Le Club des Epicuriens Mondains

Le Club des Epicuriens Mondains "Raffinons le quotidien" Lectrices, Lecteurs,
Considérez le texte suivant comme un avertissement et non comme une justification.

L'idée principale de cette "Fan Page" était de créer une page de déplorations. En effet, nous souhaitions relater tous les endroits où nous avions regretté de nous être rendus. On nous a conseillé prudence et retenue. De ne surtout pas se mettre à la hauteur intellectuelle de notre époque, où la création de la Blogosphère a permis à n'importe quel loqueteux de critiquer n'importe quoi et n'importe

qui. Il y a des choses qui peuvent se dire au sein d'un groupe fermé mais nous nous adressons, ici, à un public ouvert et non choisi. De ce fait nous avons dirigé nos choix vers la rédaction de mini-articles sur ce qui nous a plu; les endroits qui répondent à nos critères, les événements dignes de ce nom, etc. Cependant, comme la récurrence affaiblit, et que rester de bon ton n'est pas dans notre nature, il n'est pas rare de lire quelques articles plus négatifs.

Pour Droit de Suite:Beaucoup diront, j’en suis sûr, que la chasse est une distraction cruelle et une activité de snobs. ...
22/11/2015

Pour Droit de Suite:
Beaucoup diront, j’en suis sûr, que la chasse est une distraction cruelle et une activité de snobs.
Depuis plusieurs années maintenant, je participe avec quelques amis à la chasse à courre. Eux, comme moi, lorsqu’il nous arrive d’en discuter en compagnie de personnes qui ne pratiquent pas ce sport, sommes confrontés aux mêmes remarques et critiques. Nous admettons que les gens du monde parlent de ce qu’ils ne connaissent pas (sinon leurs discussions risqueraient d’être rarissimes) et que les autres, ceux qui réprouvent la vénerie, en sont bien mal informés.

On peut être pour ou contre la chasse, c’est une question de philosophie et d’inclination. Je reconnais pour ma part, qu’il y’a toujours quelque chose de cruel à ôter la vie à ce qui vit. Cependant, je maintiens ma position sur laquelle il faut que l’on conserve cette belle et vieille tradition qu'est la chasse à courre, n’appartenant pas à ces gens qui trop fréquemment reportent sur les animaux une affection qu’on ne les voit guère manifester à leurs semblables.

Vous qui lisez cette courte rédaction et que je suppose trop intelligents pour maudire quelque chose que vous ignorez in extenso, permettez moi de vous exposer l’abc de la vénerie en quelques points.
- La chasse à courre est une science, une tradition, un art, avec ses règles, sa langue et ses habitudes. (C’est pour cette raison qu’en fin de page, j’ajouterais un petit glossaire.)
- C’est le sport le plus démocratique qui soit. Malgré que la vénerie soit fréquentée par beaucoup de la noblesse, tout le monde peut suivre une chasse à courre, à cheval, à pied ou à vélo.
- La chasse à courre se pratique sans armes. Seuls les “boutons” (membres en titre de l’équipage) ont droit au port de la dague. Ce sont les chiens qui chassent.
- Si vous êtes invités à venir à cheval, sachez que certaines règles, très strictes, conditionnent la tenue vestimentaires des cavaliers. Pour les autres, à pied ou à vélo, une tenue adaptée à la forêt est fortement conseillée.
- Le Limier est le vieux et sage chien qui va, aux petites heures du matin, accompagner au bois le maître d’équipage, le premier piqueur et les valets de chiens pour rembucher les animaux. On y fera un repérage au sol des empreintes à la recherche de renseignements sur les animaux.
- A midi à lieu l’”assembler” pour le rapport. On y choisit l’animal à chasser à l’exclusion de tous les autres. D’ailleurs, la meute de chien est dressée à chasser exclusivement l’animal choisi par l’homme.
- Une fois que tout le monde est prêt, la chasse est lancée. Le plus difficile est de parvenir à isoler la bête choisie si elle se trouve au milieu d’autres bêtes. Puisque ce sont les chiens qui chassent, tout l’art des cavaliers consiste à arrêter les chiens qui partent sur d’autres pistes que celle de l’animal concerné, à les appuyer lorsqu’ils perdent sa trace ou encore à les rameuter si ils s’égarent.
- Si vous êtes cavalier invité, mes seules recommandation sont de vous effacer, de vous taire et de ne pas gêner. Ne dépassez pas les “boutons” ni les chiens, ne suivez pas le maître d’équipage et évitez le galop. Vous ne pouvez dépasser une dame qui si elle vous en donne l’autorisation et n’oubliez pas de vous découvrir en le faisant.
- Lorsque la bête est cernée, c’est l’un des "boutons" qui, armé de la dague, lui donnera le coup de grâce. La mise à mort est accompagnée d’une sonnerie et il est d’usage que les hommes se découvrent par respect pour l’animal.
- Ensuite ont lieu les honneurs et la curée.
- Et enfin, renseignez-vous du montant de la gratification à remettre au personnel (au premier piqueur ou aux valets).

