Céline Plousey

Céline Plousey Plasticienne. Art végétal & organique

La nature n’est pas, pour moi, un décor ni un thème. Elle n’est pas un ailleurs. Elle est notre matrice, notre mémoire. ...
25/05/2026

La nature n’est pas, pour moi, un décor ni un thème. Elle n’est pas un ailleurs. Elle est notre matrice, notre mémoire. Je ne me tiens pas devant elle comme face à un extérieur. J’y reconnais une origine, une parenté ancienne, quelque chose de plus vaste dont nous sommes issus.

Alors comment pouvons-nous encore nous percevoir comme séparés d’elle ? Comment avons-nous pu reléguer la nature dans des espaces protégés, comme si le vivant s’arrêtait aux frontières de l’humain ?

Quelle prétention.

Nous parlons d’intériorité humaine, parfois animale, mais pourquoi croire que l’expérience intérieure du vivant s’arrêterait à ce qui nous ressemble ?

Je pressens au contraire une dimension insondable dans le végétal comme dans tout le vivant : une intelligence silencieuse des rythmes, des replis, des adaptations, des élans vers la lumière.

La nature m’enseigne moins la beauté que la vérité : les cycles, l’altération, la vulnérabilité, la mue, la résistance, l’interdépendance. Rien n’existe seul.

Ce que nous ressentons comme un manque est peut-être le signe que nous manquons à nous-mêmes, trop loin de notre nature profonde.

Au contact de corps traversés par l’épreuve, dans la montagne, j’ai vu combien la reconnexion au vivant ouvre un espace d’écoute véritable. Une part de nos souffrances s’y dissout : la séparation, les masques, le non-respect de nos rythmes.

Comme tout vivant, nous développons des protections, nous nous rigidifions. Puis l’épreuve fissure ce qui s’est durci.

Je crois que nous ne guérissons pas contre la nature, ni en la maîtrisant, mais en retrouvant notre juste place en son sein.

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Photo

Et si l’art n’était pas seulement une représentation du monde, mais une expérience intérieure qui transforme celui qui r...
24/04/2026

Et si l’art n’était pas seulement une représentation du monde, mais une expérience intérieure qui transforme celui qui regarde ?

Prenez un instant.
Pensez à une œuvre qui vous a déjà arrêté.

Pas seulement plu.
Arrêté.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Face à certaines œuvres, il y a un silence particulier.
Un ralentissement presque imperceptible.
Comme si quelque chose en nous reconnaissait… sans savoir nommer.

Peut-être que l’œuvre ne fait pas que montrer.
Elle révèle.

N’est-ce pas votre propre douceur que vous percevez lorsque vous êtes ému ?
Et peut-être aussi vos manques.
Vos élans inachevés.

Chaque rencontre avec une œuvre est unique.
Elle naît d’un dialogue entre ce qui est là… et ce que vous êtes.

Depuis longtemps, des artistes ont pressenti cela.

En 1911, Vassily Kandinsky écrivait que la couleur pouvait toucher directement l’âme.
Mark Rothko cherchait à faire vivre une expérience intérieure.
Hilma af Klint peignait une réalité invisible.
Emmanuel Kant évoquait un contact avec plus vaste que soi.

Aujourd’hui encore, contempler une œuvre modifie notre état intérieur.

L’art ne se contente pas d’être vu.
Il agit.

Dans toute œuvre, il y a une part invisible.
Peut-être l’essentiel.

Dans le rythme.
Dans le mouvement.
Dans l’émotion qui circule.

Là où les mots s’arrêtent.

L’art ouvre un espace que le langage ne peut atteindre.

Peut-être est-ce là sa dimension spirituelle.
Non pas une croyance.
Mais une expérience.

Un moment où l’on ne regarde plus seulement…
mais où quelque chose en nous commence à regarder autrement.

Derrière les mots,
une fréquence.
Une résonance.

J’utilise le papier comme une peau.Une matière organique qui absorbe, retient, restitue le jus de la couleur.Le rapport ...
19/04/2026

J’utilise le papier comme une peau.
Une matière organique qui absorbe, retient, restitue le jus de la couleur.

Le rapport est direct, sensoriel.
Le papier vibre, il réagit. C’est un diaphragme.

Surface fragile,
il se froisse, se tend, se déchire, se transforme — et tient.

