme un battement de cœur qui sait le dernier souffle. Mourir en un clin d’œil. Le nez pincé et les oreilles closes. Il quitte le vélo, abandonné à son insuffisance. Un vrombissement de moteur, au ras des stations closes faute de carburants. Un tour de piste mortel pour un mot**d. La vie file à toute allure. Autre temps, autre morse. Il aimait les surprises nées d’un regard de hasard. Une terrasse. Des tables, des gens autour et des plateaux pleins de verres vides et pleins. Pas de serveuse accorte, poitrines dressées par la brise du printemps. Mais un atrabilaire que la sympathie étouffe. Le soleil qui s’installe, les vieux gavés de retraite et de souvenirs rancis qui papotent. Elle porte des lunettes de prix sur un nez Camus, dissimulée par une ombre de passage. Un type qu’il ne veut pas voir et qui lévite. Une ombre fortuite comme un missile sans but arrêté en plein vol par un dôme de fer. Il la regarde. Elle sans doute pas, tétant disgracieuse, une fine cigarette qui fait province. Pas tant que cela, juste pour se moquer. Il aimait la moquerie. Il la regarde, encore et encore, imaginant in petto des étreintes à venir sur le sable finissant d’une baie idyllique. Un parasol s’essouffle, des gosses pleurent, les châteaux écrasés par le vendeur ambulant de chichi frégi. Des tas de chair espérant être grillées par le soleil de moins en moins timide. Elle soulève ses lunettes, se lève et apparaît dans toute l’étrangeté de sa beauté complexe. La vue est cruelle pour celui qui espère de la vie. Il referme son ordinateur. Il n’a rien appris ce jour d’hui. Ni demain, ni jamais. Toujours. Des passants à la recherche d’œufs de pâques brûlés de soleil. Des hommes en short-sandales. Des filles qui hésitent. L’une d’elles porte une jupe si courte qu’elle dénude ses épaules. Une gitane sans filtre survient pour disparaitre, enfumée. Un ramas de mots qu’il collera aux autres avant de les oublier. Et de les voir réapparaitre. Sans doute. Encore et encore.

Comment dire ? D’une chose, il allait passer à l’autre. Convoqué, martyrisé mais libéré. Ils auront eu sa peau, mais léchée par maman ourse, elle renaîtrait. Juste un peu de temps, pour comprendre, qu’il ne gagnerait jamais. Même la plus haute de statue qu’ils devraient lui dresser vers le ciel, manquerait quand même les décamètres de mépris qu’il leur voue. Curieusement, il n’avait plus quitté sa caverne mentale depuis des semaines. Sous le coup de l’émotion, de l’injuste, de boutoir. Il savait pertinemment que l’odeur son petit chat mort, depuis des jours, dans son panier d’infortune, pouvait alerter le voisinage. Il le nez gros le voisinage, dès saisi de sa propension endémique à dénoncer. Société de baltringues aux tout petits pieds. Plus sortir même – peut-être – pour éviter leurs regards bienveillants. A chaque coin de rue, les mêmes solitudes. La même urgence assourdissante vers le précipice qu’on fait mine d’oublier. Loana est morte. Se regroupent les vautours, pour récupérer une once de sa lumière éteinte. Il s’en foutait un peu, elle davantage, là où elle est. Repos, terrasse, jardin. Tondeuse en folie, rasant gratis l’herbe qui n’en demandait pas tant. Eradiquant au passage, une fratrie de bébés hérissons abandonnés par leur mère, cuite à la broche par un rassemblement évangéliste. Pas trop salé l’évangile. Résonne les guitares et les sirènes de flic, venus les déloger sans ménagement. Se battent les hommes, les encouragent en hurlant les femmes, font les poches des curieux les enfants. Brûlent les caravanes. Dimanche, jour du seigneur, priez braves encartés au RN et à LFI, Il vous en saura gré. Une petite place au paradis des vies inutiles. Bon bref, la caverne commençait à puer des pieds. Comment écrire sans aller les voir. Quand il disait écrire ! Taper des lettres sur clavier, l’IA fera le reste. Ecrire, poster, rien à fo**re. Rejoindre la cohorte des anonymes pleins de leurs égos déconstruits. A la terre glaise. Une porte qui claque, la radio qui se déclenche sans qu’il ne lui demande. Ta gu**le. Tour de clef, l’hybride crachote toujours un peu au démarrage. Portail ouvert, la route, la ville, les gens. Si précieux, ces dons de la nature, pour rassasier sa curiosité d’eux. Terrasse. Il nettoie ses lunettes pour ne rien manquer des éventualités qui passent. Au fond du bar, le patron s’affaisse. Sa femme, serveuse, l’a quitté pour d’autres plateaux. Il revêche à tour de bras quand on lui commande un café. Le percolateur sue la peur et la tasse tremble. Un rayon de soleil, il change de table. Les femmes boivent des bières en faisant le tiercé. Elles s’y connaissent en pur-sang, plus fréquemment en hongres. Il se court dans l’après-midi du côté d’Auchan de gloire. Gagner ou perdre. Le plaisir d’être là, avec d’autres commères, voir le temps qui passe. Un nuage grise sa table. Nouveau déplacement, vers le café d’en face. Juste pour voir si son ombre y est resté.