Petit glossaire:
Equipage: ensemble du personnel de chasse à courre
Bouton: l’insigne d’un équipage de chasse à courre
Trompe: cor de chasse des veneurs
Veneurs: chasseur à courre
Rembucher: suivre l’animal jusque dans l’enceinte où il est rentré
Enceinte: parties des bois séparés par des routes ou chemins
Etraquer: suivre les trace d’un animal dans la neige
Droit de suite: faculté de poursuivre sur le terrain d'autrui la bête lancée
Curée: les chiens sont autorisés à manger les restes de l’animal
Déharder: isoler la bête choisie

Pour irritable verbeux, fainéant de tout exercice mondain:Par Emilien-Victor BarthélémyIl est accablant, malgré les circ...
18/11/2015

Pour irritable verbeux, fainéant de tout exercice mondain:
Par Emilien-Victor Barthélémy

Il est accablant, malgré les circonstances actuelles, d’être invité à des dîners où les seuls sujets trouvés sont ceux des médias. Surtout lorsque les usages m’obligent à participer à la conversation; s’y abstenir constitue une faute grave contre la bienséance.
Au bout seulement du second dîner depuis vendredi passé, je m’échauffe quelque peu devant l’impolitesse de nombreux convives à ne pas être averti des codes et des usages de la conversation, monopolisant une soirée entière à débattre de sujets maladroits, confondant faits réels et opinions personnelles. La fatigue et l’ennui me gagnant rapidement lorsque je me retrouve face au “brillant causeur” qui aime animer les réunions ou l’insupportable “meurtri par la vie”, inattentif, habitué à interrompre et faisant trop rapidement étalage de son esprit (quand il en a un), m’obligent à rédiger ces quelques lignes pour rafraîchir la mémoire à ces imbuvables brailleurs et autres inaccoutumés de la politesse.

Les sujets étouffants, tels que la philosophie, la politique ou la religion, en un mot: les sujets médiatiques, sont à aborder avec prudence et sagesse. Vous ne savez pas d’emblée qui vous allez déranger. Il m’est arrivé récemment de voir des convives quitter la table parce que l’on avait, en leur présence, tenu des propos qu’ils estimaient inadmissibles. Prenez donc garde aux mots utilisés devant toute personne, pas seulement les inconnus.
Il est préférable, si vous ne pouvez résister à la tentation de les atteindre, de le faire en début de soirée. Le lieu où se tient l’apéritif permet très souvent aux gens de former de petits groupes et si quelqu’un venait à ne pas apprécier le sujet abordé, il lui sera plus aisé de se diriger vers un autre groupe sans déranger l’attention. Cependant, veuillez interrompre le sujet si le ton monte quelque peu, afin de ne pas embraser les passions et en tout cas de n’être en rien responsable de suites fâcheuses.

Insistons sur le fait qu’à table, vous êtes tenu de discuter de choses plus aériennes: vacances, loisirs, poésie, littérature, pour ne citer que celles-ci.
Évitez de vous enquérir de nouvelles d’une personne placée loin de vous. Rien n’est plus impoli que de forcer quelqu’un à monopoliser la conversation pour parler de lui.
Si vous êtes de ceux qui parlent avec aisance et esprit, n’abusez pas de votre avantage. Prenez garde à ne pas vous emparer de la parole, privant ainsi ceux qui auraient quelque chose à dire, de briller eux aussi. Retenez que si vous vous exprimez facilement, vous devriez redoubler d’attention quand d’autres auront la parole et vous n’interviendrez seulement que lorsque le moment sera propice ou quand l’on vous y aura invité.

