P'tit Baz'art

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27/03/2016

VIVRE MALGRE LA MORT





Des terroristes sèment la mort avec une évidente délectation pour leurs agissements criminels. Ils croient, ce faisant, servir une cause. La leur. Une cause incompréhensible pour un cerveau « normalement » constitué. Donner volontairement la mort à quelqu’un est la transgression la plus radicale de notre liberté d’êtres humains. La plus déroutante aussi, au regard de notre capacité de raisonner et d’éprouver des sentiments pour autrui.

Le meurtre est aussi vieux que l’existence de l’humanité.

Il n’a rien d’inhumain, en soi. Il fait partie de nos possibles « passages à l’acte ». Nous en sommes toutes et tous, capables, selon les circonstances dans lesquelles nous pouvons nous trouver.

C’est probablement le désir pour l’autre, un désir à priori très louable, qui est le facteur déclenchant le plus commun de la pulsion de mort.

Nous ne sommes, généralement, pas très au clair, sur ce désir.

La plupart du temps, nous désirons l’autre pour nous l’approprier. Je t’aime, je te désire, je te veux ! Expressions courantes pour dire notre soif de posséder les autres, d’en faire notre propriété, si possible, exclusive. Je ne me sens bien avec moi-même que lorsque l’autre est devenu ma « chose ». Mon bien. Mon objet.

Et pour peu qu’il résiste à mes souhaits, à mes vues sur lui, à mes injonctions et manipulations, je sens monter en moi une colère qui peut aller jusqu’à la haine et à la tentation extrême de donner la mort.

Plus de la moitié des crimes commis sur des proches sont des crimes qui ont ce genre « d’amour » exacerbé pour origine.

Jésus de Nazareth aurait du être tel que les uns et les autres et de façon totalement contradictoire, voulaient qu’il soit, pour eux ! Chacun voulait « son » messie, « son » prophète, « son » ami, « son » allié. Et personne n’y trouvant son compte personnel, l’unité s’est faite autour du projet commun de le tuer.

Le tuer, lui qui n’avait d’autre ambition que de révéler aux siens une autre manière d’aimer la vie et d’aimer les autres. Le paradoxe absolu !

Aimer l’autre pour ce qu’il/elle est et non pour ce que nous aimerions qu’il/elle soit.

Aimer l’autre pour lui donner l’envie et la force de se réaliser pleinement lui/elle-même.

Aimer la vie pour ce qu’elle est et non pour ce que nous en attendons. L’aimer avec toute sa beauté mais aussi avec ses inévitables chaos. L’aimer encore pour y investir ses propres forces et ses espérances pour lui permettre de devenir plus généreuse avec le plus grand nombre.

L’aimer et aimer les autres pour ne pas laisser à la mort tout le champ libre qu’elle prétend occuper. Cultiver « l’amour/ don de soi » pour narguer la mort et lui ôter son caractère d’épouvante, sa suprématie revendiquée sur la vie.

Si Pâques, outre le fait de sa concordance de date avec la renaissance de la nature, doit avoir un sens spécifique, que ce soit celui de l’amour vu à travers le prisme de la compassion de l’homme de Nazareth pour toute vie. Une compassion tournée vers l’autre, tout autre, tout l’autre. C’est parce qu’il n’attend rien en retour de ce qu’il donne, qu’il est profondément en paix avec lui-même, heureux de vivre et de partager, disposé à faire les frais de l’inintelligence d’autrui et à s’investir néanmoins dans le triomphe du vivant.



Bernard Rodenstein

25/03/2016

Faire une croix sur les impasses





Celles et ceux qui ont fait la croix sur l’homme de Nazareth, en le clouant sur le bois d’infamie, pensaient très certainement mettre hors d’état de nuire un être humain qui leur était devenu particulièrement insupportable. Les uns voulaient faire de lui leur chef de guerre contre les occupants romains, les autres le voyaient comme un guérisseur prêt à tous les tours de passe-passe, d’autres encore comme un illuminé qui marchait à côté de ses sandales. Il y en a eu pour tout le monde. Mais personne n’a réussi à l’avoir tel que chacun se le souhaitait.