Le soleil. Les jupes courtes les rues. Les chaussures sentent les chaussettes. Les chiens leurs pattes. Les pyjashorts baguenaudent et les canards à l’orange. Les hommes de loi respirent, les kalaches en vacances. Le bizness tourne discret, tenu par des CDD qui ont décroché le taf sur Snapchouette. Les pintes tapissent les tables. Un torero, la lame affûtée, tient en laisse sa victime. Pu**in, le retour des barbares avec l’été sonnant au creux des dites traditions. Un pédo file, un gosse crie de joie. Un migrant trottiné, lui a roulé sur les pieds. Des policiers municipaux l’interpellent. En cabane, le gosse pour tapage diurne. Ce n’est que justice. La navette gratuite parcourt la ville. Vide, mais la conductrice est canon. Il grimpe dedans, lui parle du détroit à l’étroit. De sa main leste, elle saisit le clignotant. Instant de grâce. La rue tourne à droite. Il descend à l’arrêt suivant et traine comme un p’tit chien, en chien, de son réverbère fauché par un missile. Les commerçants font la gu**le, le chaland est fauché. Le chalut solitaire. Il préfère boire pour oublier qu’il n’y a rien à bouffer. Les jeunes méprisent les vieux. Ils ont tous leur place retenue au cimetière, avec le vieux qui promène sa vieille. Il reste de marbre, se met en mode avion et guette l’au-dessus. Pas le moindre nuage. Ni voyage. Pu**in d’avions cloués au sol. La multitude défile. Elle a l’air heureux. Bien heureux ceux qui passent, loué le saigneur. Ainsi soit-Il. Il danserait bien toute la nuit avec elle. Un cormoran mourant non loin, sans carte de séjour. Rien de vulgaire, caressé par les vagues renaissant à chaque mouvement de ses hanches. Ses épaules découvertes, illuminant l’obscurité, les bras accrochant des étoiles. Il manquerait un peu de souffle. Même disparaitre, sous la lune abasourdie, n’a plus d’importance. Les mouettes réveillées, rauqueront de la proximité. Peu importe. Juste la voir danser, attendant, seulement de s’offrir. Ne pas, pour ne pas détruire ce moment précis. Les vagues disparaissent, les moules accrochées au rocher ont les pieds au sec. Il est sans elle, sans selle. Il aurait voulu mourir, cacochyme, à l’ombre des jeunes filles en sueur.