Si vous êtes à court d’idée, profitez du moment pour vous intéresser à vos voisins, questionnez-les, écoutez-les. Sollicitez chacun sur ce qui les passionnent, la musique, l’art, le sport; vous ravirez votre interlocuteur et vous vous instruirez dans les plus cordiales dispositions, car “nul n’est ennuyeux lorsqu’il parle de ce qu’il aime”- P.Auster.
Si vous avez le goût des commérages, que vous êtes de ceux qui ont une réputation de méchanceté ou de persiflage, il vaut mieux éviter de porter des jugements de valeurs sur des personnalités, surtout si vous ne connaissez pas toutes les personnes présentes, car il m’est arrivé maintes fois d’avoir des liens de parenté ou d’amitié avec la personne mise en cause et de me sentir très embarrassée. En revanche, n’hésitez pas à complimenter. On vous écoutera toujours avec intérêt.
Une fois le repas terminé, rien ne vous oblige à reprendre une conversation sévère. Généralement après l’ambiance d’une réunion mondaine, l’attention des invités est assez fatigable. Si toutefois vous ne pouvez y déroger, ne monopolisez pas la conversation mais au contraire donnez la chance à chacun. Et une fois de plus, ne vous y aventurez qu’à moins d’être sûr que tout le monde s’y prêtera volontiers et y trouvera un intérêt. Il est important ici, que le maitre de maison joue son rôle de médiateur pour éviter tout débordement ou ramener la conversation vers un ton plus léger.

En d’autres mots, si vous êtes révolté ou d'une sensibilité fragile, incapable de maitriser vos émotions ou de faire preuve de raison, mieux vaut traiter de ces sujets avec vos proches ou vos amis avant de venir imposer vos croyances et partager vos minables opinions à une poignée de convives venu pour une occasion simple basée sur le partager d’un moment de détente.
Concluons cette article avec La Bruyère: “C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence.”

Pour la pipe point chipparde: Cette période de l’année est indiscutablement la plus appréciée des Epicuriens Mondains. L...
08/11/2015

Pour la pipe point chipparde:

Cette période de l’année est indiscutablement la plus appréciée des Epicuriens Mondains. Le dressing d’été fait place à celui d'hiver. On se divertit à ressortir nos cashmere, velours, fourrures, chapeau et bottes afin de nous proclamer. Le domaine se pare de ses plus éclatantes couleurs et les cuisines s’inondent des plus savoureux parfums.
Entre occupations extérieures et moments de détente passés au jardin d’hiver, la pipe refait son apparition pour sublimer ces instants précieux. Et il est pour nous inconcevable de s'en défaire pour la mauvaise excuse du fait de "passer à table".
Voici donc notre liste des cinq tabacs à fumer la bouche pleine.

L’heure du Petit déjeuner:
McClelland ajoute à sa gamme "Club Blends Series" son tabac "Corps Vanilla Ice" au grand plaisir des amateurs de matinée sucrée et épicée.
Tabac doux aux arômes de vanille et de citron vert accompagnateur complet de pancakes à la cannelle et de thé jaune (Huo Shan: arôme se rapprochant de celui des châtaignes mûres).

L’heure du Brunch/Déjeuner:
Peter Stokkebye remplace l’un de ses tabacs les plus connus "Luxury Curly Cut - 2006" par le "Luxury Bullseye Flake" nous offrant un mélange d’arômes de Perique combiné avec la douceur naturelle du tabac de Virginie. La particularité majeure de Bullseye Flake réside dans son procédé artisanale et qu’il est commercialisé en rouleaux.
Tabac aux arômes de barbecue fumé et légèrement épicé, divinement accommodable avec les gibiers, les fromages forts et les vins rouges corsés, boisés et/ou fumés (Pessac-Léogan/Graves - France).

L’heure du Veneur:
"Two Friends" nous propose un tabac au goût riche et apaisant aux couleurs rouges typiques des nuances de la foret de Redwood (Virginie).
Tabac magistral pour les aventures forestières lors des premières pluies de l’automne. A accompagner d’une poignée de noix et d'amandes pour calmer les petits creux et de quelques gorgées de whisky pour se donner du courage (Arran- Premium Single Cask - 1997: arômes de fruits secs et de rancio avec une finale chaude et épicée).

L’heure du Thé:
Frog Morton est l’un des plus populaires "Latakia Blends", et sa composition singulière le rend unique en son genre. McClelland nous fait découvrir un mélange harmonieux de tabac de Virginie et d’Orient. Il accompagne merveilleusement les petites madeleines au beurre et le thé "Winter" d’Harrods (fruité et épicé).

