La Place des Martyrs

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Le silence n'est qu'une pose pour mieux faire

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Historique d’une place publique

La place des martyrs au Bénin
Joël B. MITCHAI


Le dimanche 16 janvier 1977 à Cotonou, une troupe de mercenaires de plusieurs nationalités, dirigée par Gilbert BOURGEAUD alias Bob DENARD débarque, pour une agression militaire du Bénin alors dirigé par feu Mathieu KEREKOU. Mais suite à une défaite cuisante, les mercenaires ont dû battre en retraite, laissant sur le champ de bataille le cadavre de leur commandant Bob Denard, ainsi que plusieurs de leurs compagnons d’armes qui ont été faits prisonniers.
L’érection du monument des martyrs appelé place des martyrs s’est faite pour honorer la mémoire de ces braves soldats et vaillants citoyens tombés l’arme à la main sur le champ de bataille. Ils n’ont pas ménagé leurs vies en se sacrifiant pour que le pays de leurs ancêtres ne tombe dans des mains indésirables. Ils ont ainsi « ont scellé de leur sang le pacte de la suprême fidélité ». Le monument des martyrs est le symbole qui rappelle ce sacrifice qu’ils ont dû consentir au prix de leurs vies. C’est également l’icône qui enseigne l’honneur, le courage, l’amour de la patrie, le sacrifice, le nationalisme, la fidélité, l’abnégation, le devoir de défendre sa patrie, etc.

Les motifs et conséquences de l’agression
Ne partageant l’option du régime marxiste-léniniste basé sur le centralisme démocratique, la ligne de Marx et la dictature du prolétariat du gouvernement Mathieu KEREKOU, un groupe de béninois exilés, mécontents ayant à sa tête, entre autres, Emile Derlin ZINSOU ancien Président de la République, recrute Bob DENARD mercenaire français. Ce dernier est l’auteur de bon nombre d’agressions similaires dans certains pays tels que les Iles Comores. Ce groupe aurait été appuyé par le roi du Maroc, le Président de la République du Togo de l’époque et son homologue du Gabon.
L’échec des mercenaires au Bénin a redonné au peuple béninois une confiance totale en son patriotisme et sans oublier le sentiment de fierté nationale qui rattache les citoyennes et les citoyens béninois aux racines et aux valeurs combattantes de leurs ancêtres comme le roi BEHANZIN, le roi BIO- GUERA, l’ancêtre KABA, etc.
De toutes les façons, le peuple béninois avait l’impression d’avoir repoussé, une fois encore, le colonisateur français. Tout ceci a pour conséquences le foisonnement des chansons et des slogans révolutionnaires, nationalistes et patriotiques et anti-impérialistes. On enregistrait aussi des scènes de liesse populaire, au cours des manifestations officielles où le Président Mathieu KEREKOU, « le Grand Camarade de lutte », était vu comme un Héros incarnant l’unité nationale et le bouclier contre la reconquête coloniale.
C’est dans ce contexte que s’observe la radicalisation du mouvement révolutionnaire marxiste-léniniste qui condamnait à mort les supposés initiateurs de l’agression du 16 janvier 1977.
Sur la liste noire des condamnés à mort, figure en première position le nom de l’ancien Président de la République Emile Derlin ZINSOU; qui fut condamné à mort trois fois la même année. Il y a également l’avocat Bertin BORNA BABILIBA, le fils de Tanguiéta, qui s’est opposé jusqu’au bout à Mathieu KEREKOU.
Pour finir, il faut noter que c’est la victoire de Mathieu KEREKOU sur les mercenaires le 16 janvier 1977, qui lui a valu ses étoiles de Général.


Encadré
Bref récit de l’agression
Une fois descendus, les passagers se seraient répartis en deux groupes stratégiques. Ils progressent vers le palais de la Marina où le Président de la République Mathieu KEREKOU et la garde républicaine soutenue par les soldats de l’armée nord-coréenne venus à Cotonou dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays. Cette conjugaison de forces a opposé une riposte efficace aux agresseurs conduits par Bob DENARD. Des tirs fusaient de partout et se sont étendus sur des heures. Malgré le fait que l’armée béninoise était matériellement faible, les mercenaires ont échoué. Car leur plan n’avait pas abouti. Des pertes en vies humaines ont été enregistrées dans les deux camps. Mais la plus grande défaite pour eux a été la perte de leur commandant, qui conduisait les opérations : le Français Gilbert BOURGEAUD alias Bob DENARD était tombé sous les balles de l’armée béninoise.

La Place des Martyrs
12/07/2016

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