Sans elle. Pourquoi ? Le fil conducteur qui ne passe plus. Une trottinette file, faire un tour de passe-passe, dans la rue des gens qui passent à tort et au travers. Fantômes bruyants, ils s’agglutinent et battent des mains. L’heureux, bercé d’illusion que rien ne passe, tout dure. Les élections finies, tout revient dans l’ordre naturel des choses. Vide de sens interdit. Le chaos indolore encadré par la patrouille armée. Securitate. Le peuple qui s’effondre sur les terrasses à la recherche du prochain cheval sur lequel miser. Pourquoi sans elle ? Il l’avait mise à nue elle ne l’était plus, d’autres la montaient désormais. Plus mal, encore mieux, rien à fo**re. Il avait eu d’elle l’essentiel, son âme bercée d’illusoire. Un regard d’inhabitude, un clairon qui sonne, un sac de course qui frémit à l’approche d’un autre. Les poireaux se redressent, les tomates rougissent plus que coutume. Bonjour, bonsoir, on se revoit plus t**d ou jamais ? Maintenant. Reprendre le fil d’une histoire, fragmenté du temps. De souvenirs en vagues, polis par le ressac. Des mains qui se frôlent. Des jambes qui s’interpellent. Une soupière qui soupire. Une épaule dénudée par l’éclat fiévreux de la lune. Plonger dans le corps et s’y noyer sans issue de secours. Puis rien. Rien que du fugace qui s’affale. Ramasser frusques. Partir, démarrer aller ailleurs. Loin, encore plus loin. Tendu, pendu au caroubier dont la branche cassée précipitera le corps au fond du ravin. A terre les piécettes d’argent, trente et une tarte au citron. Le prix de la trahison. Se relever, croquer la tarte. Nettoyer le clavier des scories inutiles jetées au hasard des doigts délassés et trouver une fin à elle. YouTube pénètre le sien canal d’Eustache. Le moins abimé par les mensonges. S’acheter un pantalon pour l’été, histoire de cacher sa méforme. Payer le pantalon avec les piécettes et attraper au vol le premier voilier qui passe. Il fait koa le koala là ? Le ciel hésite à se coucher ret**dant étoiles. Sans elles, le ciel s’assombrit davantage. Des jeunes dansent faces écrasés sur le mur du son. Les gendarmes rongent leur frein. Ils les auraient bien tous défoncés mais le préfet tazé à mort leur lit des extraits du code civil en pogotant entre chacun des articles. Les chiens se flairent l’arrière-train pour retrouver le pétomane qui a poussé Dieu à les virer du paradis. Dieu est un anosmique au dur comique. Les voisins sortent les pétoires et tirent. Les jeunes meurent jeunes. Ils feront baisser la stat des vieux cons. Dans les buissons, on entend - interrompus et repris par le manque d’oxygène - les cris des filles deniaisées sans consentement explicite. Les nuits d’été promettent. Il regarde le village. Au-dessus, un parachutiste muni d’un Luger PO8. Levêche revêche l’accroche au clocher de l’église, le paratonnerre planté dans les reins. Le mur du son écrase le son de sa douleur. Il allume, aux pieds du sacrifié, une clope, issue de la fraude. La fumée caresse le visage du parachuté et s’enfuit. Lui aussi. Sans elle. Toujours vivant.

A force, il avait crevé la peau de son tambour. Les bras lui en étaient tombés. Boum ! Se trainer, jambes en croix vers la ville où la fête assourdit. S’accrocher à la barre d’un bar. Apprendre à jouer de la trompette sur un tuto You Tube. Commander une liqueur et observer la vie qui passe.