L’heure du Dîner:
Le Club Blend de Mac Baren nous propose un mélange de riche et mature tabac de Virginie et de Cavendish. L’un de ses avantages majeures est son odeur unique de marshmallow grillés qui ravira les convives peu friands de l’art de fumer à table. De par son caractère corsé et épicé, il accompagnera volontiers les Gibiers en sauce et les vins rouges ronds (Merlot/Dardagny - Genève)

Photo: Le club des fumeurs de pipe - Inconnu - 1950

Pour pique-assiette de niveau 5 étoiles, à droite et tout droit jusqu'au matin:Par Emilien-Victor BarthélémyQuoi de plus...
02/08/2015

Pour pique-assiette de niveau 5 étoiles, à droite et tout droit jusqu'au matin:
Par Emilien-Victor Barthélémy

Quoi de plus agréable que de recevoir une invitation nominative pour l’un des plus gros événements de l’avenue Louise. Néanmoins, impossible de cacher une certaine inquiétude tant qu’à la qualité de l’accueil et surtout du choix des (autres) convives. Nous nous rappelons tous de l’inauguration lamentable du Midi-Station. La gratuité limitée en temps et le nombre de portions alimentaires réduit avait fait ressortir l’instinct primaire et be***al des invités présents ce soir là. Nous avions alors assisté à un manège digne d’une émeute dans la prison de St-Gilles ou du pitoyable premier jour du magasin Primark rue Neuve.

Le carton d’invitation dans la poche de costume, je me rend en compagnie de P-F au numéro 71 de l’avenue Louise. Remplaçant le prestigieux Conrad, le Steigenberger Wiltcher's à ouvert ses portes depuis plus d’un an mais aura attendu de finir quelques travaux d’envergures avant d’oser parler d’inauguration.
Arrivés au pied du tapis rouge de la cour extérieure, toute angoisse est dissipée. Le décor est monumental et l’accueil comparable au Lotti de la place Vendôme. A partir de cet instant et durant les heures qui suivront, plus rien ne sera laissé au hasard et tout ne sera que “petits soins” et “délicates attentions”.
Escortés par la coordinatrice d’événement du Wiltcher’s, P-F et moi-même gravissons les quelques marches du hall principal sur les notes voluptueuses d’un orchestre philharmonique. Nous rejoignons toute la délégation habituelle, vedettes, hommes d’affaire, personnalités nobiliaires et tutti quanti.Tous, avons dans les yeux cette petite lueur d’excitation et de bonheur engendrée par la magie du moment. Et pourtant, nous ne sommes qu’à l’aube de notre enchantement.
Dans chaque salle du rez-de-chaussée, un bar et une ambiance. Bar à Champagne, à Whisky, à Vodka, à Gin, à vins. Tout y passe. Les plus grandes enseignes se partagent les lieux. La nourriture n’est pas en reste; crustacés, fromages, zakouskis, bagels, poissons, viandes. Le personnel mis en place est hallucinant. Commis, chefs, hôtesses, serveuses, grooms, chacun est à son poste. On nous concocte les plats à la minute, on nous rafraîchit les verres à la seconde. P-F renseigne le chef, au comptoir à Bagels, sur l’épaisseur de la tranche de saumon qu’il souhaite, pendant que je choisis, au comptoir d’à côté, quelle huître fera mon plaisir. Aucune envie n’est épargnée, tous les désirs sont comblés.
Plus loin, le bar du Loui est orchestré par l’équipe de professionnels de chez Diago. On nous présente des cocktails, dans un show de barmen, à base de Cuberdon et autres ingrédients peu communs.
Plus t**d dans la soirée, les hôtesses nous ouvrent les portes de la salle de réception, désignée pour l’occasion comme salle à desserts. Les adultes se transforment en vrais “enfants perdus”, les yeux sont écarquillés, les rires et les soupirs d’étonnement volent dans l’air. Sous les lustres, nous avons tous un sourire malicieux sur le visage, comme si nous étions chacun mêlé à la même désobéissance, au même péché. Mille petites bouchées sucrées, tartelettes, Misérables, mini choux à la crème, sont alignés et superposés sur des bars en glace. Les fraises, Loukoums et guimauves sont trempés généreusement dans des fontaines de chocolat. Un groupe de femmes en robes longues, se lèche les doigts dans un gloussement groupé. Un couple d'amis trépigne d'impatience devant le comptoir à pralines. Nul régime n’est respecté, nul fringale n’est limitée.
Le plaisir de P-F grandit d’avantage lorsque surgit devant lui deux hôtesses qui, à l’aide d’un ingénieux dispositif autour de la taille, lui préparent des Macarons-minute. “C’est trop bon pour être vrai” me confie t-il. La bouche pleine et le pied de verre gras, on rigole.
Une heure s’écoule, la sensation d’euphorie décroît en même temps que les sucreries diminuent . P-F et moi-même décidons de faire “les cent pas chinois” dans la cour intérieure, plus histoire de faire prendre l’air à notre foie qu’à notre bedaine.
Quand minuit sonne, nous nous retrouvons dans l’une des salles cachées de l'hôtel, le verre de Cognac dans une main et le cigare dans l’autre, en compagnie de quelques "survivants", pique-assiette, noctambules et épicuriens mondains en tout genre. Parce que oui, tout ça fait aussi partie du programme.