Ils sont « tombés » sur un homme « libre ». Un homme qui savait exactement ce qu’il voulait et qui ne s’est pas laissé détourner de ses objectifs bien à lui.

Ce qu’il a voulu ?

Secouer tous les cocotiers qui empêchaient d’y voir clair dans la complexité des situations politiques, dans l’ambiguïté naturelle de chaque individu et dans les jeux troubles et cyniques des pouvoirs en place.

Il fallait un sacré courage pour entrer dans ces arènes. Il l’a eu. Mal lui en a pris.

Mais avec le recul de l’histoire il est aisé de se rendre compte que l’échec sanglant qu’il a subi s’est transformé en victoire inattendue au fil du temps.

Il a dérangé les plans et les combines de tous. Tout le monde en a pris pour son grade. Les religieux, les politiques mais aussi les trouillards planqués au sein du troupeau muet et docile.

A ses yeux, tout allait mal parce que personne n’était vraiment dans la VIE. Une pièce tragique se jouait avec l’assentiment de tous. La tragédie du mensonge permanent, de l’hypocrisie triomphante, de l’avarice dévorante, du fort écrasant le faible, des alliances de circonstances, de la violence des institutions, de la peur inculquée et des promesses fallacieuses.

En bref, une situation humaine, « trop humaine » dirait Nietzsche, comme celles que nous connaissons aujourd’hui encore.

Livrés à leurs penchants naturels, les hommes se révèlent capables du pire. Et n’hésitent pas à se vautrer dans leurs travers.

Un homme, issu du peuple et un peu plus lucide que les autres, est horrifié par cette impasse. Il appelle à un sursaut, à un ressaisissement de tous et il est déclaré pestiféré et exécuté sans autre forme de procès. Les crétins triomphent et repartent vaquer à leurs sales affaires.

Mais la vérité de l’amour fraternel qui a été semée dans les cœurs de quelques uns fait son chemin en silence.

Sans cesse elle revient chatouiller des mémoires et des esprits endormis et pollués par les banalités ordinaires du non-sens, de l’égoïsme, du rapport de forces, de la « normalité », des violences qui doivent répondre à d’autres violences, des dominateurs innés et des moutons irresponsables et incapables…

C’est sur ces pseudo vérités qui n’en sont pas, même si elles sont répétées à satiété par le plus grand nombre, qu’il nous faut mettre des croix.

A force d’expérimenter toujours à nouveau les mêmes impasses, les mêmes culs de sac qui conduisent invariablement aux mêmes tragédies, nous devrions oser, chaque jour que la vie nous donne, nous risquer sur une voie éternellement neuve, quoiqu’ancestrale, celle de la fraternité à toute épreuve. Aimer, se savoir aimé ! C’est non seulement possible mais cela change la vie du tout au tout. Modestement, certes. Les foules ne s’embrasent pas pour ce genre d’utopie. Mais le sel n’a pas besoin de remplir la marmite. Quelques grains suffisent pour donner du bon goût.

Il serait dangereux que quelques uns qui y croient se prennent pour des saints, des purs, des modèles ! Croire en l’amour et en ses vertus bienfaisantes pour tout l’être, ne donne pas le droit de se hisser du col et de se sentir au dessus du lot. Nous sommes et restons des humains avec la tête dans le ciel, certes, mais avec les deux pieds dans l’humus, pour ne pas être plus vulgaire.

Les failles, les défaillances, les petitesses, les chutes et les rechutes font intrinsèquement partie de nous tous. C’est notre essence.

Mais les conflits, les trahisons, les déboires, peuvent être abordés autrement que par des violences qui répondent à des violences. Le cœur et l’intelligence peuvent être requis pour la recherche d’issues plus positives.

C’est, me semble-t-il, l’enseignement que laissera à tout jamais, l’histoire d’une croix qui a été faite là où elle n’aurait jamais du être tracée. Mais qui, grâce à la facétie de l’amour qu’elle voulait éradiquer, est devenue source d’une incitation toujours réactivée dans le for intérieur des humains, pour les persuader de délaisser les impasses et de choisir la voie qui permet de VIVRE.