07/05/2026

Sans elle. Pourquoi ? Le fil conducteur qui ne passe plus. Une trottinette file, faire un tour de passe-passe, dans la rue des gens qui passent à tort et au travers. Fantômes bruyants, ils s’agglutinent et battent des mains. L’heureux, bercé d’illusion que rien ne passe, tout dure. Les élections finies, tout revient dans l’ordre naturel des choses. Vide de sens interdit. Le chaos indolore encadré par la patrouille armée. Securitate. Le peuple qui s’effondre sur les terrasses à la recherche du prochain cheval sur lequel miser. Pourquoi sans elle ? Il l’avait mise à nue elle ne l’était plus, d’autres la montaient désormais. Plus mal, encore mieux, rien à fo**re. Il avait eu d’elle l’essentiel, son âme bercée d’illusoire. Un regard d’inhabitude, un clairon qui sonne, un sac de course qui frémit à l’approche d’un autre. Les poireaux se redressent, les tomates rougissent plus que coutume. Bonjour, bonsoir, on se revoit plus t**d ou jamais ? Maintenant. Reprendre le fil d’une histoire, fragmenté du temps. De souvenirs en vagues, polis par le ressac. Des mains qui se frôlent. Des jambes qui s’interpellent. Une soupière qui soupire. Une épaule dénudée par l’éclat fiévreux de la lune. Plonger dans le corps et s’y noyer sans issue de secours. Puis rien. Rien que du fugace qui s’affale. Ramasser frusques. Partir, démarrer aller ailleurs. Loin, encore plus loin. Tendu, pendu au caroubier dont la branche cassée précipitera le corps au fond du ravin. A terre les piécettes d’argent, trente et une tarte au citron. Le prix de la trahison. Se relever, croquer la tarte. Nettoyer le clavier des scories inutiles jetées au hasard des doigts délassés et trouver une fin à elle. YouTube pénètre le sien canal d’Eustache. Le moins abimé par les mensonges. S’acheter un pantalon pour l’été, histoire de cacher sa méforme. Payer le pantalon avec les piécettes et attraper au vol le premier voilier qui passe. Il fait koa le koala là ? Le ciel hésite à se coucher ret**dant étoiles. Sans elles, le ciel s’assombrit davantage. Des jeunes dansent faces écrasés sur le mur du son. Les gendarmes rongent leur frein. Ils les auraient bien tous défoncés mais le préfet tazé à mort leur lit des extraits du code civil en pogotant entre chacun des articles. Les chiens se flairent l’arrière-train pour retrouver le pétomane qui a poussé Dieu à les virer du paradis. Dieu est un anosmique au dur comique. Les voisins sortent les pétoires et tirent. Les jeunes meurent jeunes. Ils feront baisser la stat des vieux cons. Dans les buissons, on entend - interrompus et repris par le manque d’oxygène - les cris des filles deniaisées sans consentement explicite. Les nuits d’été promettent. Il regarde le village. Au-dessus, un parachutiste muni d’un Luger PO8. Levêche revêche l’accroche au clocher de l’église, le paratonnerre planté dans les reins. Le mur du son écrase le son de sa douleur. Il allume, aux pieds du sacrifié, une clope, issue de la fraude. La fumée caresse le visage du parachuté et s’enfuit. Lui aussi. Sans elle. Toujours vivant.

01/05/2026

Sans elle. Pourquoi ? Le fil conducteur qui ne passe plus. Une trottinette file, faire un tour de passe-passe, dans la rue des gens qui passent à tort et au travers. Fantômes bruyants, ils s’agglutinent et battent des mains. L’heureux, bercé d’illusion que rien ne passe, tout dure. Les élections finies, tout revient dans l’ordre naturel des choses. Vide de sens interdit. Le chaos indolore encadré par la patrouille armée. Securitate. Le peuple qui s’effondre sur les terrasses à la recherche du prochain cheval sur lequel miser. Pourquoi sans elle ? Il l’avait mise à nue elle ne l’était plus, d’autres la montaient désormais. Plus mal, encore mieux, rien à fo**re. Il avait eu d’elle l’essentiel, son âme bercée d’illusoire. Un regard d’inhabitude, un clairon qui sonne, un sac de course qui frémit à l’approche d’un autre. Bonjour, bonsoir, on se revoit plus t**d ou jamais. Maintenant. Reprendre le fil d’une histoire que le temps a fragmenté. De vagues souvenirs, polis par le ressac. Des mains qui se frôlent. Une soupière qui soupire. Une épaule dénudée par l’éclat fiévreux de la lune. Plonger dans le corps et s’y noyer sans issue de secours. Puis rien. Rien que du fugace qui s’affale. Ramasser frusques. Partir, démarrer aller ailleurs. Loin, encore plus loin. Tendu, pendu au caroubier dont la branche cassée précipitera le corps au fond du ravin. A terre les piécettes d’argent, trente et une tarte au citron. Le prix de la trahison. Se relever, croquer la tarte. Nettoyer le clavier des scories inutiles jetées au hasard des doigts délassés et trouver une fin à elle. YouTube pénètre le sien canal d’Eustache. Le moins abimé des mensonges. S’acheter un pantalon pour l’été, histoire de cacher sa méforme. Payer le pantalon avec les piécettes et attraper au vol le premier voilier qui passe.