Il se situe dans cet entre-deux :
entre surface et profondeur, entre visible et retrait.

Un voile.

Un tambour du monde, qui reçoit, les coups et les caresses.

Et derrière les doigts…juste là…
un autre espace.

Solstice d’été, 21 juin 2025Inauguration de la chapelle d’Harmonie et de Beauté « Abysse »Sous le soleil à son zénith, n...
06/11/2025

Solstice d’été, 21 juin 2025
Inauguration de la chapelle d’Harmonie et de Beauté « Abysse »

Sous le soleil à son zénith, nous avons célébré la naissance d’Abysse, un lieu où l’art, la poésie et le soin s’unissent dans un même élan de clarté.
Au cœur de ce moment suspendu, le rayon solaire, tombé du plus haut point du ciel, a traversé l’étoile pour venir au centre du lieu.
Là, sur le sol, j’ai tracé le cœur d’une rose, symbole de l’âme en épanouissement, de la beauté qui s’ouvre et de l’amour qui rayonne.

Chacun a ensuite choisi sa teinte parmi des pigments naturels, et déposé une pétale de couleur, offrant sa vibration unique à la rose commune.
Ainsi s’est formée la première fleur d’Abysse — une œuvre collective, vivante.

La rose de Vénus, quant à elle, inspire cette création.
Le tracé du parcours céleste de Vénus se dessine au fil de huit années : le temps qu’il faut à la planète Vénus pour accomplir sa danse autour du Soleil et de la Terre.
Ce trajet forme une figure d’une précision et d’une beauté parfaites — une étoile à cinq pétales, symbole de l’harmonie, de la féminité et de l’amour en mouvement.
Elle nous rappelle que tout dans l’univers suit une géométrie et qu’à chaque cycle, la beauté se déploie comme une renaissance.

« Amitié »83 x 210 cmSept pans de bois s’assemblent comme une vague en mouvement.Encres végétales issues d’infusion de f...
10/10/2025

« Amitié »
83 x 210 cm
Sept pans de bois s’assemblent comme une vague en mouvement.
Encres végétales issues d’infusion de fleurs, plantes.
Dorure au cuivre, roses et ibiscus incrustés, jeux de lumières et de transparence. Dévoilement de matières, tel que le papier washi ou wenzhou.

Aux accents japonisant, aux couleurs tendres, ce tableau révèle l’amitié, fragile, lumineuse et infiniment vivante.
Exposition Galerie Lefakis Saint Paul de Vence

Terre 1/270x70Disponible à la galerie Lefakis.Saint Paul de Vence.« Le cycle du vivant, fragile et éternel; c’est là que...
24/11/2024

Terre 1/2
70x70
Disponible à la galerie Lefakis.
Saint Paul de Vence.

« Le cycle du vivant, fragile et éternel; c’est là que réside la pure créativité; dans ce jaillissement incessant d’une beauté brute et sincère. L’humain, à l’image de la matière, est un être en perpétuelle mutation. Ses rêves, ses idées, ses œuvres ne sont que des échos d’une quête plus vaste. Chaque existence, aussi brève soit-elle, participe à un récit du vivant.
Terre, en chaque pulsation de ton cycle, nous renaissons et nous transformons, à l’image de l’univers lui-même »

Earth 1/2
70x70
Available at Galerie Lefakis,
Saint-Paul-de-Vence.

The cycle of life, fragile and eternal, harbors pure creativity: an unceasing outpouring of raw and sincere beauty. Humanity, like matter itself, is in perpetual transformation. Its dreams, its ideas, its creations are but echoes of a greater quest. Each existence, however brief, contributes to the story of life.
Earth, with every pulse of your cycle, we are reborn and transformed, mirroring the universe itself.

« Terre » 70x70 cmTechniques mixtes sur châssis bois.Couleurs végétales, feuilles de cuivre et d’or. Disponible à la gal...
26/10/2024

« Terre » 70x70 cm
Techniques mixtes sur châssis bois.
Couleurs végétales, feuilles de cuivre et d’or.
Disponible à la galerie LEFAKIS à Saint Paul de Vence.

“Earth” 70x70 cm
Mixed media on wood frame.
Vegetable pigments, copper, and gold leaf.
Available at LEFAKIS gallery in Saint Paul de Vence.


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