Bernard Rodenstein

Vendredi saint 2016.

20/03/2016

Simples histoires d’ânes





Lors d’un voyage en Sicile, nous avons été émus par l’apparition dans le paysage, une fin d’après midi fortement ensoleillée, d’un âne qui trottinait tranquillement sur un chemin caillouteux et qui portait sur son dos, son propriétaire, un vieux paysan endormi, épuisé par sa journée aux champs et par la chaleur accablante. Image forte et indélébile de cet animal qui connaissait instinctivement son chemin et qui ramenait son maître, en toute quiétude, à sa maison.

Notre lieu de vie de la CLAUSMATT, une des structures d’accueil et d’accompagnement d’ESPOIR, dispose de trois ânes qui y paissent librement. Certains les craignent. D’autres leur parlent et les caressent avec bonheur. Ce ne sont pas les ânes qui posent problème. Ils n’aiment pas ceux et celles qui en ont peur. Les aborder avec gentillesse et confiance et le tour est joué.

Le célèbre dogmaticien bâlois, Karl Barth, lors de l’un de ses derniers grands anniversaires, avait reçu la visite de très nombreux journalistes du monde entier. Ce penseur exceptionnel faisait l’admiration de tout ce que la planète comptait de savants, d’intellectuels et de théologiens. L’un des intervieweurs lui a demandé à quel personnage biblique il aimerait pouvoir s’identifier le plus. Il a répondu : à l’âne !

L’âne qui a porté Jésus de Nazareth lors de son entrée à Jérusalem !

Oui, c’est aujourd’hui, pour les chrétiens, le dimanche des rameaux, que notre aînée, Katia, encore toute petite, confondait avec le dimanche des chameaux !

L’âne, mais on aurait aussi pu imaginer un chameau, tient une place centrale dans le récit des évangélistes.

Ce fut le choix de l’homme de Nazareth que la foule allait encenser comme son roi. Une foule qui voyait en lui le chef incontestable de la révolte violente, ardemment souhaitée, contre les occupants romains et contre les collabos juifs qui avaient pactisé avec les ennemis.

« Vous me voulez pour votre roi ? Votre guide ? » Soit. « J’accepte » ! Mais gare ! « Je ne le serai pas à la manière dont vous en rêvez ».

Comme tout chef de guerre il aurait monté un fier destrier. Il aurait armé sa troupe. Accepté d’être porté en triomphe et excité la haine du peuple.

Au lieu de ce choix stupide qui aurait conduit à un énième bain de sang, il a initié un tout autre processus pour tendre vers le même but : la libération de ce qui maintenait les humbles gens d’Israël sous le joug.

De quoi considérait-il que ces êtres, pour lesquels il était rempli d’amour et de compassion, étaient les esclaves et les prisonniers ? De l’empereur à Rome ? De ses sbires en Palestine ? Des traîtres à la cause d’Israël, en leur sein ? De tous, oui, certes.

Mais avant tout, d’eux-mêmes ! De leurs peurs ! De leur refus de prendre en main leur destin et de leur accoutumance à se laisser conduire par d’autres. Ils ne vivaient plus. Ils se comportaient comme des objets soumis aux volontés de puissance et de domination des plus déshumanisés d’entre eux.

Porté dans le monde par l’animal le plus humble et le plus mal compris par les humains, Jésus veut bien les aider à devenir libres et à reconquérir leurs droits, mais pas au moyen des violences de la colère et du ras-le-bol, opposées à d’autres violences plus institutionnelles.

Chaque femme, chaque homme, doit, dans son existence, se poser la question de la manière dont il ou elle entend vivre sa dignité. En s’effaçant devant les pouvoirs et les autorités ou en s’appuyant sur ses forces d’aimer pour les mettre en œuvre en tous lieux et en toutes circonstances ? Devenir et être soi, conscient des richesses de la compassion et de l’amour fraternel, sans frontière, est la clef de toutes les libérations humaines.