23/04/2026

Le soleil. Les jupes courtes les rues. Les chaussures sentent les chaussettes. Les chiens leurs pattes. Les pyjashorts baguenaudent et les canards à l’orange. Les hommes de loi respirent, les kalaches en vacances. Le bizness tourne discret, tenu par des CDD qui ont décroché le taf sur Snapchouette. Les pintes tapissent les tables. Un torero, la lame affûtée, tient en laisse sa victime. Pu**in, le retour des barbares avec l’été sonnant au creux des dites traditions. Un pédo file, un gosse crie de joie. Un migrant trottiné, lui a roulé sur les pieds. Des policiers municipaux l’interpellent. En cabane, le gosse pour tapage diurne. Ce n’est que justice. La navette gratuite parcourt la ville. Vide, mais la conductrice est canon. Il grimpe dedans, lui parle du détroit à l’étroit. De sa main leste, elle saisit le clignotant. Instant de grâce. La rue tourne à droite. Il descend à l’arrêt suivant et traine comme un p’tit chien, en chien, de son réverbère fauché par un missile. Les commerçants font la gu**le, le chaland est fauché. Le chalut solitaire. Il préfère boire pour oublier qu’il n’y a rien à bouffer. Les jeunes méprisent les vieux. Ils tous leur place retenue au cimetière, avec le vieux qui promène sa vieille. Il reste de marbre, se met en mode avion et guette l’au-dessus. Pas le moindre nuage. Ni voyage. Pu**in d’avions cloués au sol. La multitude défile. Elle a l’air heureux. Bien heureux ceux qui passent, loué le saigneur. Ainsi soit-Il. Il danserait bien toute la nuit avec elle. Un cormoran mourant non loin, sans carte de séjour. Rien de vulgaire, caressé par les vagues renaissant à chaque mouvement de ses hanches. Ses épaules découvertes, illuminant l’obscurité, les bras accrochant des étoiles. Il manquerait un peu de souffle. Même disparaitre, sous la lune abasourdie, n’a plus d’importance. Les mouettes réveillées, rauqueront de la proximité. Peu importe. Juste la voir danser, attendant, seulement de s’offrir. Ne pas, pour ne pas détruire ce moment précis. Les vagues disparaissent, la mer de nit plus vague. Il est sans elle, sans selle. Il aurait voulu mourir, cacochyme, à l’ombre des jeunes filles en sueur.

18/04/2026

Comment dire ? D’une chose, il allait passer à l’autre. Convoqué, martyrisé mais libéré. Ils auront eu sa peau, mais léchée par maman ourse, elle renaîtrait. Juste un peu de temps, pour comprendre, qu’il ne gagnerait jamais. Même la plus haute de statue qu’ils devraient lui dresser vers le ciel, manquerait quand même les décamètres de mépris qu’il leur voue. Curieusement, il n’avait plus quitté sa caverne mentale depuis des semaines. Sous le coup de l’émotion, de l’injuste, de boutoir. Il savait pertinemment que l’odeur son petit chat mort, depuis des jours, dans son panier d’infortune, pouvait alerter le voisinage. Il le nez gros le voisinage, dès saisi de sa propension endémique à dénoncer. Société de baltringues aux tout petits pieds. Plus sortir même – peut-être – pour éviter leurs regards bienveillants. A chaque coin de rue, les mêmes solitudes. La même urgence assourdissante vers le précipice qu’on fait mine d’oublier. Loana est morte. Se regroupent les vautours, pour récupérer une once de sa lumière éteinte. Il s’en foutait un peu, elle davantage, là où elle est. Repos, terrasse, jardin. Tondeuse en folie, rasant gratis l’herbe qui n’en demandait pas tant. Eradiquant au passage, une fratrie de bébés hérissons abandonnés par leur mère, cuite à la broche par un rassemblement évangéliste. Pas trop salé l’évangile. Résonne les guitares et les sirènes de flic, venus les déloger sans ménagement. Se battent les hommes, les encouragent en hurlant les femmes, font les poches des curieux les enfants. Brûlent les caravanes. Dimanche, jour du seigneur, priez braves encartés au RN et à LFI, Il vous en saura gré. Une petite place au paradis des vies inutiles. Bon bref, la caverne commençait à puer des pieds. Comment écrire sans aller les voir. Quand il disait écrire ! Taper des lettres sur clavier, l’IA fera le reste. Ecrire, poster, rien à fo**re. Rejoindre la cohorte des anonymes pleins de leurs égos déconstruits. A la terre glaise. Une porte qui claque, la radio qui se déclenche sans qu’il ne lui demande. Ta gu**le. Tour de clef, l’hybride crachote toujours un peu au démarrage. Portail ouvert, la route, la ville, les gens. Si précieux, ces dons de la nature, pour rassasier sa curiosité d’eux. Terrasse. Il nettoie ses lunettes pour ne rien manquer des éventualités qui passent. Au fond du bar, le patron s’affaisse. Sa femme, serveuse, l’a quitté pour d’autres plateaux. Il revêche à tour de bras quand on lui commande un café. Le percolateur sue la peur et la tasse tremble. Un rayon de soleil, il change de table. Les femmes boivent des bières en faisant le tiercé. Elles s’y connaissent en pur-sang, plus fréquemment en hongres. Il se court dans l’après-midi du côté d’Auchan de gloire. Gagner ou perdre. Le plaisir d’être là, avec d’autres commères, voir le temps qui passe. Un nuage grise sa table. Nouveau déplacement, vers le café d’en face. Juste pour voir si son ombre y est resté.