En conclusion, il nous aura été rare, en Belgique, d’assister à telle cérémonie d’inauguration et nous remercions le Wiltcher’s pour avoir émoustillé, le temps d’une soirée, nos âmes d’enfants mondains. Nous ne pensions plus cela possible.

Pour Macadam Golfboy:Peut-on imaginer plus snob que d’exporter le golf dans la rue? Ou, au contraire, cette idée peut êt...
02/08/2015

Pour Macadam Golfboy:
Peut-on imaginer plus snob que d’exporter le golf dans la rue? Ou, au contraire, cette idée peut être considérée comme allant à l’encontre des règles de l’étiquette établies? Considérant que depuis quelques années un grand nombre de clubs sont moins stricts sur les règles du code vestimentaire, on est en droit d’avoir les plus grandes craintes. Certes, le golf reste un sport, mais ne va t-on va vers une vulgarisation de son usage? Libre à vous de vous questionner, en attendant, L’Epicurien Mondain et quelque-uns de ses membres se sont prêtés au jeu du Golf Street dans les rues bruxelloises.
Jouer au golf entre les voitures, les immeubles et les piétons mais surtout pas sur la pelouse. Le ton est donné.
Le samedi après-midi, le quartier du WTC (place Solvay) est désert. L’espace est relativement plane mais il y’a des escaliers, des fontaines et des obstacles. Le décor est planté.
L’idée est simple: l’objectif est discuté (soit un trou est crée soit une cible est désignée) et la distance établie. La liberté de jeu est sans limite et aucun horaire n’est en vigueur.
Basé sur les mêmes règles que sur un parcours classique, les coups sont comptabilisés. En revanche, pas de Fairway, pas de limite de terrain. Rapidement, la ville entière devient notre terrain de jeu, notre espace de réflexion. La stratégie est sans limite non plus, certains revêtements de sol nous facilitent la progression, d’autres nous la compliquent, le rebond sur la poubelle nous propulse la b***e à un mètre du trou, les étincelles du fer 7 sur le macadam nous font grincer les dents. Les sensations sont nouvelles et bien réelles.
L’un des joueurs, un accoutumé de cette discipline, nous raconte qu’à Londres, il a l’habitude de laisser choisir le gagnant de la dernier cible. Il désigne lui-même le trou suivant. Court ou long, chacun ses désidératas.
Pour conclure, l’expérience est enrichissante, la technique épique et les rires partagés.

Pour Bespoke n’est pas l’art de parler:Le savoir-s’habiller est un art difficile. En parler, tout autant. Un vestiaire m...
26/07/2015

Pour Bespoke n’est pas l’art de parler:
Le savoir-s’habiller est un art difficile. En parler, tout autant.
Un vestiaire masculin ne peut être honorable sans quelques tissus “made in England”. Et puisque de nos jours il est aussi facile de se rendre à Londres qu’à Paris, plus aucune excuse ne sera valable. Une virée shopping en anglais fera prendre l’air à vos chaussures et à votre garde-robe.

