28/12/2025
🇨🇲 Sur les traces d’André-Marie Mbida, pionnier de l’État camerounais
Une histoire à découvrir, un héritage à visiter.
Il est des noms qui ne devraient jamais se perdre dans les livres poussiéreux de l’histoire.
André-Marie Mbida est de ceux-là.
🎄 Né le 25 décembre 1914 à Endinding, au cœur du Nyong-et-Sanaga, Mbida grandit dans une famille de chefs traditionnels résistants à la domination coloniale. Très tôt, son destin se lie à celui du Cameroun. Ici, chaque colline, chaque village, chaque école qu’il traverse devient une page de l’histoire nationale.
📍 De l’école d’Éfok au séminaire d’Akono, puis à Mvolyé à Yaoundé, le jeune Mbida se forge une solide culture intellectuelle et spirituelle. Il y côtoie d’autres futurs grands leaders africains. Ces lieux existent encore aujourd’hui : ils sont des étapes incontournables pour qui veut comprendre la naissance du Cameroun moderne.
👨🏾🏫 Professeur, juriste, agent du Trésor, homme d’affaires prospère… Mbida aurait pu mener une vie confortable. Mais il choisit le combat politique, aux côtés des paysans, des travailleurs et des laissés-pour-compte.
🏛️ En 1956, il entre dans l’histoire :
➡️ Premier Camerounais natif élu député à l’Assemblée nationale française.
➡️ En 1957, il devient le tout premier Premier ministre du Cameroun autonome, et de fait le premier chef de l’État camerounais.
📍 Yaoundé, alors capitale administrative, est le théâtre de ses plus grands actes.
Devant la cathédrale, il hisse pour la première fois le drapeau camerounais, explique la devise, fait résonner l’hymne. Ces lieux sont aujourd’hui de véritables sites de mémoire nationale.
🔥 Mbida n’était pas un homme docile.
Il osa faire retirer des cafés coloniaux les pancartes humiliantes :
❌ « Interdit aux chiens et aux Noirs »
➡️ Il expulsa sans hésiter les colons racistes.
➡️ Il mit fin à la ségrégation dans les quartiers européens.
🙏 Ancien séminariste, il affronta aussi le clergé colonial, exigeant la camerounisation de l’Église.
Ces combats lui valurent l’amour du peuple… et la haine des puissants.
🕊️ Visionnaire, Mbida refusa une « indépendance de façade ».
Il déclara sans détour :
« Soit c’est l’indépendance, soit ça ne l’est pas. »
Il voulait former des médecins, des ingénieurs, des enseignants, avant toute rupture définitive. Une vision audacieuse, encore d’actualité aujourd’hui.
⚖️ Ce courage lui coûta cher.
Renversé en 1958, remplacé par Ahidjo, exilé, puis premier prisonnier politique du Cameroun indépendant, Mbida connut la prison, la maladie, l’isolement. Il termina sa vie presque aveugle, loin du pouvoir, mais fidèle à ses principes.
🕯️ Il meurt en 1980 à Paris, sans avoir renoncé à ses idéaux :
👉 refus du parti unique
👉 défense des libertés
👉 dignité nationale
✨ Pourquoi cette histoire est aussi touristique ?
Parce que le Cameroun, ce n’est pas seulement des paysages, c’est aussi :
📍 Endinding – village natal
📍 Akono et Mvolyé – berceaux intellectuels
📍 Yaoundé – cathédrale, quartiers historiques, anciens lieux du pouvoir
📍 Abong-Mbang – naissance du Parti des Démocrates Camerounais
👉 Visiter ces lieux, c’est marcher dans les pas de la naissance du Cameroun.
📣 Redonnons vie à notre mémoire. Racontons notre histoire. Visitons-la.
🤝 des accompagnateurs de voyage
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