12/04/2026

Le vélo sans elle lui faisait mal au Q. A l’âme aussi. Sans selle, monté a cru. Le sel qui illumine, la jetée au retour d’une pêche infructueuse. Le GNR qui augmente, le poisson qui a fui la mer pour une sale garce dans les Sargasses. Les femmes qui trompent, à tour de cuisses ouvertes. Les maris-marins qui triment, battus du vent qui hurle. La houle, le goéland survole les flots. Sauter d’une image l’autre, passer à autre chose comme un battement de cœur qui sait le dernier souffle. Mourir en un clin d’œil. Le nez pincé et les oreilles closes. Il quitte le vélo, abandonné à son insuffisance. Un vrombissement de moteur, au ras des stations closes faute de carburants. Un tour de piste mortel pour un mot**d. La vie file à toute allure. Autre temps, autre morse. Il aimait les surprises nées d’un regard de hasard. Une terrasse. Des tables, des gens autour et des plateaux pleins de verres vides et pleins. Pas de serveuse accorte, poitrines dressées par la brise du printemps. Mais un atrabilaire que la sympathie étouffe. Le soleil qui s’installe, les vieux gavés de retraite et de souvenirs rancis qui papotent. Elle porte des lunettes de prix sur un nez Camus, dissimulée par une ombre de passage. Un type qu’il ne veut pas voir et qui lévite. Une ombre fortuite comme un missile sans but arrêté en plein vol par un dôme de fer. Il la regarde. Elle sans doute pas, tétant disgracieuse, une fine cigarette qui fait province. Pas tant que cela, juste pour se moquer. Il aimait la moquerie. Il la regarde, encore et encore, imaginant in petto des étreintes à venir sur le sable finissant d’une baie idyllique. Un parasol s’essouffle, des gosses pleurent, les châteaux écrasés par le vendeur ambulant de chichi frégi. Des tas de chair espérant être grillées par le soleil de moins en moins timide. Elle soulève ses lunettes, se lève et apparaît dans toute l’étrangeté de sa beauté complexe. La vue est cruelle pour celui qui espère de la vie. Il referme son ordinateur. Il n’a rien appris ce jour d’hui. Ni demain, ni jamais. Toujours. Des passants à la recherche d’œufs de pâques brûlés de soleil. Des hommes en short-sandales. Des filles qui hésitent. L’une d’elles porte une jupe si courte qu’elle dénude ses épaules. Une gitane sans filtre survient pour disparaitre, enfumée. Un ramas de mots qu’il collera aux autres avant de les oublier. Et de les voir réapparaitre. Sans doute. Encore et encore.

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