- Planqué dans le quartier Old-Street, The Drake’s Factory rassemble tout sous le même toit. La notoriété de la marque n’est plus à faire. Depuis sa création en 1977 par Michael Drake, la marque à réussi à conserver la qualité de ses étoffes, sa diversité de motif et surtout ses ateliers. Du vrai made in England. Soulagement!
http://www.drakes.com

- Tout aussi cachée, Ede & Ravenscroft. Située dans l’un de nos quartiers favoris (entre Chancery et Temple), cette boutique de renom propose un éventail de services; du prêt-à-porter au sur mesure, mais aussi des tenues de cérémonies et uniformes de travail. L’un de nos articles masculins de prédilection le “double breasted waistcoat”, difficile à se procurer. Service aux petits soins pour un après-midi en toute élégance. Madame n’est pas en reste, la seconde partie de boutique lui est dédicacée.
http://www.edeandravenscroft.com

- Nous ne pouvions clôturer cette article sans vous parler de Henry Poole & Co. L’une des plus vieilles adresses de Londres.
La maison fondée en 1806, a connu plus de quatre générations de clients. Plus qu’une marque, Henry Poole & Co est aussi une histoire et une renommée mondiale.
La qualité à son prix. Monsieur Henry Poole pourrait en faire sa devise. Modeste bourse s’abstenir donc, mais à visiter tout de même.
https://henrypoole.com

Pour Crocodile-Dandy:A Saint-Jean-de-Luz, René Thion de La Chaume, secondé par l’architecte paysagiste Harry C**t, entre...
26/07/2015

Pour Crocodile-Dandy:
A Saint-Jean-de-Luz, René Thion de La Chaume, secondé par l’architecte paysagiste Harry C**t, entreprend en 1922 la construction de l’un des parcours de golf des plus mondains. Inauguré en 1928, il sera fréquenté par quelques illustres princes et vedettes de l’époque. René Lacoste, grand amateur de golf, fréquentera les lieux bien souvent.
Notre suggestion pour découvrir les lieux se fera le 8 août prochain à l’occasion de la fête du club. Les inscriptions sont ouvertes à toutes et à tous. Un cocktail se tiendra en soirée après la remise des prix.
Notons également que le Chantaco recevra le Lacoste Ladies Open du 24 au 27 septembre 2015.

Plus d’information sur le site officiel: http://www.chantaco.com/fr/13-presentation.php

Pour (S)mo(c)king: Par Emilien-Victor BarthélémyM’étant dernièrement couvert de ridicule à une soirée de mariage, l’arti...
05/10/2014

Pour (S)mo(c)king:
Par Emilien-Victor Barthélémy

M’étant dernièrement couvert de ridicule à une soirée de mariage, l’article de ce jour est un léger raffraîchisement de la mémoire sur le port du smoking.

Voilà peu, je me rendis à l’une de ces cérémonies qui “imposent” à ses participants une tenue distinguée. Profitant de l’occasion, je pris plaisir à resortir de sa housse mon fameux smoking D.

Les soirées bruxelloises étant ce qu’elles sont, autant que les dresings masculins et les services de contrôle à l’entrée; certains invités, comme de bien entendu, auront compris dans les termes “tenue distinguée”, les mots “ton plus beau jean”. Qu’à cela ne tienne! Dans ma quête perpetuelle de la perfection et mon ennui mortel lors de ce genre de soirée, donner une leçon improvisée de style à quelques bobos, hippies et loqueteux, me fera passer temps.

Chose faite (j’écourte pour vous éviter (la réitération affadit) de devoir lire mes cafardages aux sujets du manque d’imagination des zaks, de la pauvreté du service, etc...), je sautai dans le premier taxi pour me rendre d’une traite à la soirée de mariage d’un ami appartenant à la petite noblesse belge. Qui dit noblesse, dit être forcément confronté à d’autres individus connaissant les codes vestimentaires auxquels ne pas déroger. Sans vive surprise donc, je me retrouvai comme un cheveu dans la soupe entre “queue-de-pie” et complets, gommeux et rupins, diatribes et appréciations.

Même si le snob n’est jamais “overdressed” et ne perd jamais la face, il est important de se rappeler quelques points cruciaux:

-“tenue de soirée” sur un carton d’invitation n’indique en rien le port du smoking
- le smoking n’est pas une tenue de soirée
- les cartons d’invitation pour cet habit portent la mention “smoking” ou “cravate noire”
- ladite “cravate noire” est un noeud papillon
- le smoking se porte avec une chemise souple
- évitez l’excès en choisissant une chemise à motif
- le smoking se porte avec des souliers vernis de la couleur du smoking
- le smoking ne se porte en aucun cas avec une ceinture de pantalon

En bref, il est de plus en plus difficile de trouver une “bonne” occasion pour faire prendre l’air à son smoking. Et je pense que la prochaine circonstance qui viendra à propos, sera la réalisation de mes photos d’identité. Cela demande moins d’explications!

