01/05/2020
Pour ce jour férié un peu gris , nous partageons un peu de lecture sur le Quina une écorce dont on parle beaucoup en ce moment et qui rentre dans la composition du SKOS.
Merci à Augustine et Constantin ( 5 et 3 ANS ) qui nous ont envoyé ce beau bouquet de muguet fait maison !
Bonne journée à vous tous.
Voici un petit extrait de la newsletter hygiénique du Musée urbain Tony-Garnier
Le SKOS, un centenaire régional
L’affaire ne date pas d’hier et l’histoire se joue à quelques encablures de Lyon, dans les monts du Haut-Beaujolais. Le jeune Louis Crozet rentre au bercail après le service militaire. Son paternel tient un café à Thizy (Rhône) et se réjouit de voir le fiston de retour avec, en poche, une recette de boisson inconnue. Père et fils se mettent à l’ouvrage et fabriquent ce nouveau breuvage qui fait la joie de tous les clients.
La distillerie Crozet naît en 1875. Les deux Thizerots développent leur gamme de produits, des sirops, des liqueurs à base de fruits et de plantes, jusqu’à l’invention d’un apéritif au nom mystérieux : le SKOS. Inutile de chercher la signification de ces quatre lettres, vous perdez votre temps, les descendants ont donné depuis bien longtemps leur langue au chat.
Alors le SKOS, c’est quoi ? Un apéritif qui n’a pas son pareil. Il est produit exclusivement par la distillerie Crozet. Parmi ses ingrédients : de la mistelle (moût de raisin frais et eau-de-vie), de l’alcool dans lequel a infusé du bois de quinquina, des écorces d'orange amère, du caramel et des substances végétales (et là, second mystère). Un secret est un secret, ce n’est pas aujourd’hui que l’on vous donnera la recette…
À la Belle Époque, le SKOS se lance à la conquête des récompenses. Il est primé à Bruxelles, Gand, Turin et remporte même une médaille d’or à Londres, en 1908. C’est la consécration pour la petite distillerie familiale.
Le SKOS traversera le 20e siècle, figurant en bonne place dans tous les cafés et restaurants. Et la mode des apéritifs changea. Cette création, comme d’autres, céda du terrain à de nouvelles saveurs, et de nouvelles stratégies commerciales les reléguèrent à l’arrière-scène. Mais le centenaire qui n’a pas pris une ride, n’a pas son égal sur la planète. Le SKOS, c’est un moment à part, un rituel sacré, parole du rédacteur qui l’a mis à son tableau d’honneur ! Et puis, il chasse peut-être le « bocon », sait-on jamais…
Ce n’est pas demain que nous retrouverons les terrasses de nos cafés et restaurants.
Toute la chaîne économique est sévèrement impactée et la distillerie Crozet n’est pas épargnée. Les 5e et 6e générations sont sur le pont, consultez leur production.
Distillerie des frères Crozet : https://www.siropcrozet.com