Parce que l’homme Jésus a délivré ce message au monde, Karl Barth se serait volontiers vu à la place de l’âne qui l’a porté le jour où les faux espoirs se sont effondrés et où il a servi en toute clarté le vin de notre éternelle vérité : sans amour mutuel entre tous, rien ne fera jamais notre bonheur.



Bernard Rodenstein

13/03/2016

Est-ce que je sais ce que je veux ? Puis-je seulement le savoir ?



Il est bien plus aisé de nommer ce que je ne veux pas. Je connais mes dégoûts, mes refus, mes rejets.

Formuler clairement ce que je veux ou voudrais, est beaucoup plus difficile. A peine une proposition affleure dans ma pensée, je l’arrête et j’hésite. En ais-je vraiment envie ?

Beaucoup, aujourd’hui, disent savoir pour qui ils ne voteront sûrement pas l’an prochain, pour les présidentielles.

A droite, la route de Nicolas Sarkozy semble déjà fortement barrée. A gauche, les regrets concernant François Hollande se multiplient.

De là à dire POUR qui, les uns et les autres ont fait leur choix, il y a un monde.

POUR quelle politique serais-je disposé à m’engager ?

Le collectivisme à la soviétique, à la chinoise ou à la cubaine, non merci !

L’ultra- libéralisme ou le turbo-capitalisme avec ses centaines de millions de chômeurs, pas davantage !

Je sais clairement ce dont je ne veux pas.

Alors, quoi ?

Quel est le système qui règlerait enfin les problèmes de tout le monde ? Qui est la femme ou l’homme qui, en France, en 2017, va pouvoir incarner un nouvel avenir pour les jeunes, garantir des créations d’emplois par centaines de milliers, assurer la sauvegarde d’un très haut niveau de protection sociale, la baisse des impôts, la solidarité forte dont ont besoin les plus défavorisés, la liberté des entreprises qui doivent pouvoir prendre des risques et ne pas crouler sous les charges et les contraintes sociales ?

Chaque être et chaque groupe a ses attentes spécifiques. Ses exigences propres. Leurs contradictions sautent aux yeux. Ce qui est utile à l’un est néfaste pour l’autre.

Comment pourrait-il en aller autrement ?

Ce qui est défaillant, c’est l’idée d’un projet global pour l’ensemble de l’humanité !

Chacune et chacun voit midi à sa porte. Dans le drame de l’exil forcé de millions de migrants nous vérifions tragiquement le triomphe des égoïsmes nationaux qui sont à l’œuvre, alors que le monde est devenu un grand village où tout le monde a besoin de tout le monde.

Aucune politique nationale, concoctée par des gens de droite, de gauche, du centre ou de nulle part, ne peut tenir la route si elle fait l’impasse sur ce qui est juste et bon pour l’ensemble des humains qui peuplent la terre entière.

Poursuivre, d’une manière ou d’une autre, l’exploitation éhontée des richesses des autres, pour nous faire bénéficier de prix d’achat avantageux des produits que nous consommons, contribue à entretenir les injustices et les haines qui conduisent aux violences et aux guerres. Or, nous ne voulons pas voir plus loin que le bout de notre nez, dès lors qu’il s’agit de l’essence pour nos moteurs, des denrées alimentaires pour garnir nos assiettes, des pays étrangers où nous envisageons de passer nos vacances, de la marque de nos voitures, du lieu de fabrication de nos vêtements.

Dans tous ces domaines qui conditionnent le fonctionnement économique et social du monde, nos incohérences personnelles sont totales.

Et nous voudrions que X, Y ou Z nous apportent, en 2017 ou en 2022, ou en 2050, les recettes miraculeuses pour une vie heureuse, paisible, sécurisée, aisée, confortable, la plus agréable possible !

Ils ne vont vraiment pas bien, les gens, sans foi ni loi, dans leur tête, dans ce monde !

Bernard Rodenstein

06/03/2016

Penser le monde de demain avec des idées de hier ??





Comme tout être humain, à la compréhension forcément limitée, je ne suis pas à une contradiction près !