Pour le Saint Sein:commençons le mois de mars par une bonne action au féminin. Saint-Sein nous convie avec grand Bonheur...
26/02/2014

Pour le Saint Sein:

commençons le mois de mars par une bonne action au féminin.
Saint-Sein nous convie avec grand Bonheur à son premier Walking Dinner le mardi 11 mars 2014.
Grande soirée de clôture de la campagne de prévention
« Mes Seins sont mes bijoux les plus Précieux ».
Campagne qui a été largement relayée dans la presse et les différents médias en octobre.

Soyez rapides, les places sont limitées!

Plus d'info:

http://saintsein.com/2014/01/saint-sein-walking-dinner-party/

Pour prendre sa malle en patience:Par Laura Drion du ChapoisLe travail de malletier est revenu depuis le début des année...
17/11/2013

Pour prendre sa malle en patience:
Par Laura Drion du Chapois

Le travail de malletier est revenu depuis le début des années 2000, notamment à Bruxelles.

A Bordeaux, un atelier va fêter ses 13 ans d’existence, l’Atelier de Ephtée.
Depuis 2001, Franck Tressens aura créé plus d’une centaine de malles de toutes tailles.
Aujourd’hui de prestigieuses marques font appel à ses services (Roll Royces, DeGand, The Royal Treatment, etc). Adaptation sur mesure aux besoins des clients.
Une très belle adresse à découvrir.

L'Atelier EPHTÉE de Bordeaux
Adresse: 11, rue Aristide Briand 33150 CENON
Contact: [email protected]
Info: http://www.ephtee.com/1.aspx

Pour chef-d’oeuvre comme politesse:Messieurs, re-parlons chemise. A l’heure où Bruxelles l’iconoclaste ferme ses plus pr...
17/11/2013

Pour chef-d’oeuvre comme politesse:

Messieurs, re-parlons chemise.

A l’heure où Bruxelles l’iconoclaste ferme ses plus prestigieuses enseignes du sur-mesure (non je ne pardonnerai jamais la disparition de la Maison JLR) au profit de sa jeunesse (im)pitoyable qui arbore fièrement le look SDF plus connu sous le nom pimpant de “swag” ou à ses quinquagénaires qui fréquentent les mêmes boutiques bon marché que leurs ados, le sujet de la chemise nous semble capital!
On vous aura auparavant déjà cité quelques bonnes adresses de chemise du prêt-à-porter. Cet article, quant à lui, rendra grâce à l’ acolyte du prêt à porter: le sur-mesure.

L’homme moderne se doit d’avoir dans sa garde-robe quelques chemises bien coupées et bien dessinées. Etant donné les manques de Bruxelles, on vous emmène une fois de plus à Paris, cela reste le plus simple.

Qui parle de chemise sur-mesure et de Paris, parle forcément de La Maison Charvet. Si vous faites partie de ce groupe de bruxellois totalement novices en la matière, sachez que cette maison a été fondée en 1838 et que c’est le premier “chemisier”. En chiffres cela donne 2000 nouveautés en matière de chemises, 4000 cravates et plus de 6000 tissus, et ce par saison!

A chacune de nos visites, nous sommes conquis par le service haut de gamme que la Maison propose et restons simplement sans-voix devant son “mur des blancs”.
Comptez au minimum 4 heures lors de votre première visite.

Adresse à ajouter dans votre carnet d’adresse, merci.

La Maison Charvet
Adresse: 28, place Vendôme
Contact: +33142603070
Info: http://www.charvet.com/

Pour pilosité faciale masculine:par Laura Drion du ChapoisNovembre oblige. Idée cadeau bien placé. Et vous savez ô combi...
17/11/2013

Pour pilosité faciale masculine:
par Laura Drion du Chapois

Novembre oblige. Idée cadeau bien placé. Et vous savez ô combien nous raffolons de manuel!

Retour aux origines de ce qui fait notre quotidien. Curiosité autour de cet attribut viril par excellence. Si aujourd’hui c’est un phénomène de mode et de coquetterie masculine, sachez que ça n’a pas toujours été le cas.

Bonne lecture.

Le petit manuel de la moustache et de la barbe
écrit par Delphine Dupuis
Aux editions Les Vieux Tiroirs

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Paris

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