Il y a deux jours, devant deux cents salariés et bénévoles de notre belle association, ESPOIR, j’ai fait un vibrant plaidoyer pour tout ce qui ne doit pas changer dans notre entreprise conçue pour servir, de différentes manières, les personnes en souffrance qui frappent à nos portes.

Certains fondamentaux doivent perdurer, malgré tous les changements qui s’imposent. Ces postulats sont énoncés dans une Charte rédigée en 1979 et concernent les impératifs humains requis pour accueillir et pour accompagner des « frères et des sœurs en humanité » : rien ni personne ne doit nous détourner de poser sur tout autre le regard de la fraternité, de la compassion et du respect de sa dignité intangible.

Aujourd’hui je suis plus qu’agacé par les pétitionnaires qui s’opposent frontalement à la modification du code du travail, en France, et qui s’apprêtent, une fois de plus, à descendre dans la rue, pour hurler leur désaccord. Il est consternant de voir l’orchestration faite autour de la personne de la ministre du travail, Myriam El Khomeri, et contre le projet de réforme qu’elle porte pour le compte du gouvernement. On est plus proche de l’hystérie collective que de la réflexion responsable. Christiane Taubira étant partie, c’est une autre « brebis émissaire » qui sert d’exutoire à des haines cuites et recuites contre tout et contre n’importe quoi ! La plupart des râleurs ne savent rien de cette réforme envisagée. Ils sont vent debout contre un texte qu’ils n’ont pas lu et contre un changement qu’ils ne peuvent imaginer que sous l’angle du pire. Par principe. Aussi parce que des groupes de pression sont à la manœuvre avec des arrières pensées à peine électoralistes.

Pour exercer bénévolement les fonctions de chef d’entreprise avec 80 personnes salariées, je suis plutôt ravi de constater qu’un gouvernement ose, enfin, faire bouger certaines dispositions du code du travail qui ne donnent franchement pas envie d’embaucher et encore moins de se battre pour le maintien de certains postes de salariés. Je ne tire aucun bénéfice de mon activité mais je suis souvent révolté par des comportements inqualifiables de personnes qui se savent « protégées » et qui « profitent » d’un salaire qu’ils ne gagnent pas vraiment avec le travail qu’ils fournissent. C’est une réalité que connaissent tous les employeurs et qui en décourage plus d’un. Mais le dire ou l’écrire comme je le fais, c’est s’exposer à la lapidation. Encore un sale patron réactionnaire !

J’assume.

Et je soutiens l’idée qu’il faut revoir ce foutu code du travail dans un sens plus réaliste, loin de certaines idéologies propres à des époques qui n’existent plus.

Le véritable combat que nous avons à mener n’est pas celui, ultra classique et caricatural, du salarié contre le patron ou du patron contre le salarié, c’est celui de tous les citoyens rassemblés pour la défense de tout être humain contre les dérives tragiques de la marchandisation de l’être humain. Ou de sa chosification.

Dans ce combat, l’ennemi n’est pas un monstre froid inatteignable, celui par exemple du turbo-capitalisme, l’ennemi est tapi en chacun d’entre nous lorsque nous sommes sensibles à des sirènes qui nous déshumanisent.

L’ennemi c’est notre soif du toujours plus. L’ennemi c’est aussi notre naïveté de croire que posséder nous rend plus heureux. Que prendre du pouvoir sur les autres c’est réussir sa vie. Que les autres sont des ennemis à vaincre et que pour connaître le bonheur il faut s’en protéger, voire les éliminer.

En tant qu’êtres humains, nous avons intérêt à identifier les fondamentaux de notre humanité pour ne jamais en dévier. Ce qui fait de nous des humains, c’est avant tout notre capacité à vivre ensemble de la manière la plus harmonieuse possible. Si nous y parvenons, plus aucun changement devenu indispensable dans nos organisations de la vie en société ne nous fera peur. La vie n’est pas statique. Elle est mouvement. Et le mouvement entraîne le changement. Sans jamais altérer le fond : notre incontournable interdépendance. Heureuse si nous y consentons. Chaotique et violente si nous nous cherchons à nous y dérober.

Bernard Rodenstein

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